En Bref

Fornieri, un patron arrosé d’argent public

Le sulfureux François Fornieri vient de recevoir un prêt de 6 millions d’euros de la région wallonne ! Ancien dirigeant de Nethys avec Stéphane Moreau, trempant dans les mêmes magouilles, Fornieri avait entre autres essayé d’utiliser sa position pour acquérir à bon compte des filiales (Win et Elicio) de la société. Le pot aux roses avait été rendu public et la région wallonne avait porté plainte contre lui, annulant les ventes. Il est toujours sous le coup d’enquêtes judiciaires.
Pourtant, cela n’empêche pas la région, quelques mois plus tard de prêter 6 millions d’euros à la société Protection Unit, dont Fornieri est l’un des principaux actionnaires.
Au lieu de permettre à des magouilleurs fraudeurs de s’enrichir, ces fonds publics devraient être alloués à améliorer les services publics.

On ne se laisse pas faire !

En novembre, les travailleurs de Bruxelles Propreté s’étaient opposés à un nouveau règlement qui leur imposait de rester plus longtemps au dépôt après le ramassage. Ils avaient alors fait reculer la direction. Celle-ci s’attaque maintenant à ceux qui avaient protesté et qui ont refusé de participer au rattrapage de la collecte en retard. Le 30 janvier, une partie des travailleurs sont cette fois entrés en grève pour faire reculer la direction sur ces sanctions. C’est en répondant coup pour coup aux attaques de la direction qu’on peut la faire reculer.

Pas d’économies sur la télé publique !

A la VRT, plusieurs centaines de travailleurs sont entrés en grève le 27 janvier pour protester contre le licenciement de leur CEO. C’est bien rare que les travailleurs défendent leur patron ! En fait, derrière cette contestation, ils protestent contre les économies massives que le gouvernement flamand veut faire sur leur dos et que le dirigeant a refusé de mettre en œuvre.
Le conflit dure déjà depuis plusieurs mois. Cette fois, les travailleurs ont choisi l’arme de la grève. Ils sont sur la bonne voie car elle est le plus efficace des outils pour faire ployer les patrons.

Madame Moins frappe encore

Maggie de Block a encore trouvé une nouvelle manière de s’attaquer aux soins de santé : elle veut fermer 17 maternités – quasiment une sur cinq en Belgique – sous prétexte qu’elles sont trop petites et donc couteraient trop cher pour chaque naissance. Cela va imposer aux femmes de couvrir plus de distance à chaque visite. Non, les accouchements, ça ne se fait pas sur rendez-vous, c’est pour cela qu’il faut pouvoir les faire près de chez soi!

Racistes de voix et racistes de fait

Un déluge de propos racistes a déferlé sur les réseaux sociaux après le naufrage d’un bateau de migrants à la Panne le 21 janvier. Sophie Wilmès et toute une clique de politiciens bien-pensants se sont empressés de condamner ce déferlement de haine.

Cependant, ce sont bien eux qui font emprisonner les migrants et qui les parquent dans des centres de détention comme si ceux qui fuyaient la misère et la guerre étaient des criminels. Ce sont eux qui les brutalisent et qui, par leur politique, focalise la haine de la population sur les plus faibles.

Ce sont bien eux les responsables à la tête de cette société barbare !

Stéphane Moreau : il paie et il est acquitté

Le multi-récidiviste Stéphane Moreau vient d’être acquitté dans une affaire de fraude à la société de logements de la commune d’Ans dont il était le bourgmestre. Pour les riches, la justice a créé la « transaction pénale » qui permet d’acheter un acquittement en échange du paiement d’une amende. Stéphane Moreau, qui ne manque pas d’argent détourné, peut ainsi échapper à une énième procédure judiciaire. La transaction pénale est fondamentalement injuste car les pauvres, eux, n’ont aucune possibilité d’échapper à la justice.

Fermetures chez ING

ING a annoncé la suppression de 22 agences en 2020. Depuis 2016, la direction a licencié le tiers de ses effectifs, soit 3500 emplois ! Elle prétend que la fermeture d’agences et leur fusion à des points de vente ne ferait pas perdre d’emplois. Mais vu le passif des dernières années, on a évidemment du mal à le croire !
Toute l’argumentation du patron pour licencier repose sur le fait que la modernisation permet de diminuer le nombre de travailleurs. La technologie devrait permettre de réduire le travail de chacun, pas de les priver de leur gagne-pain. Cette politique de réduction des effectifs paie puisqu’ING, rien qu’au troisième trimestre de cette année, engrange une augmentation de son bénéfice net de 73%.

La misère dès le landau

Selon une étude menée par la Fondation Roi Baudouin, quatre enfants sur dix grandissent à Bruxelles dans une famille pauvre au logement insalubre. Cette situation intolérable, dont la cause principale provient de l’aggravation des conditions de vie des parents, empêche aujourd’hui des dizaines de milliers d’enfants de vivre dans un environnement sain. Plus les années passent et plus la situation s’aggrave. Le patronat poursuit inlassablement ses attaques contre les classes populaires et fait reculer leurs conditions de vie, si bien qu’aujourd’hui, même avec un emploi, de nombreux travailleurs ne parviennent pas à joindre les deux bouts. Pour les uns, le capitalisme est un véritable conte de fées, pour les autres, un cauchemar.

On vaut mieux que ça, camarades !

Une nouvelle étude à l’échelle de 5 pays européens a encore montré à quel point les rapports hommes-femmes restent empoisonnés dans notre société. Ainsi, au travail, près de 26% des femmes font encore l’objet de sifflements, de commentaires grossiers, etc. ; 18% se sont vu imposer des contacts physiques comme une main sur les fesses, une étreinte forcée, etc. ; 9% ont subi une pression pour obtenir des actes sexuels.
C’est donc 60% des femmes qui ont connu au moins une fois ces violences sexuelles au cours de leur carrière.
Il n’est pas tolérable que les femmes soient encore traitées comme des objets de satisfaction sexuelle et il est honteux que les hommes se comportent comme des prédateurs bestiaux ! On vaut mieux que ça, camarades.

On ne négocie pas avec les requins

Les négociations sur l’augmentation des salaires traînent depuis des mois. La FEB veut évidemment minimiser cette hausse tandis que la FGTB revendique une augmentation de 2,4% des salaires et un minimum de 14 € brut/heure.
Mais les patrons se sentent en force et remettent en question les contrats de travail. Actuellement, en cas de licenciement d’un travailleur en contrat de longue durée, le patron doit payer une formation. La FEB veut faire payer aux travailleurs une partie de cette formation par la suppression d’un tiers de leurs indemnités de départ et en même temps, bénéficier d’une déductibilité d’impôts au passage.
Cela ne sert à rien de négocier avec eux. C’est seulement si les travailleurs entrent en lutte que les patrons reculeront ; les contrats, ils n’y toucheront pas, les salaires, ils les augmenteront sans discuter.