Editorial

Le communisme est l’avenir de l’humanité

Le monde d’aujourd’hui

Le XXIème siècle vient à peine de commencer et il a déjà connu plusieurs crises économiques majeures. La crise des subprimes de 2008 a vu l’avidité de profit des grands groupes financiers mener l’économie à la faillite et appauvrir des populations entières, y compris dans des états d’Europe comme la Grèce. Des milliards d’euros d’argent public ont été engloutis pour sauver la mise de ces grands groupes financiers.

La crise liée au Covid en 2020, dont on ne connaît pas encore toutes les répercutions, a fait des millions de mort et privés de leur travail bien plus de monde encore.  

Il y a deux siècles, lorsque le capitalisme a entamé son développement mondial, il représentait un progrès par rapport à l’ancien régime. Mais aujourd’hui, même entre deux crises, même dans ses périodes d’expansion, le capitalisme est incapable de satisfaire les besoins de l’humanité. Au contraire, il continue à accumuler les richesses à un pôle en développant la misère à l’autre. 

L’humanité le paie par les guerres innombrables menées par les grandes puissances pour maintenir leur mainmise sur le monde et permettre l’enrichissement d’entreprises militaires. Les populations fuient la misère des pays dévastés et la violence comme en Amérique latine ou en Afghanistan.  Le réchauffement climatique, la pollution sont tels qu’ils menacent la planète.

 Au nom de la religion, les femmes sont enfermées par les Talibans, interdites d’avorter par l’église catholique et des évangélistes comme en Pologne ou au Texas. Les nationalismes encouragés par des politiciens d’extrême droite montent les populations les unes contre les autres dans une proportion jamais atteinte dans l’histoire de l’humanité

La planète

Le capitalisme est également bien incapable d’une gestion rationnelle des ressources de la planète ou d’une répartition équitable de celles-ci. Car ce qui domine aujourd’hui l’économie, ce ne sont pas des décisions concertées entre les gouvernements des différents pays, mais la recherche individuelle du profit. Alors que la production du moindre objet est, elle, largement socialisée et nécessite le concours de milliers de personnes à travers la planète, la décision de savoir ce qu’on produit et pour qui revient toujours à des investisseurs privés. Les capitalistes investissent dans des entreprises susceptibles de leur rapporter les plus gros bénéfices possibles. Peu leur importe qu’il s’agisse de nourriture, de médicaments, d’armes ou de produits toxiques, pourvu que ça se vende. Peu leur importe que la terre se réchauffe, que la faune et la flore disparaissent et que la hausse du niveau des mers provoque l’exils de populations entières. 

Le fait même que la société soit aussi désarmée devant des catastrophes issues de sa propre activité est la pire condamnation de l’organisation capitaliste de l’économie. 

Le développement de la science, de l’industrie et de l’agriculture ont pourtant atteint un degré de développement qui leur permettrait de résoudre tous les problèmes matériels de l’humanité. Mais cette richesse économique, propriété privée d’une petite minorité de magnats de la finance, fruit du travail collectif de plusieurs générations, n’est pas mise au service de la collectivité.

Puisque l’économie capitaliste porte en elle-même la misère, les guerres, le sous-développement et les crises, alors la seule façon d’y mettre fin, c’est de mettre fin au capitalisme lui-même. Ce n’est qu’en mettant la richesse accumulée au service de tous que l’avenir matériel de l’humanité sera assuré. Pour cela il faudra une révolution sociale.

Deux classes sociales

Marx et Engels ont montré que l’évolution des sociétés humaines est le produit de la lutte des classes, et que notre mode d’organisation actuel, le capitalisme, repose sur l’opposition de deux classes sociales ; les prolétaires et les capitalistes. On discute beaucoup aujourd’hui, dans les milieux bourgeois autorisés, pour savoir s’il existe encore ou non, au 21ème siècle, un prolétariat. Pour se poser cette question, il faut ne pas avoir regardé beaucoup plus loin que le bout de son nez et ne pas vouloir voir les hommes et les femmes qui, quotidiennement, font fonctionner la société, produisent ces « biens de consommation » qui ne tombent pourtant pas du ciel, construisent routes, bâtiments et ordinateurs, transportent ces marchandises d’un coin à l’autre de la planète, etc. Ces biens de consommation il faut aussi les vendre, en faire la publicité, former les travailleurs qui en seront chargés, les soigner, etc. Les produits agricoles eux-mêmes sont en grande partie produits dans de grandes exploitations employant des ouvriers agricoles, au détriment de la paysannerie qui tend, elle, à disparaître. 

Les capitalistes, ce sont les quelques milliers de familles dont nous avons parlé plus haut et qui, propriétaires des capitaux qui font tourner les industries, en disposent à leur gré et décident ainsi du sort de l’ensemble des êtres humains.

Les utopistes

Ce constat que nous faisons aujourd’hui de l’état de misère dans lequel se débat une partie importante de l’humanité, et de l’aberration que cela représente en regard des moyens énormes dont nous disposons, d’autres l’ont fait avant nous et s’en sont indignés. 

Dès le 18ème siècle, ceux que l’on a appelé par la suite les « utopistes » ont entrevu la possibilité de construire une société humaine basée non pas sur la concurrence et l’exploitation de l’homme par l’homme mais sur la coopération et la solidarité. A l’époque, les connaissances dont nous disposons aujourd’hui sur la façon dont évoluent les sociétés leur faisaient totalement défaut.  Leur tentative a donc été la suivante : « donner l’exemple. » Plusieurs d’entre eux, tels Fourrier ou Owen, ont voulu bâtir des sociétés miniatures, de quelques centaines de personnes, où les règles sociales seraient différentes ; la collaboration, l’entraide y seraient obligatoires, chacun apporterait à la collectivité le meilleur de lui-même et en recevrait en retour ce qui lui est nécessaire pour vivre. En pratique, les règles de fonctionnement de ces sociétés, sorties de l’imagination d’un seul homme, furent farfelues, souvent contradictoires, et parfois tyranniques.  Ces tentatives étaient condamnées à l’échec, car elles faisaient abstraction du monde réel qui les entourait. Les hommes, leurs pensées, sont déterminés par la société dans laquelle ils vivent, et les habitants des phalanstères de Fourrier étaient, eux aussi, des produits de la société capitaliste.

Nous savons aujourd’hui, depuis les travaux de Marx, que les sociétés humaines sont avant tout déterminées par les rapports sociaux de production, c’est-à-dire par la manière dont les hommes entrent en relation les uns avec les autres à travers l’activité économique, la production des biens qui leurs sont essentiels pour vivre.  C’est en changeant la société qu’on change les hommes, et non l’inverse.  

Changer le monde

Le monde dans lequel les prochaines générations vivront, c’est le monde que les jeunes d’aujourd’hui construiront. Ils ne peuvent laisser l’avenir de la société entre les mains des grands groupes industriels et financiers qui mènent la société et la planète à la catastrophe. La société actuelle ne propose aux jeunes d’autre perspective que de se battre individuellement pour un emploi et, pour ceux qui seront cadres, de participer à la gestion des affaires capitalistes. Mais ils ne sont pas obligés de l’accepter : ils peuvent conduire l’humanité vers un autre avenir. 

Alors, pour les jeunes intellectuels qui méritent ce nom, il est infiniment plus exaltant de préparer la société future qu’aider l’ancienne à survivre. 

Cet avenir-là, nous devons et nous pouvons le gagner. Oui, il est possible de construire une société où les hommes vivent en harmonie entre eux, comme avec la nature. De la même façon que pour aboutir à la société actuelle, l’humanité a dû traverser des étapes plus barbares encore, la société capitaliste elle-même ne représente qu’une étape sur le chemin de l’avenir.

C’est cet idéal, socialiste et communiste, que le Parti Socialiste et le Parti Communiste avaient défendu, il y a plusieurs décennies, avant de renoncer à ces idées. Aujourd’hui, un tel parti manque, un parti qui défende cet avenir-là, un parti qui défende les intérêts politiques des exploités.

Comment créer un tel parti ? Quelles doivent être ses interventions ? Venez discuter de ces questions et de bien d’autres avec nous.


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