Editorial

Face à la faillite du capitalisme, l’avenir c’est le communisme

En 2017, huit familles possèdent autant de richesses que la moitié de l’humanité, tandis que des milliards de femmes et d’hommes vivent dans le sous-développement, la misère ou la guerre. Le constat des inégalités est accablant.
Les travailleurs, victimes de la faillite du capitalisme
La course aux profits crée une concurrence acharnée pour le contrôle des ressources minières ou pétrolières, qui est à l’origine des conflits militaires passés et présents. Des populations ont été décimées et déplacées pour le pétrole irakien ou l’uranium nigérien tandis que des régions entières ont été transformées en champ de ruines. C’est ce qui pousse aujourd’hui des millions de personnes à chercher refuge en Europe ou ailleurs. C’est aussi ce qui a permis au terrorisme de prospérer.
Les grands groupes capitalistes ne reculent devant rien pour s’enrichir, ni devant la misère des peuples, ni devant la destruction progressive de la planète.
A l’opposé, l’immense majorité de la population mondiale est composée de simples travailleurs. Ce sont eux qui créent par leur travail l’ensemble des richesses et en particulier la fortune des actionnaires des grandes entreprises. Les travailleurs ont en commun de n’avoir rien d’autre pour vivre que leur salaire et d’être des chômeurs en sursis, vivant sous la menace permanente du licenciement. Pas besoin de chercher loin : même dans les pays dits « riches » comme la Belgique, la misère guette.
Les profits créés par le travail des couches populaires sont injectés dans les circuits financiers qui gonflent les bulles spéculatives et qui engendrent à leur tour des crises économiques. Ensuite, au nom de ces crises, de nouveaux sacrifices sont imposés au monde du travail. Mais ils ne font que donner un répit aux capitalistes qui peuvent ainsi se relancer à nouveau dans la spéculation et préparer la crise suivante, au point que ni eux ni les gouvernements ne contrôlent plus rien. C’est la preuve de la faillite du système capitaliste.
Cette faillite, c’est aux banquiers, aux industriels, de la payer, pas aux travailleurs !
Pour échapper à la spirale infernale des crises et pour maintenir des taux de profit indécents, les capitalistes imposent la précarité et la misère à la majorité de la population. Les gouvernements y participent en réduisant les impôts et les taxes payés par les entreprises et en exigeant que les travailleurs se serrent la ceinture pour combler le déficit qu’ils ont eux-mêmes créé.
Il faut des mesures d’urgence
Face à ces attaques répétées, il faut des mesures d’urgence. En premier lieu, interdire les licenciements, partager le travail et augmenter les salaires. Au lieu de donner de l’argent au patronat, l’Etat doit créer des emplois publics utiles dans les écoles, les hôpitaux, les transports, etc.
Quand les patrons prétendent ne pas avoir les moyens d’embaucher ou d’augmenter les salaires, ils mentent. Ils sont payés des dizaines de milliers d’euros mais refusent la moindre augmentation aux salariés. Il faut prendre sur cet argent pour augmenter les salaires et faire disparaître le chômage.
Pour démasquer tous les mensonges patronaux, il faut que les travailleurs puissent avoir un accès complet aux comptes des entreprises. Cela signifie la fin du secret bancaire et du secret des affaires.
Pour une révolution communiste
Ces mesures d’urgence ne suffiront pas. Les capitalistes chercheront inlassablement à reprendre chaque acquis, à contourner les règles et à échapper au contrôle social, comme ils le font déjà actuellement. Pour en sortir, il faut aller plus loin, se débarrasser du capitalisme lui-même et mettre en place une société communiste.
Le principe du communisme, c’est de mettre en commun les richesses et les moyens de production afin de maîtriser le fonctionnement de l’économie de manière rationnelle et collective.
Les crises de l’économie capitaliste sont la conséquence directe du fait que les usines, les banques, les transports, l’alimentation et tout le reste sont aux mains d’entreprises privées dont la finalité est le profit de leurs actionnaires et pas le bien commun. A la place de ce système anarchique et profondément injuste, il serait possible de planifier la production, la distribution et l’exploitation des ressources en fonction des besoins de chacun. Ainsi, les progrès techniques actuels pourraient profiter à tous et assurer ainsi l’accès à l’éducation, aux soins de santé, à une nourriture et un logement de qualité et, de manière générale, à tout ce qui fait une vie digne.
Cela pourrait se faire sous le contrôle collectif de la population, qui pourrait décider ce qu’il faut produire et comment le produire, dans un équilibre entre les besoins et les ressources humaines et naturelles.
En supprimant la propriété privée des moyens de production, on met fin du même coup à la course aux profits, à l’exploitation de l’homme par l’homme et à toutes les inégalités sociales. L’avenir de chacun étant assuré, il n’y aura plus de concurrence entre les individus. Il est évident que les rapports humains en seront complètement transformés.
Mais pour y parvenir, les travailleurs devront arracher le pouvoir aux capitalistes, en se saisissant du pouvoir d’Etat et en expropriant banques et entreprises. C’est la première étape d’une transformation durable et profonde de la société.
La révolution russe a montré l’exemple
La tâche peut paraître immense, mais l’histoire a montré que c’était possible. En 1917, des millions d'ouvriers et de paysans se sont soulevés et ont renversé le Tsar et sa clique de nobles qui maintenait la Russie de l’époque sous leur domination. Ensuite, ils ont réorganisé la société sur base de conseils ouvriers et paysans (les « soviets ») dans lesquels ils prenaient collectivement des décisions dans tous les domaines de la vie politique, économique, sociale et culturelle.
Des mouvements similaires ont eu lieu partout en Europe mais ils ont été réprimés dans le sang et la jeune Union Soviétique s'est retrouvée isolée. Elle est sortie victorieuse de la guerre que lui ont mené tous les pays européens. Mais l’épuisement, la misère et la famine ont contribué à éloigner les travailleurs des soviets et à laisser le pouvoir à la bureaucratie stalinienne. Le pouvoir des soviets a dégénéré en une dictature dont les premières actions furent de se débarrasser des révolutionnaires qui s’opposaient à cette évolution.
L’échec de la révolution russe a été dû aux conditions misérables de la Russie de l’époque et à son isolement. Mais elle a quand même montré la capacité des travailleurs à prendre le pouvoir et à l’organiser de façon communiste pendant plusieurs années.
Il faut un parti des travailleurs
Pour renouveler cette expérience, les travailleurs ont besoin d’un parti qui ait pour objectif principal d’arracher durablement les moyens de production aux capitalistes, de les réorganiser et de les développer dans le cadre d’une société communiste.
Il va de soi que de tels changements ne pourront pas être obtenus par de simples décrets parlementaires. Le vrai pouvoir n’est pas dans les mains des députés et des ministres mais dans les conseils d’administration des grandes entreprises et c’est ce pouvoir-là qu’il faut contester.
Pour transformer la société, il faudra des luttes et des mobilisations d’une grande ampleur. C’est pourquoi ce n’est pas un parti comme les autres : il ne cherche pas à se substituer aux travailleurs dans le parlement mais à les mobiliser dans des luttes, car c’est ainsi qu’ils peuvent prendre concrètement conscience de leur immense force. Ceux qui prétendent faire l’économie des luttes, ceux qui prétendent défendre les travailleurs au moyen d’un simple bulletin de vote sont des charlatans. Comme le disait déjà Marx il y a 150 ans, « l’émancipation des travailleurs ne peut être que l’œuvre des travailleurs eux-mêmes ».
Aucun parti actuel ne propose rien de semblable. Alors que la situation est critique pour la population laborieuse, aucune des mesures d’urgence que nous proposons ne figure dans leur programme.
Ce parti qui manque cruellement au camp des travailleur, nous appelons à le construire.


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