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FN : notre arme, c’est la grève !

La direction de la FN à Herstal veut réduire de 40% la prime des travailleurs liée à la performance de l’entreprise. Elle a prétexté que le mouvement de grève de deux semaines en octobre 2017 a « plombé » les résultats annuels. Les travailleurs luttaient pour une augmentation salariale de 2,2 %, soit le double de ce qui était prévu par l’accord interprofessionnel. En refusant l’augmentation salariale et en diminuant la prime de performance, le patron veut démontrer que la lutte des travailleurs est non seulement inutile mais même dangereuse. Les travailleurs de la FN ont eu bien raison de faire grève pour une hausse des salaires. Toute lutte comporte un risque mais c’est un leurre de croire que notre sort peut s’améliorer autrement qu’en combattant le patron.

Il y a de la grève dans l’air…

Les quelques 600 pilotes de Brussels Airlines avaient accepté un blocage des salaires en 2012 pour « pérenniser l’entreprise » à la condition de pouvoir récupérer en 2018 la perte consentie. C’est donc maintenant une augmentation salariale de 10% que les pilotes exigent. La direction a proposé une augmentation annuelle de 3% sur deux ans, très loin du compte. Le président, Étienne Davignon, a évoqué des pertes à hauteur de 26 millions en début d’année pour faire avaler cette proposition dérisoire. Cette manœuvre n’a pas réussi et 75% des pilotes sont partis en grève les 14 et 16 mai. Les revendications salariales ont été présentées comme irréalistes car dépassant les profits de 2017. Mais les pilotes menacent de refaire grève tant la dernière proposition patronale est insuffisante : 2,5% d’augmentation, un intéressement aux bénéfices et quelques avantages en nature. Si les pilotes parviennent à faire plier la direction, ce sera un encouragement pour les 3000 autres salariés de Brussels Airlines à exiger leur dû. Et au-delà, ce sont les travailleurs des compagnies européennes comme Ryanair ou Air France qui sont susceptibles d’emboîter le pas. Partout, le patronat invoque la concurrence et la compétitivité pour justifier les sacrifices imposés aux travailleurs. La grève à Brussels Airlines montre la voie à suivre pour commencer à inverser le rapport de force.

Baromètre de satisfaction à la STIB

Pour faire face à la croissance démographique, la Région de Bruxelles-Capitale a dû investir dans le développement des transports publics. Mais il s’agit avant tout d’amener plus de travailleurs au boulot et d’étudiants dans les écoles, pas d’offrir à chacun plus de possibilités de se déplacer à sa guise ! Pour preuve, l’offre de transport en soirée reçoit la pire note dans le dernier sondage : 5,9 sur 10.
On demande l’avis des usagers ; en revanche, on ne demande jamais celui des travailleurs de la STIB qui sont pourtant au nombre de 8000. Notre avis, on le donne en faisant grève ! Comme le 19 février dernier.

Le petit marché des capitalistes 

Suite au rachat par ArcelorMittal de l’entreprise sidérurgique italienne Ilva, la commission européenne a imposé au groupe de revendre plusieurs usines afin de « préserver la concurrence. » Le groupe a annoncé son intention de revendre notamment 4 usines dans la région de Liège. Les 450 travailleurs concernés sont inquiets à juste titre. Lors de ces changements de direction, les patrons essayent toujours d’en profiter pour raboter les salaires et aggraver les conditions de travail. Les travailleurs n’ont aucune raison de l’accepter. Ces messieurs achètent et vendent les travailleurs comme s’ils jouaient au Monopoly, seule notre mobilisation leur fera ravaler leur morgue.

Les « entraves méchantes » aux profits

Depuis quelques années, les attaques judiciaires se multiplient contre les actions syndicales. Dernièrement, deux délégués anversois ont été inculpés « d’entrave méchante à la circulation ». Ils avaient organisé un piquet de grève au port, la police les en avaient violemment dégagés et maintenant, ils risquent entre 5 et 10 ans de prison. Évidemment, cela sera avec un sursis, mais cela pèsera dans le casier judiciaire. L’État use de ses nombreux outils pour décourager les travailleurs à se battre. Au service de la bourgeoisie, les magistrats ne font qu’assurer la bonne marche des affaires et des profits…

Le mépris de De Block pour les malades 

La ministre de la santé Maggie De Block a fait passer une nouvelle mesure pour sanctionner les malades de longue durée. La réforme instaure un système qui fait dépendre le financement des mutuelles de leur efficacité à remettre ces malades à l’emploi. Et cela sous le prétexte de diminuer le nombre de malades de longue durée ! Comme si le fait d’être harcelé par la mutuelle allait guérir les malades… C’est du mépris pur et simple, car cela insinue que ces malades ne le sont pas vraiment. Et cela poussera les mutuelles à essayer de remettre ces personnes au travail coûte que coûte, quelles qu’en soient les conséquences pour leur santé. S’en prendre aux plus faibles, c’est cela la politique du gouvernement.

L’accueil des migrants en Belgique

C’est plus de 3000 personnes qui ont manifesté les 24 mars contre le racisme, la haine et les inégalités. Cette mobilisation nous montre que la population est loin d’accepter la politique du gouvernement envers les réfugiés.
Les associations de particuliers qui aident les migrants ont été l’un des piliers de la manifestation. Ce sont les seules à chercher vraiment une solution pour accueillir les réfugiés. L’Etat qui détient toutes les ressources et moyens pour résoudre cette crise, ne fait rien et même le peu d’initiatives qu’il a prises, il est en train de les saboter. Dans la province du Luxembourg, c’est quatre centres d’accueil des migrants qui vont être fermés et le gouvernement prévoit d’en fermer neuf en tout.
Il n’y a personne dans la classe politique pour défendre une politique d’ouverture aux pauvres des autres pays. Pour le moment, seul André Antoine défend l’ouverture des frontières… parce qu’il faut rajeunir la population. Ces propos utilitaristes sont écœurants !
En attendant, les migrants sont chassés par la police avec des chiens et de drones, comme à Zeebrugge le 30 mars où une septantaine d’entre eux ont été arrêtés.

Grève des travailleurs d’Amazon en Espagne

Depuis son ouverture en 2012, c’est la première fois qu’une grève touche le plus grand centre logistique d’Amazon en Espagne. C’est à 98% que les travailleurs se sont mis en grève pour réclamer le maintien de leurs conditions salariales que la direction remet en cause. Alors que Jeff Bezos s’est hissé au sommet de la pyramide des riches, les travailleurs voient leur exploitation augmenter. Cela n’est pas sans rapport !
Ce ne sont pas les premières luttes chez Amazon, l’année passée, en Italie et en Allemagne, les travailleurs s’étaient mobilisés. Il est à espérer que les travailleurs pourront renouer avec les luttes passées et les organiser au niveau international.

La mobilisation des travailleurs d’Air France

Après le succès d’une première journée de grève le 22 février, puis d’une deuxième le 23 mars, l’ensemble des salariés d’Air France, des ouvriers aux commerciaux et aux manutentionnaires en passant par les pilotes, les hôtesses et les stewards, est à nouveau appelé à des journées d’action.
Alors que les profits de la compagnie ont explosé, la direction refuse d’entendre parler de l’augmentation uniforme de 6 % réclamée par l’ensemble des catégories de personnel.
Dans le bras de fer qu’ils ont entamé contre la direction, les travailleurs d’Air France savent qu’il leur faudra se montrer déterminés pour qu’elle lâche une augmentation digne de ce nom, après des années de blocage et des plans d’économies que l’ensemble du personnel a payés par des suppressions d’emplois et des reculs des conditions de travail.

Feminicides, tuées parce qu’elles sont des femmes

En 2017, trente-huit femmes étaient assassinées simplement parce qu’elles étaient des femmes ; en 2018, elles sont déjà quatorze. Derniers meurtres en date : une femme et sa mère ont été poignardées et égorgées à Herstal.
En 2016, il y a eu environ 17300 plaintes pour violence conjugales et 1500 pour violences sexuelles rien que pour Bruxelles et la Wallonie. Quand on sait que les enquêtes montrent que seulement une femme sur six ose aller porter plainte à la police, le nombre de femmes violées explose : il y aurait 18 viols par jour. Aux niveaux belge et européen, c’est une femme sur trois qui dit avoir été victime de violences physiques ou sexuelles…
Encore un constat qui condamne pour toujours la société dans laquelle nous vivons. Pour les communistes, l’égalité de l’homme et de la femme n’est pas un droit, mais un fait. Si les femmes sont ainsi maltraitées, violentées, abusées, violées, c’est parce que nous vivons dans une société d’exploitation, une société qui repose sur l’injustice et sur l’inégalité. C’est en extirpant les racines de l’exploitation que nous supprimerons pour toujours la barbarie la plus ancienne que l’humanité a connue : la violence faite aux femmes.