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Non au service minimum pour le rail !

La FGTB et la CSC ont annoncé leur intention d’aller en justice contre le service minimum qui sera imposé d’ici peu aux cheminots. Cette exigence de service « garanti » selon les mots du ministre, par laquelle les travailleurs devront déclarer 3 jours à l’avance au patron leur intention de se mettre en grève, est un recul inacceptable. Mais il est illusoire de penser que c’est par la voie judiciaire qu’on pourra s’y attaquer. La seule façon efficace de lutter pour le droit de grève, c’est la grève !

Pas de bras, pas d’avion

Il n’y a pas assez de personnel chez Belgocontrol, l’entreprise qui gère le contrôle aérien belge. Les travailleurs sont pressurés, ils multiplient les heures sup’ et reportent toujours plus leurs congés. C’est le résultat de la politique de la direction qui, pour réaliser des économies, n’a pas effectué de recrutement pendant des années. Le gouvernement wallon, au lieu de prendre des mesures pour régler le problème, se décharge de la responsabilité en menaçant de rompre son contrat avec la société.
Puisque la direction ne bouge pas, les travailleurs de Charleroi ont décidé de restreindre les mouvements aériens et fermer de temps en temps la tour de contrôle. C’est un premier pas, il n’y a que la grève qui fera prendre de vraies mesures aux responsables de cette situation.

Des écoles en ruine et des travailleurs usés

Mardi 27 février, nombreux étaient les travailleurs des écoles qui ont fait grève. Depuis des années, l’État ferme les écoles, n’augmente pas le nombre de classes alors qu’il y a de plus en plus d’élèves, les établissements se dégradent, les équipements sont défectueux, le matériel incomplet si pas inexistant, l’encadrement est insuffisant… Et le gouvernement veut priver les travailleurs d’une pension digne !? Les travailleurs ont bien raison de faire grève. Il faudra cependant plus d’un jour de lutte pour que le gouvernement recule.

Grève du 27 février

La grève nationale des services publics à l’appel de la CGSP a été bien suivie par les travailleurs à la STIB. L’assemblée générale de la CGSP du 20 février avait voté la grève du 27 février à l’unanimité. De nombreux travailleurs affiliés à la CGSLB et à la CSC ont également fait grève. Plus de trois quarts des bus et des trams et plus de deux tiers des métros ne sont pas sortis des dépôts. Il n’y a pas eu de véritables piquets de grève, seuls quelques délégués syndicaux ont temporairement occupé le terrain à la porte de certains dépôts. Les basses températures n’expliquent pas tout, la CGSP n’a donné aucune directive d’action. Les travailleurs en grève sont restés à la maison alors qu’ils auraient pu participer par exemple à une distribution de tracts.

Les attaques gouvernementales se multiplient : augmentation de l’âge de la pension, diminution du montant de la pension, manque de budget pour reconnaître les métiers pénibles, pénibilité calculée au rabais… Ce ne sont pas les raisons de faire grève qui manquent donc. Bien sûr une journée de grève ne va pas changer immédiatement le rapport de force. Mais nous pourrions profiter de ce rare moment où nous pouvons être tous ensemble pour discuter justement de la nécessité de préparer une mobilisation au-delà d’un jour.

Il vole vos droits !

Chez Volvo, plus de 200 travailleurs se sont mis en grève dénonçant les cadences infernales et la pression des chefs. 16 d’entre eux ont été licenciés. La motivation du renvoi : « ils n’ont plus leur place dans l’organisation ». Or, ces travailleurs étaient là depuis des années ! Le groupe compte bien faire régner l’ordre chez lui et il veut punir ceux qui osent remettre en cause ses décisions. On ne peut pas attendre de la loi qu’elle nous défende. Elle n’est pas de notre côté et c’est à nous de faire respecter nos droits.

Qui l’eut cru !

Oh, quelle surprise ! Depuis 2007, date de la privatisation du secteur de l’énergie, la facture de gaz -électricité a augmenté de 70%. Et votre salaire, de combien a-t-il augmenté en dix ans ? Votre pouvoir d’achat, il a grandi ? Non, bien sûr !
Et donc, encore une fois, on constate ce que tout le monde sait, une privatisation fait augmenter les prix. Le blabla sur le marché et sa concurrence bienfaisante, eh bien c’est faux, tout simplement. Pas besoin de faire des calculs savants pour le savoir. Les actionnaires privés n’ont aucune raison, contrairement à l’État, de maintenir les prix des services publics à un niveau raisonnable, accessible à la population. L’objectif des actionnaires, c’est de faire du profit.
Et pour ça, il n’y a pas des milliers de façons de s’y prendre : soit la productivité augmente, soit ce sont les prix qui augmentent. En fait, c’est souvent une combinaison des deux.
Dans un premier temps, la concurrence obligera les entreprises à maintenir les augmentations de prix à un niveau acceptable.
Mais les jeux d’achats et de ventes entre les entreprises finissent par tendre vers une situation de monopole et donc d’entente sur les prix. (Oui oui, on sait, l’Europe dit que c’est interdit…). Et là, badaboum, ils peuvent plumer le consommateur qui n’aura pas d’autre choix ! Les privatisations sont vraiment une aubaine pour le patronat.

Gaaarde à vous !

Maggie De Block est décidément au garde à vous devant les organisations patronales. Johann Leten, le représentant de la Voka Limbourg, a expliqué dans la presse que tous les patrons voudraient baisser le nombre de malades de longue durée ! En gros, ils accusent les toubibs de faire des certificats au plus offrant. On comprend que les toubibs se soient indignés. Bon, il est bien possible que la Voka s’excuse devant les médecins. Après tout, ils sont un petit peu du même monde. Mais les patrons ne lâcheront pas l’idée.
Partout le travail est plus dur, il y a des suppressions de postes, plus de stress. Les patrons vont jusqu’à l’os. Partout, ils essayent de grappiller de l’argent pour augmenter leurs profits.
Il est évident qu’il ne faut pas les laisser faire.
Mais on peut déjà imaginer les directions syndicales s’échiner à démontrer que les patrons se trompent, que ce n’est pas rentable (pour eux) à long terme, etc. Remettre au boulot des travailleurs usés moralement et physiquement par une productivité démente, ne doit pas être négociable. Il faut leur dire non, tout de suite et maintenant. D’ailleurs, il serait bon de reprendre cette bonne vieille manière de faire : on se mobilise d’abord, on négocie après !

Grève des coursiers de chez Deliveroo

Les membres du collectif des coursiers, qui regroupe 200 travailleurs de chez Deliveroo, ont mené des ac-tions de grève le week-end dernier. La colère des li-vreurs à vélo vient de l’obligation qui leur est faite de devenir indépendants à partir du 31 janvier. Payés 5 eu-ros bruts la course, ils n’auront alors plus droit à au-cune protection sociale ou couverture en cas d’accident. De quoi rendre leurs conditions de travail, déjà pré-caires, vraiment dignes de celles des journaliers du XIXème siècle. A Bruxelles, à Liège et dans d’autres villes, ils se sont rassemblés pour faire le tour des res-taurants  » partenaires  » de Deliveroo et les faire fermer l’application internet afin de soutenir leur mouvement.

Silence dans les rangs !

Après les matraques volontaires, genre milice armée, voilà la police à domicile. Avec la NV-A, il y a comme un souffle militaire qui plane dans l’air. Normal, ils ont plein de copains aux crânes rasés.
Voilà l’affaire : De Wever n’aime pas les réfugiés – il n’aime personne sauf les patrons. Il fait les poches de la sécu et les nôtres pour remplir celles de ses copains du Cercle de Lorraine (un endroit réservé aux riches pour manger des petits fours tout en parlant pognon). Mais comme il ne veut pas être pris la main dans le sac, il accuse les réfugiés. Pour joindre le geste à la parole, il veut donner le droit (à qui, ce n’est pas encore très clair) d’envoyer la police chez vous, regarder dans vos tiroirs s’il n’y a pas un réfugié caché. D’office, la po-lice va prendre racine dans votre salon. D’une pierre, deux coups ils vont faire ! Contrôle et répression, c’est pour nous faire bosser sans broncher.

Misère avec le MR, tout comme avec le PS

L’ancien premier ministre Di Rupo a fait parler de lui en caricaturant le slogan du premier ministre Michel  » jobs, jobs, jobs  » en  » misère, misère, misère.  » Ef-fectivement, le gouvernement actuel ne fait rien pour préserver l’emploi et fabrique au contraire de plus en plus de boulots précaires, mal payés, et des chômeurs à la pelle. Mais qu’a fait avant lui le gouvernement Di Rupo ? Exactement la même chose : d’énormes ca-deaux aux patrons sans rien leur imposer en échange, un démantèlement des droits sociaux comme la pension ou les allocations de chômage, le blocage des salaires. Alors, le PS a beau jeu aujourd’hui de faire mine de s’offusquer. Il faut imposer l’interdiction des licencie-ments dans les entreprises qui font des bénéfices mais pour cela les travailleurs ne devront compter que sur leurs propres forces.