Archives pour la catégorie Actualité

Quand le train devient un luxe

Il y a un an, les socialistes et les écologistes promettaient la gratuité des transports en commun grâce à une taxe sur les comptes-titres. Depuis, le projet a été mis au frigo, les investissements rabotés et les tarifs des billets de train vont augmenter de 9 % à partir de février 2023. Tant pis pour les travailleurs qui s’entasseront dans moins de trains, tant pis pour ceux qui sont pris entre le prix des billets et le prix de l’essence et tant pis pour le climat. En attendant, les patrons encaissent, mais pour combien de temps encore ?

Élections US : une claque pour les réacs

Aux États-Unis, les républicains n’ont pas obtenu les résultats qu’ils espéraient, en particulier à cause de la mobilisation des femmes contre leur politique anti-avortement. 

Les élections américaines, c’est 16 milliards de dollars versés par les entreprises pour aider leurs poulains à se faire élire. Les démocrates se sont posés en défenseurs des droits des femmes pour gagner des voix face à des républicains réactionnaires caricaturaux mais, comme eux, ils sont au service du patronat. Ni les femmes, ni les minorités ethniques, ni les travailleurs en général n’ont rien à attendre d’eux.

Qatar, la coupe de la honte

Cette semaine débute la 22e édition de la coupe du monde de football. L’attribution de cette compétition au Qatar suscite depuis le début la polémique et les appels au boycott se multiplient. Les arguments ne manquent pas (ouvriers migrants surexploités pour la construction des stades, gabegie climatique, magouilles diplomatiques, etc.) mais ne sont que l’arbre qui cache la forêt. C’est tout le système du foot-business qui est corrompu, depuis la fédération internationale de football jusqu’aux multinationales qui le sponsorisent et en tirent une publicité très lucrative.    

Prendre les profits pour remplir les caddies

Le chef du syndicat patronal Comeos s’inquiète de la chute des ventes, surtout dans l’alimentaire. Évidemment, ce patron ne se préoccupe pas des travailleurs contraints à faire des économies sur tout. S’il pleurniche, c’est parce qu’il voit ses profits fondre ! Selon lui, si les prix sont plus élevés en Belgique qu’ailleurs, c’est parce que le personnel des magasins est trop bien payé ! C’est ce qu’il appelle le « handicap salarial ». Ce serait donc parce qu’ils sont « trop bien payés » que les travailleurs consomment… moins ? C’est du n’importe quoi. Les prix augmentent parce que les patrons le décident pour préserver leurs marges bénéficiaires. Ce sont les patrons qui coûtent cher et eux seuls.

Les grévistes contre les privilégiés

Confrontée à un mouvement de grève qui paralyse les raffineries et les livraisons de carburant en France, la direction de Total a décidé de publier le salaire moyen de leurs employés. C’est une vieille méthode de patrons : après avoir opposé les grévistes aux automobilistes, ils voudraient diviser les travailleurs en fonction de leur fiche de paie. Évidemment, pour les patrons nous sommes toujours trop bien payés ! C’est parce que nos salaires sont si bas que leurs profits sont si élevés. Les vrais privilégiés, ce sont eux, ceux qui vendent le carburant plus cher et qui exploitent les travailleurs, ce sont eux ! C’est contre eux que les travailleurs de Total et Exxon se battent.

Les TEC nous montrent la voie

Deux cents chauffeurs des TEC sont entrés en grève du 20 au 26 octobre. Chaque jour, ils décidaient de leurs actions et de la continuation de la grève en assemblée générale. Les directions syndicales se sont opposées à la grève et n’ont pas voulu la soutenir. Pourtant, les grévistes ont tenu bon et ont tenté d’étendre le mouvement à d’autres entreprises en allant à la rencontre des travailleurs de Bpost et de Tibi, une intercommunale des déchets. Pour faire face au recul de nos conditions de vie et à l’immobilisme syndical, il n’y a qu’une seule solution : organiser de vastes mouvements démocratiques de travailleurs, au besoin en se passant de l’accord des directions syndicales !

En Iran, la contestation s’étend

Sept semaines après l’assassinat de Mahsa Amini par la police des mœurs iranienne, la contestation ne faiblit pas en Iran. La répression, qui a fait plus de 185 morts, n’entame pas le moral des hommes et des femmes, parfois très jeunes, qui continuent de risquer leur vie pour descendre dans la rue et crier toute leur colère contre les dirigeants de la République islamique. Alors que les dirigeants annoncent la fin du mouvement, de nombreux étudiants se rassemblent devant les universités pour dénoncer la pauvreté et la corruption en criant « mort à la dictature ». Dans certaines villes, les commerces sont en grève. À Abadan, à Kengan et surtout dans la grande usine pétrochimique d’Assalouyeh, des travailleurs se sont mis en grève et ont manifesté. Ils montrent la voie à suivre pour balayer cette dictature réactionnaire qui les opprime. 

En Turquie, les mineurs n’ont qu’à mourir

41 mineurs ont péri dans un coup de grisou survenu dans une mine de la société publique des charbonnages turcs à Amasra. Arrivé sur place, Erdogan s’est dédouané de toute responsabilité en présentant cette catastrophe comme une fatalité divine. L’accident était pourtant tout-à-fait évitable comme en témoignent les fortes émanations de gaz ressenties depuis plusieurs jours par les mineurs. Mais en Turquie comme dans toute autre société capitaliste, les profits priment sur la santé et la sécurité des travailleurs, peu importe les risques qu’ils peuvent encourir. 

Les drones turcs massacrent au Kurdistan irakien

Une délégation d’avocats belges est revenue d’une mission d’enquête dans le Kurdistan d’Irak avec un dossier à charge sur les exactions commises par l’armée turque. Sur le terrain de guerre ukrainien, les drones turcs sont acclamés par les dirigeants de l’OTAN. Dans le nord de l’Irak, ils frappent indistinctement civils et guérilleros du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), dans le silence gêné et complice des chancelleries occidentales. Difficile de faire plus hypocrite lorsqu’un allié applique à ses frontières la même politique de terreur que celle de Poutine. 

Des enfants à la rue, la crise de l’asile a bon dos

Faute de place dans les centres d’accueil de Fedasil, 21 adolescents n’ont pu compter que sur des ONG pour dormir au chaud. En septembre, le nombre de demandes de protection – plus de 4000 – a atteint un record depuis le retour au pouvoir des talibans en Afghanistan à l’été 2021. Mais parler de crise de l’asile est ridicule pour justifier les carences de l’Etat belge, condamné plus de 4500 fois depuis le début de l’année pour non-respect de ses obligations. C’est bien une politique délibérée pour dissuader les candidats réfugiés de déposer une demande d’asile.