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Stib : Versta je mij ?

Par contre, la direction nomme dans les ateliers des gradés qui n’ont pas les compétences linguistiques pour exercer leur fonction. Normalement, il faut qu’ils aient réussi le test de néerlandais du Selor. Ce qui n’est pas le cas actuellement pour nombre de gradés.
Il est inacceptable que les ouvriers ne puissent pas s’adresser à la hiérarchie en néerlandais !

Arnaques à tous les étages

A la Stib, les gradés sont régulièrement remplacés par des « faisant fonction » dans tous les ateliers.
Ceux-ci sont prélevés parmi les surveillants, qui sont remplacés à leur tour par des brigadiers. Et puis, évidemment, il manque de brigadiers et on prélève des ouvriers. Et au bout du compte, il y a moins de bras pour la même charge de travail.
De plus, tous ces « faisant fonction » sont rarement nommés à ces postes soi-disant parce qu’ils n’ont pas les compétences requises, alors que, dans les faits, ils font tout le boulot.
C’est comme ça que la direction économise sur le dos de tout le monde.

Une justice à l’image de son palais

Dernièrement, le plafond d’un greffe du palais de justice s’est effondré. Heureusement, personne n’a été blessé. Mais cela en dit long sur l’état de délabrement de la justice. Signe de sa décrépitude, tous les services sont débordés et chaque procédure est interminable.
Les riches peuvent avec leur argent obtenir facilement gain de cause. Pour les pauvres, la justice n’est au contraire que rebuffades répétées.
Depuis toujours, le palais a représenté la justice des riches. Les travailleurs ne s’y sont pas trompés : lors de son inauguration en 1883, les classes populaires des Marolles en saccagèrent l’intérieur et un siècle plus tard, en 1996, les pompiers l’ont arrosé pour “laver” une justice corrompue.
Les employés, quant à eux, y subissent l’insalubrité, respirent les champignons toxiques dus à l’humidité. Ils travaillent à des températures extrêmes dans des infrastructures et du mobilier détériorés. Ils seraient en droit d’exiger de nouveaux locaux.

Préparez les bougies…

On a du mal à y croire : au 21ème siècle, un des pays les plus riches du monde risque de tomber en panne d’électricité ! Engie-Electrabel a en effet annoncé que six des sept centrales nucléaires seront à l’arrêt suite à des fuites et des fissures dans le béton.
Cela n’empêche pas Electrabel, qui s’en est mis plein les poches jusqu’à présent, de pleurer sur son sort et ses prétendues pertes financières. Mais il n’y aura aucune perte car la pénurie est déjà en, train de faire augmenter la facture des ménages, et pas qu’un peu !
Suite à la dénonciation des manques d’entretiens par un sa- larié d’Electrabel, la ministre de l’Énergie, Marghem, a fait semblant de découvrir l’ampleur du sous-investissement alors que cela fait 4 ans qu’elle négocie avec Electrabel de la prolongation des centrales nucléaires !
Comment se fait-il que tout d’un coup 6 centrales soient à ce point délabrées qu’il faille les arrêter ? Et quels autres risques ont été dissimulés ? Quels silences complices le gouvernement a-t-il imposés à l’agence de contrôle nucléaire ?
Le seul moyen de le savoir serait une mobilisation et un contrôle direct par les travailleurs.

Chez Ryanair, la peur pourrait changer de camp

Il y a quelques semaines, un steward belge a été licencié par Ryanair. Ce que lui reproche son employeur est essentiellement ceci : militant syndical, il a osé parler à la presse lors de la grève du 25 juillet dernier. Le patron de Ryanair continue à essayer de faire taire les revendications de ses travailleurs en faisant régner la terreur. Pourtant, il semble que cette technique éculée marche de moins en moins. Ce vendredi 28 septembre, une nouvelle grève a eu lieu et des 250 vols ont dû être annulés. Même les cow-boys les plus prétentieux finissent un jour par tomber sur la tribu d’indiens qui lui fera la peau.

Violences policières envers les plus démunis

La politique de répression des migrants menée par le gouvernement mène inévitablement à toujours plus de violence. Les discours de Théo Francken assimilant les migrants à des criminels et ne parlant que de les expulser ou les enfermer font en sorte que les policiers se sentent libres de les violenter en toute impunité. Au moins un migrant sur quatre dit avoir subi des violences policières. Coups, injures racistes, mises à nu abusives et mauvais traitement par le froid, rien ne leur est épargné. Au lieu d’ouvrir des centres d’accueil dignes de ce nom pour les migrants et tous les sans-abris, le secrétaire d’État fait amener, par la police, les migrants de tout le pays au parc Maximilien où la tension ne fait qu’augmenter parmi ces personnes désespérées. Lundi dernier, un SDF qui a voulu se défendre avec un couteau a reçu trois balles et a été hospitalisé dans un état critique. Si la Belgique ne change pas sa politique d’asile, cette situation ne fera qu’empirer.

Non au racket des congés maladie

Ce sont près de dix mille manifestants qui ont défilé entre la gare du nord et la gare centrale vendredi 28 septembre pour protester contre la suppression programmée au 1er janvier 2019 du crédit maladie au sein de la fonction publique fédérale ainsi que des régimes similaires au sein des corps spéciaux. Policiers, pompiers, militaires et fonctionnaires fédéraux ne pourront plus reporter à l’année suivante les jours de congé maladie inutilisés.
Ce sont donc les malades graves et de longue durée qui seront les premières victimes de cette mesure. La situation est d’autant plus révoltante que la surcharge de travail due au manque d’effectif et le stress engendré par la précarité des emplois contribuent continuellement à la dégradation de l’état de santé des travailleurs. Beaucoup de manifestants scandaient : « Nous sommes fatigués ! Nous en avons marre ! ».
Et ce ras-le-bol, ce sont les nombreux pompiers venus des quatre coins de Flandre qui l’ont exprimé le plus radicalement en affrontant les services d’ordre qui interdisaient l’accès au Parlement en bloquant la rue de la Loi.
Des cheminots, des postiers, des chauffeurs de bus et des enseignants notamment, de Bruxelles, de Flandre et de Wallonie, sont venus manifester par solidarité, conscients que cette attaque concerne tous les travailleurs des services publics et forme un tout avec les attaques contre les pensions et le droit de grève.
Les ministres Jambon et Vandeput étaient absents lorsque les délégations syndicales se sont présentées dans leurs ministères pour les rencontrer, montrant ainsi tout leur mépris des travailleurs. Il faut être le plus nombreux possible lors des prochaines mobilisations pour se faire respecter.

Vive la lutte des salariés de Ryanair

Le mercredi 12 septembre, les pilotes et le personnel naviguant allemands de Ryanair ont arrêté le travail. 150 vols ont été annulés. Les travailleurs exigent une augmentation de salaire, la mise en place d’un salaire minimum, des contrats respectant la législation sociale des pays dans lesquels ils travaillent et la prise en compte de la totalité des heures effectuées, y compris avant le décollage et après l’atterrissage.
Les syndicats de personnel de cabine ont fait grève le vendredi 28 septembre, faisant annuler 250 vols, et menacent de faire grève tous les mois si leurs revendications ne sont pas prises en compte.
La mobilisation des salariés de Ryanair est remarquable à plus d’un égard. Il s’agit d’un mouvement offensif qui réclame de meilleures conditions de travail. C’est un mouvement international qui touche l’Allemagne, la Belgique, l’Espagne, l’Italie, les Pays-Bas et le Portugal. C’est aussi un mouvement qui a tendance à dépasser les divisions entre catégories de travailleurs puisque les pilotes ont rejoint déjà plusieurs fois les autres salariés pour faire grève. Aux membres du personnel naviguant s’ajoutent aussi certains personnels au sol.
Les travailleurs en lutte ne doivent pas compter sur les politiciens ni au niveau national ni au niveau européen pour imposer quoi que ce soit à Ryanair car c’est bien avec la complicité de ces politiciens que la compagnie a pu surexploiter des milliers de salariés à travers le continent. La force des travailleurs mobilisés est leur détermination, leur capacité à étendre la lutte à toutes les catégories de personnel dans tous les pays.
La direction a voulu faire croire qu’elle ne craignait rien, qu’elle ne devrait pas annuler beaucoup de vols et que les travailleurs luttaient en vain. Mais c’est évidemment un mensonge car en même temps elle menace de réduire l’activité et les effectifs là où les grèves se multiplient.
Les travailleurs de toute l’Europe suivent la mobilisation des salariés de Ryanair contre leur direction dont la seule véritable fonction est de défendre les profits des actionnaires. Le patronat européen craint une victoire, même partielle, des salariés car ce serait un encouragement pour les travailleurs partout en Europe à engager la lutte pour exiger des hausses de salaire et des améliorations des conditions de travail. Si le patron continue pour le moment à jouer au cowboy et faire la sourde oreille aux revendications, il sera bien obligé d’entendre raison si la mobilisation continue.
Alors, vive la lutte des salariés de Ryanair !

Appauvrir les chômeurs n’a jamais créé d’emploi

Cet été, le gouvernement Michel a décidé d’aggraver la dégressivité des allocations de chômage. Actuellement, un travailleur licencié touche au début 65% de son salaire, et puis de moins en moins jusqu’au CPAS et à la misère. Dans une belle unanimité derrière Peeters, le ministre de l’Emploi, tous les partis gouver- nementaux s’accordent pour accélérer la réduction des allocations et donc la descente aux enfers de ceux qui ont perdu leur job et n’ont pas la chance d’en retrouver un tout de suite.
Le prétexte ? Cela aiderait les chômeurs à trouver du travail ! Sous-entendu : si les chômeurs ne trouvent pas de boulot, c’est de leur faute, c’est parce qu’ils n’en bavent pas assez. En réalité, s’il y a du chômage, c’est quand même et surtout parce que les patrons licencient pour faire faire le même travail par moins de travailleurs et à moindre coût.
En surtout, en réduisant les allocations, le gouverne- ment veut réduire le budget de la sécurité sociale et dans la foulée réduire (encore) les impôts des entreprises. Il défend le portefeuille des actionnaires ; l’emploi est le cadet de ses soucis.

Prêts à tout pour se remplir les poches

Les agissements scandaleux du brasseur hollandais Heineken en Afrique ont été confirmés il y a plusieurs mois par une enquête interne. Au moins 4 000 jeunes filles africaines sont employées par le groupe comme « hôtesses » pour promouvoir les bières de la marque. Harcèlement et prostitution sont monnaie courante. Certaines sont obligées de coucher avec les patrons locaux ou avec des clients, tandis que des prostituées ont été employées dans des bars pour faire croire aux clients que la bière Heineken rendait plus puissant sexuellement. Quand il s’agit d’étancher leur soif de profit, les patrons ne reculent décidément devant rien.