Archives pour la catégorie Actualité

Le secret de la richesse

Une étude menée aux USA a récemment dévoilé aux yeux de tous ce que les travailleurs savent bien : dans ce monde, pour devenir riche, il faut être né… dans une famille riche ! L’étude montre comment ces grandes familles héritent de fortunes toujours plus grandes, en transmettant leurs méthodes mafieuses de génération en génération. Mais, en fin de compte, elle oublie de mentionner quel est le véritable secret de la richesse : l’exploitation des travailleurs. Des milliards et des milliards d’euros, sans même lever le petit doigt !

Quand les voyous appellent la police

Les 14 et 17 juin dernier, nombreux furent les soignants à entrer en grève et à montrer leur colère. Le mouvement a tellement bien été suivi que les directions d’hôpitaux et l’État ont fait appel à la police pour réquisitionner des soignants de force ! Eh oui, sans les travailleurs, plus rien ne fonctionne. Mais, plutôt que de mettre la main à la poche pour mettre fin à une situation dont ils sont responsables, l’État et les patrons préfèrent utiliser la force et la contrainte. 

Des vraies pensions, un point c’est tout !

Ethias et Belfius ont annoncé récemment ne plus être intéressées par les pensions complémentaires des agents contractuels des services publics. Cela fait des années que les patrons profitent du système des pensions complémentaires qui leur permet de payer moins cher les pensions en profitant d’exonérations fiscales. En plus, les banques ont pu spéculer en bourse avec le montant des dépôts et encaisser ainsi de beaux dividendes. Maintenant que ça ne leur rapporte plus assez elles cherchent à s’en débarrasser. Ces combines ne profitent qu’aux patrons. Ce qu’il nous faut à nous, travailleurs, ce sont de vraies pensions. Après avoir trimé toute une vie pour les riches, le minimum, c’est qu’ils nous paient une retraite décente !

Febelco : le pharma n’aime pas le syndicat

La Fédération des coopératives pharmaceutiques belges, le principal groupe de distribution de médicaments en Belgique, n’aime pas qu’on mette le nez dans ses affaires. Elle vient de déposer une plainte bidon contre la secrétaire en charge du secteur de la CSC. Cette tentative d’intimidation n’est pas la première. Febelco s’était déjà fendue d’une lettre de menace à peine voilée à plusieurs militants syndicaux. Ceux-ci avaient à plusieurs reprises saisi l’inspection du travail en raison de clusters Covid sur les sites de la société. La peur doit changer de camp. Et pour cela, rien de tel qu’une bonne grève !

Zwijndrecht : c’est au pollueur de payer

Pendant plus d’une décennie, l’usine 3M de Zwijndrecht a pollué la région avec un agent toxique et non dégradable. L’ampleur de cette pollution a longtemps été minimisée. Elle est aujourd’hui mise en lumière par les travaux du périphérique routier d’Anvers. Les habitants des environs ont reçu pour instruction de ne plus consommer les produits de leur jardin. Les politiciens, au courant depuis longtemps, se renvoient la patate chaude. Quant aux coûts d’assainissement du sol, l’entreprise 3M cherche à s’en décharger sur la population. Il n’en est pas question ! C’est à 3M qui s’est fait du fric en polluant de payer la dépollution des terrains. 

Des miettes pour la jeunesse, le pactole pour les patrons

Le prix de l’abonnement Stib pour les étudiants de 18 à 24 ans diminue de 50 à 12 euros à partir du 1er juillet. La mesure s’élargit à tous les jeunes bruxellois de cette classe d’âge en février prochain.

La direction et le gouvernement bruxellois se lancent des fleurs… Mais cette mesure, qui ne coûtera que quelques millions d’euros au gouvernement bruxellois, est dérisoire face aux subventions que la région offre aux entreprises privées. Rien qu’en 2020 par exemple, elle déboursait plus de 200 millions d’euros de subventions pour Sodexo et les sociétés de titres services !

Mediamarkt : les employés sont à bout

Le 11 juin, les employés du magasin Mediamarkt à Sint-Pieters-Leeuw sont repartis en grève. Ils dénoncent la surcharge de travail, le manque de personnel et les pressions constantes de la direction. Le plan de restructuration de la société prévoit en effet un gel des embauches et même des licenciements déguisés. La direction fait à présent mine de vouloir prendre en considération le cahier de revendications syndicales. Reste à voir si la direction tiendra ses engagements ou ne proposera que de la poudre aux yeux. 

Les sans-papiers font partie de la classe ouvrière

Quatre cent septante sans-papiers ont entamé une grève de la faim depuis le 23 mai. Ils sont répartis en deux sites, l’église du béguinage, au centre-ville, et le campus de la VUB. Après plus d’un mois sans manger, beaucoup d’entre eux sont dans un état grave.

Venus de pays devenus invivables, ayant traversé les pires horreurs pour trouver un endroit où vivre et travailler en paix, ceux qu’on appelle les « migrants » servent ici de main-d’œuvre exploitable à merci par un patronat sans scrupule, dans la restauration ou le bâtiment. Outre des horaires à rallonge et des conditions de travail indignes, ils doivent rester aux aguets face à des contrôles qui peuvent avoir lieu à tout moment, dans une gare, une station de métro ou au coin d’une rue.

Ils n’ont aucun droit face à leurs patrons et sont confrontés à l’arbitraire total de l’administration en matière de papiers. Ils ne demandent aujourd’hui que des règles et des critères clairs pour obtenir un titre de séjour, mais en réalité il faudrait qu’ils soient tous régularisés, ainsi que tous les autres sans-papiers.

Il est inacceptable que des êtres humains en soient réduits à risquer leur santé voire leur vie pour une revendication aussi basique. Voilà qui en dit long sur la barbarie de notre société.

Face à eux, le secrétaire d’État à l’Asile et la Migration, Sammy Mahdi, un CD&V, refuse catégoriquement de régulariser les sans-papiers en grève de la faim. Pour lui, ils sont tout simplement dans l’illégalité. Or, il refuse tout autant que les règles pour obtenir des papiers soient clarifiées, car cela leur donnerait un « droit » dont il ne veut pas entendre parler.

Mahdi reprend à son compte les pires arguments qu’on entend depuis des dizaines d’années à l’encontre des sans-papiers. Selon lui, si on régularisait ces quatre cent-là, il y en aurait des centaines de milliers d’autres qui se mettraient à faire des grèves de la faim pour obtenir des papiers ! Dégoulinant d’hypocrisie, Mahdi prétend s’inquiéter pour leur santé et que c’est pour leur bien qu’il refuse de négocier. Il faudrait d’abord que ce sinistre personnage explique ce qui peut bien pousser des gens à une telle extrémité. Contrairement à ce qu’il insinue, une grève de la faim n’est pas un « truc » pour avoir des papiers, c’est un acte grave, désespéré !

Tout ce que Mahdi a à dire aux grévistes de la faim c’est : « vous n’avez pas de papiers, taisez-vous, acceptez votre sort en silence, acceptez de devoir attendre des années avant de pouvoir, peut-être, vivre une vie normale et sinon, ce sera le renvoi dans votre pays. »

Mahdi agite la vieille rengaine de l’invasion par les migrants qui a été inventée par l’extrême-droite pour monter les travailleurs les uns contre les autres. Elle a été reprise depuis par les autres partis, qui trouvent bien pratique de faire porter la responsabilité du chômage ou du déficit de la Sécurité sociale sur les travailleurs d’origine étrangère plutôt que sur les licenciements décidés par des patrons bien de chez nous.

Quant aux autres politiciens qui, comme Nollet, proposent de convoquer des « conférences interministérielles », ils se moquent bien du sort des sans-papiers. Tous adhèrent, d’une manière ou d’une autre, à ce discours qui fait de l’immigration un problème.

« On ne peut pas accueillir toute la misère du monde » ? Mais ce sont les pays capitalistes qui ont semé la misère dans le monde entier, par la colonisation, par l’esclavage, par les guerres de conquête qu’ils ont menées pour prendre le contrôle de ressources minières ou pétrolières. Ils n’ont pas hésité à soutenir les pires dictatures, puis à les renverser quand cela les arrangeait, quitte à ce que cela mène à des années de guerre civile. Syrie, Irak, Afghanistan, Myanmar ne sont que les plus récents, la liste est infinie

Ce serait la moindre des choses que d’accorder des papiers à tous ceux qui fuient ces guerres et cette misère, car ils ont autant le droit que d’autres de vivre dignement de leur travail. Ceux-là mêmes qui ont créé cette misère veulent fermer la porte à leurs victimes.

Surtout, ce sont les mêmes qui exploitent les travailleurs ici ou là-bas, qui s’enrichissent de la misère des uns comme des autres. Ce sont les même capitalistes avides et les mêmes politiciens serviles qui demandent aux travailleurs, avec ou sans papiers, de se taire en attendant des jours meilleurs.

Les sans-papiers font partie de la classe ouvrière, ils se battent pour leurs droits. Il faut les soutenir !

L’inviolabilité du domicile, ça vaut aussi pour les sans-papiers !

Le secrétaire d’Etat à l’Asile et à la Migration, Sammy Mahdi (CD&V), tente à son tour d’ouvrir une brèche dans le droit à l’inviolabilité du domicile. Dans un nouveau projet de loi, il souhaite autoriser la police d’entrer chez les sans-papiers qui refusent de quitter le territoire. Le secrétaire d’État cherche ainsi à faire passer un projet déjà soumis en son temps par Francken et enterré grâce une large mobilisation populaire. Les sans-papiers sont avant tout nos camarades de travail. A nous de nous remobiliser pour protéger leur domicile comme nous défendrions les nôtres.

Assistants en médecine exploités : une simple inspection ne résoudra rien

Les conditions de travail des assistants en médecine dans nos hôpitaux sont inacceptables. La loi prévoit des prestations de 38 à 48 heures/semaine, avec des pics autorisés à 60 heures. Dans les faits, ceux-ci travaillent parfois jusqu’à 90 heures/semaine. Le mouvement de mobilisation lancé récemment a poussé l’inspection du travail à lancer une vague de contrôles sur l’ensemble du pays. Ces contrôles resteront toutefois un simple plâtre sur une jambe de bois si on ne s’attaque pas au système qui en est à la cause. Et pour cela, il faudra mettre fin à plusieurs décennies de coupes budgétaires dans les soins de santé, au détriment du personnel médical et des patients.