Empêcher les patrons de nous renvoyer au XIXe siècle

Les coursiers à vélo qui travaillent à travers l’Europe pour les entreprises de livraison de plats cuisinés comme Deliveroo ou Uber (Eats) en ont marre de leurs conditions de travail. Les mobilisations ont commencé début 2018 en Belgique alors que des dizaines d’actions dont des grèves avaient déjà eu lieu en 2017 dans d’autres pays européens.
Malgré leurs différences de statut en fonction des pays, tantôt indépendants comme en Belgique, tantôt employés comme aux Pays-Bas, les coursiers à vélo s’organisent progressivement au niveau européen avec l’aide de syndicats et rêvent d’une mobilisation comme chez Ryanair.
D’abord, les livreurs à vélo exigent un salaire horaire et la fin du paiement à la course. Ensuite, ils exigent la garantie de l’emploi et la fin de la précarité totale : je te prends, je te jette. Enfin, ils exigent une véritable sécurité sociale et la fin d’un système d’assurance où l’accident de travail incapacitant mène à la misère noire.
Il n’y a rien à attendre des politiciens et des États européens qui sont tous au service des patrons. Ils leur taillent des législations sur mesure pour leur permettre de surexploiter toujours plus de travailleurs. En Belgique, la « loi de relance économique et de cohésion sociale » permet à Deliveroo et Uber (Eats) de bénéficier d’une défiscalisation à hauteur de 500 euros par mois et de recruter 2500 coursiers sans payer aucune charge patronale.
Les travailleurs des entreprises de livraison à vélo ne doivent compter que sur leur mobilisation et leur capacité à faire peur aux patrons et dirigeants européens. Après Ryanair, Deliveroo, Uber (Eats)… à qui le tour ?

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