Archives pour la catégorie En Bref

À chacun ses valeurs…

Le patron de la FEB a récemment déclaré qu’investir dans le public pour engager ou pour relever les salaires ne produisait pas de « valeur ajoutée ». Quand on pense à l’état catastrophique des hôpitaux, aux conditions de travail dans la santé et aux 18 000 morts causés par la pandémie, ces paroles sont celles de criminels ! Aux yeux de ces messieurs, les seules choses qui ont de la valeur sont celles qui font gonfler leur portefeuille.

Médaille d’or pour la Belgique

Loin devant l’Italie, l’Espagne, le Royaume-Uni et même les États-Unis, la Belgique détient le record du nombre de décès dus au Covid par rapport à sa population. Cette triste victoire, elle ne la doit pas seulement aux multiples échecs des gouvernements. C’est avant tout en se souciant uniquement de la santé des profits, en sacrifiant celle des travailleurs, qu’ils ont propulsé la Belgique à cette place… en vain ! La crise économique s’installe et, une fois encore, c’est aux travailleurs qu’on demandera tous les sacrifices. 

Halte aux licenciements !

En plus des licenciements d’intérimaires ou de temps partiels, les restructurations s’enchaînent. Dernièrement, c’est WE Fashion et Friesland Campina qui ont annoncé respectivement la fermeture de quatre magasins et d’une usine à Genk. Pour maintenir les profits à flot, les patrons taillent dans les effectifs. Cela leur permet, en plus, de faire gonfler le nombre de chômeurs, donc d’aggraver l’exploitation en mettant la pression sur les salaires et sur les conditions de travail de ceux qui en ont encore un. En plus de jeter à la rue des centaines des nôtres, ces attaques s’adressent à nous tous et nous rappellent que, dans cette société, nous ne sommes bons qu’à construire le profit des capitalistes. Obligeons-les à maintenir l’emploi !

Les migrants se noient… sous bonne garde

L’Union européenne, à travers son agence de garde-frontière « Frontex », vient d’investir 100 millions d’euros pour l’achat de drones militaires. Au lieu de faire sillonner les mers par des bateaux, ce qui oblige l’agence à porter secours aux migrants qui s’échouent, c’est désormais par drone que l’UE souhaite les contrôler ou les refouler. Elle fait ainsi d’une pierre deux coups : elle arrose les capitalistes de l’armement grâce à de juteux contrats et laissent les migrants à la mer ou aux mains des garde-côtes libyens, ce qui revient presque à la même chose. 

La colère des hôpitaux

Le personnel soignant est à bout. Les travailleurs récupèrent à peine de la première vague, ils sont épuisés et tombent malades les uns après les autres. Jusqu’au 7 octobre, les directions hospitalières les obligeaient à venir travailler même positifs au Covid ! 

Depuis la première vague, le gouvernement n’a rien fait pour améliorer la prise en charge hospitalière. Sa stratégie consiste à user jusqu’à épuisement le personnel et à réquisitionner des étudiants en les payant au rabais – quand ce ne sont pas des « bénévoles ». Il use maintenant de subterfuges en autorisant des travailleurs non qualifiés à réaliser du travail infirmier.

Aujourd’hui, les soignants expriment leur colère dans plusieurs hôpitaux : grève spontanée à l’hôpital Erasme le 19 octobre, mobilisation le 30 octobre au CHU de Liège et action le 6 novembre à l’hôpital de Braine-l’Alleud. C’est la généralisation de telles luttes et protestations qui permettra aux travailleurs de la santé de changer la situation catastrophique des hôpitaux. 

Télétravail : patron maître chez soi

Après avoir été « recommandé », puis « fortement recommandé », le télétravail devient… « la règle » ! Derrière cette nouvelle formule, rien ne change dans les faits. Il appartient, comme avant, à l’employeur de décider du sort de « ses » travailleurs et de l’organisation du travail. En fait, la seule chose « obligatoire » pour le ministre de la Santé et ses congénères, c’est de faire continuer à faire fonctionner les entreprises, essentielles ou non, et sauver les profits. Mais attention, ces messieurs, qui s’aplatissent à plat-ventre devant le patronat, exigent le respect des normes de sécurité dans l’entreprise… Comme si les derniers mois n’avaient pas suffisamment démontré ce que pensent les patrons du bien-être et de la santé des travailleurs !

Employeurs super… contaminateurs

Du mois de mars au mois d’août, sur environ 17 000 entreprises contrôlées, plus de 8 000 ne respectaient pas les règles sanitaires. Et ce chiffre sous-estime certainement la réalité, puisque de nombreux contrôles ont été effectués… par téléphone ! Les patrons qui se sont fait gronder n’ont en général reçu qu’un simple avertissement. Cette clémence et cette nonchalance contrastent avec le zèle qu’a déployé l’État et sa police pour fliquer les travailleurs et les jeunes, et les amendes qu’ils ont distribuées à tour de bras. Il est vrai qu’à les entendre, on attrape le virus partout… sauf au travail ! Mais, comme certains asymptomatiques, les employeurs se révèlent être des super contaminateurs et les travailleurs ne pourront compter que sur leurs propres luttes pour se faire respecter.

Être riche a ses avantages…

Depuis dix à quinze ans, Trump, le président milliardaire, n’a payé que 750 dollars d’impôts fédéraux au total. En déclarant sur ses relevés davantage de pertes que de profits, ce magnat de l’immobilier parvient à ne payer que de ridicules montants par rapport à la fortune qu’il détient en réalité. Les choses sont bien différentes pour les travailleurs. Quand on est riche… on a les moyens de ne pas payer ! Et ce n’est pas de l’État ou de ses hauts fonctionnaires, à la botte des grands patrons et actionnaires dont il faut attendre la moindre chose : en 20 ans, les USA n’ont pas daigné contester les bilans établis par Trump et se sont contentés de 750 maigres dollars. Les travailleurs sont les seuls à être capables de faire payer les bourgeois et à contrôler que l’argent ainsi prélevé soit investi dans des secteurs utiles comme celui de la santé ou de l’éducation. 

Incurie syndicale

La grève du 28 septembre a été bien suivie à la Stib. Cependant, nous étions seulement entre 200 et 300 manifestants à la Gare du Midi… pour l’ensemble des entreprises de Bruxelles ! 

Il n’y a eu aucun piquet à la Stib ! Les permanents avaient appelé les travailleurs à rester chez eux. La plupart d’entre nous étaient mal ou pas informés des lieux de rassemblements. Si on veut que la direction ou le gouvernement recule, il faut qu’on soit nombreux. Le nombre, c’est notre force !

Le racisme, pilier de la police

Fin août, un site d’investigation flamand révélait l’existence d’un groupe Facebook privé rassemblant des policiers. Rempli de messages racistes, la page comptait aussi des appels à la violence contre les jeunes des quartiers populaires. Faut-il s’en étonner ? Non, car la police est avant tout la garante de l’ordre social capitaliste. Et pour cette raison, elle recrute de préférence des racistes, des fascistes et des réactionnaires qui haïssent les étrangers, les pauvres et les travailleurs et n’ont aucun état d’âme dès lors qu’il s’agit de les réprimer.