Colère des travailleurs à la SNCB

L’annonce des 2,1 milliards d’économies structurelles à la SNCB durant la législature avait provoqué une grève spontanée des cheminots de La Louvière le vendredi 17 octobre. C’est très certainement pour tenter de désamorcer le mouvement que les ministres MR du budget Hervé Jamar et de la mobilité Jacqueline Galand ont prétendu le week end suivant que les économies n’étaient que de 633 millions, omettant sciemment certaines économies supplémentaires à l’amputation de la dotation de l’État. Les cheminots ont quand même arrêté le travail à Charleroi le lundi 20 octobre et à Liège le mardi 21. Les grévistes ont eu bien raison de ne pas attendre de mot d’ordre syndical même si une centaine d’entre eux ont été sanctionnés par une retenue de 12,50 euros sur leurs primes et par une réprimande sévère. C’est un cinquième de la totalité des économies annoncées à hauteur de 11 milliards sur la législature que le gouvernement veut faire peser sur les cheminots et les navettteurs. Le personnel, déjà en sous-effectif, continue de diminuer car les 2000 engagements compensent à peine plus de la moitié des 3500 départs annuels, au point que les salariés sont amenés à exécuter des doubles journées. Le matériel roulant est insuffisant et mal entretenu, provoquant pannes, retards et cohues. La direction de la SNCB planche depuis des mois sur un plan de généralisation du recrutement de contractuels qui ne bénéficient pas de la sécurité d’emploi des statutaires. Les raisons de se mettre en colère s’accumulent; les actions  syndicales prévues en novembre et décembre doivent être l’occasion de se mobiliser plus largement et de prendre confiance en notre force collective pour faire échec au gouvernement.

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