Archives pour la catégorie Actualité

La pauvreté en héritage, ce n’est pas une fatalité

Les enfants des pauvres restent pauvres, surtout s’ils n’ont pas de diplôme et sont d’origine étrangère. Les grands discours sur la capacité du capitalisme à faire reculer la pauvreté ne résistent pas à l’épreuve des faits. Mais la pauvreté n’est pas une catastrophe naturelle contre laquelle on ne peut rien. Pour la combattre, il faut d’abord mettre fin au chômage et aux boulots précaires. Des milliers d’emplois manquent pour satisfaire les besoins les plus essentiels, à commencer par les services publics et les soins de santé. Tout cela est possible à condition d’aller chercher dans les profits du grand capital. Ce ne sont pas les politiciens qui le feront, alors les travailleurs eux-mêmes doivent l’imposer.

Duplicité gouvernementale

En 2019, une décision de justice a empêché Théo Francken, le sinistre secrétaire d’état à l’Asile, d’enfermer des enfants dans les centres fermés. Le nouveau gouvernement avait promis de respecter l’interdiction, mais en douce il continue à payer des avocats et des juristes pour faire annuler le jugement. La rage anti-immigrés de certains partis les rend capables d’imaginer des choses aussi inhumaines que mettre des enfants en prison ! Tout ça pour faire croire que les problèmes des travailleurs, le chômage, les bas salaires, seraient causés par les migrants et que les patrons, évidemment, n’ont rien à voir là-dedans…

Vivre dans des taudis, ça suffit !

A Bruxelles, des milliers de familles continuent à habiter des taudis loués à des tarifs délirants de 550-600€ par mois. En dix ans, les loyers ont augmenté de 20%, contrairement aux salaires et allocations qui, eux, n’ont pas suivi. La liste d’attente pour un logement social est tellement longue, surtout pour les familles nombreuses, qu’elles n’ont d’autre alternative que ces marchands de sommeil. Il est grand temps d’y mettre le holà : réquisition de tous les logements insalubres et confiscation des loyers prélevés pour financer la rénovation ou la reconstruction !

Texaco : retour de flamme

Ce 28 mai, les travailleurs qui s’occupent des stations Texaco ont fait grève et bloqué l’accès aux pompes. Avant la crise sanitaire, les conditions de travail n’étaient déjà pas fameuses pour ces travailleurs qui font souvent tourner seuls la boutique et qui n’ont, ni pause ni heures supplémentaires payées. Avec le Covid, la situation s’est encore aggravée. Et, alors qu’ils s’attendaient à recevoir les primes promises par la direction, rien n’est venu. En fait, comme pour le reste des travailleurs de « première ligne », ils sont censés se contenter de remerciements ! Les travailleurs de Texaco ont donné leur réponse, bravo à eux. La citerne a débordé, il faut maintenant que leur combat fasse tache d’huile.

IBM : un programme malveillant

Depuis le mois de mai et l’annonce d’un plan de licenciement mondial, IBM reste muet sur la façon dont il compte jeter les travailleurs dehors. En Belgique, il est prévu 200 licenciements et 300 « relocalisations ». En fait, IBM, qui réalise environ 9 milliards de bénéfices nets par an, souhaite se concentrer sur les activités qui lui rapportent le plus pour faire gonfler la rentabilité et gaver encore les actionnaires… c’est un programme bien connu du logiciel capitaliste. Les travailleurs ont entamé des grèves. Pour se faire entendre, ils peuvent compter sur leur immense force collective : ils sont 380 000 dans le monde à bâtir la fortune d’IBM. Tous ont la même préoccupation : défendre leur gagne-pain.

Vive la lutte des soignants

Le 7 juin, le personnel infirmier des urgences de l’hôpital Érasme s’est mis en grève pour protester contre une situation catastrophique, non seulement pour eux mais aussi pour les patients : salaires rabotés, modification des règles pour recruter du personnel moins formé, effectifs insuffisants, pression maximale et des « primes Covid » qui ne sont que des miettes. Ils sont épuisés et le disent haut et fort. 

Panique à la direction qui a envoyé la police réquisitionner des infirmiers de force chez eux.

Les remerciements émus de Vandenbroeck et De Croo au personnel soignant n’étaient que des mots, car pour l’argent, il n’en était pas question. Eh bien face à leur hypocrisie, le mouvement s’étend et une grève du secteur de la santé est prévue pour le 17 juin.

Pensions complémentaires : les riches et leurs petites affaires

Un rapport de la Cour des Comptes a démontré récemment que le système des pensions complémentaires, dont le taux d’imposition est très bas, profite surtout aux riches qui en font un instrument d’optimisation fiscale. Les versements sont normalement plafonnés mais, comme d’habitude lorsqu’il s’agit de contrôler les riches, le personnel manque. Pourtant, la situation est connue depuis 2007 ! Ainsi, chaque année, trois milliards d’euros d’argent public sont dépensés pour entretenir ce système qui favorise des tripotages de bourgeois. L’État n’a jamais fait preuve d’autant de bienveillance à l’égard des pauvres et des chômeurs.

Levée des brevets : Joe Biden, le cynisme du capitalisme

Le soutien du président américain à la levée des brevets sur les vaccins anti-Covid a pris tout le monde de court. Mais c’est hypocrite. Les sociétés américaines Pfizer et Moderna, qui ont une longueur d’avance sur leurs concurrents, ont déjà engrangé de juteux bénéfices grâce à des vaccins coûteux. Même en cas de levée de tous les brevets, elles seraient bien moins impactées que les autres. Par ailleurs, les États-Unis continuent à bloquer l’exportation de composants indispensables en limitant ainsi la production mondiale. En matière de cynisme, on ne peut pas faire mieux.

Le big pharma s’accroche à ses brevets

De nombreuses voix réclament la levée des droits de propriété intellectuelle sur les vaccins anti-Covid. Seule une telle mesure permettrait de produire rapidement et à moindres frais les doses nécessaires à la population mondiale. Sans surprise, les sociétés pharmaceutiques s’y opposent, en criant à la mise en péril du secteur. L’apparition rapide des vaccins ne doit pourtant rien au big pharma et à ses brevets. La recherche a été essentiellement financée avec de l’argent public. Les grandes sociétés se contentent d’en empocher les profits, sans avoir pris le moindre risque. Au plus grand plaisir de leurs actionnaires qui, une fois encore, se sucrent sur notre dos.

L’UE tue discrètement à ses frontières

La politique d’asile de l’Union européenne est, d’année en année, toujours plus criminelle. En 2020, les États membres de l’UE et l’agence Frontex ont refoulé, au mépris de leurs propres lois, au moins 40 000 réfugiés. Plus de 2 000 d’entre eux sont morts à la suite d’un de ces refoulements ! Cette Europe des riches a beau se parer des plus grandes vertus humanistes ; sa réalité, bien moins reluisante, est faite de racisme et de rejet des pauvres.