Archives pour la catégorie Actualité

D’Ieteren : leur interdire de nous rouler

D’Ieteren vient d’annoncer la fermeture de deux de ses sites à Bruxelles et menace ainsi de licencier plus de 100 travailleurs. Le patron digère mal le refus des baisses de salaires qu’il avait voulu leur imposer il y a quelques semaines. Et maintenant, c’est eux qu’il accuse d’être responsable des licenciements au prétexte qu’ils coûtent trop cher. Quel baratin ! Les travailleurs ne coûtent rien, au contraire, ils rapportent ! Ce sont eux qui ont fait de Roland D’Ieteren la 29ème fortune du pays. Pour maintenir l’emploi, c’est dans les poches de ces parasites qu’il faut prendre. Et ce serait bien le minimum car, au fond, ces fortunes appartiennent à ceux qui les construisent !

Inondations : assureurs mauvais payeurs

Les sinistrés des inondations sont en colère, et il y a de quoi. Certains assureurs n’ont versé aucune avance. D’autres en ont versées, puis plus rien. La plupart font durer les démarches pour décourager les assurés. Un objectif : indemniser le moins possible. Ces sociétés brassent des milliards chaque année. Mais à la première catastrophe, elles se cachent derrière la paperasse et les plafonds d’intervention prévus par la loi. Ces inondations ne sont pas seulement la conséquence du dérèglement climatique. Elles sont surtout révélatrices de la pourriture qu’est le capitalisme.  

Les aides aux patrons, la facture aux travailleurs

La Secrétaire d’État au Budget a annoncé la couleur : cesser les dépenses Covid au plus vite et… économiser trois milliards d’euros en 2022 ! Ainsi, après avoir copieusement arrosé les petits et surtout les grands patrons, le gouvernement veut renflouer les caisses sur notre dos. Pour payer la note, les services publics seront encore rabotés. Tant pis pour l’enseignement, les transports et la santé qui, même après le Covid, devront continuer à se contenter de cacahuètes ! Et le reste des économies, le gouvernement ira le chercher directement dans la poche des travailleurs… comme toujours.

Aéroport de Charleroi : la flexibilité, c’est assez !

Les employés de l’aéroport de Charleroi ont débrayé pendant deux heures. Ils en ont ras-le-bol d’être pressés comme des citrons. Sous prétexte de la Covid, la direction a réduit les effectifs mais la charge de travail n’a pas baissé. Deux travailleurs en ont fait un infarctus ! La direction compte encore diminuer le personnel et les salaires. La pandémie a bon dos pour justifier tous les coups fourrés. La flexibilité n’est pas à négocier, elle doit être rejetée. Rien de tel qu’une bonne grève pour le rappeler. 

Logistics Nivelles : diviser pour mieux exploiter

L’entreprise Logistics Nivelles, approvisionnant les magasins Carrefour, va fermer d’ici 2022, licenciant 700 travailleurs. L’activité sera relocalisée sur deux autres sites du groupe en Flandre. Personne n’est dupe du prétexte du manque de rentabilité. La société a délibérément désinvesti cet entrepôt. Elle cherche en plus à opposer les travailleurs wallons et flamands. Heureusement, ceux-ci ne sont pas tombés dans le piège. Tous les dépôts ont été bloqués jusque mercredi. Seule la solidarité des travailleurs peut faire plier ces entreprises crapuleuses et cyniques.

Bruxelles-Propreté : surdité patronale

Au début de la semaine dernière, une partie des travailleurs de Bruxelles-Propreté a retardé les départs pour les ramassages au matin. Ils voulaient dénoncer l’augmentation des cadences depuis la levée du confinement et exiger un allègement des tournées. Face au mécontentement, la direction a promis de rédiger… un avis. La belle affaire ! En fait, elle n’a rien écouté : après la réunion, elle a demandé à toutes les équipes de rattraper le retard accumulé ! Il n’en fallait pas plus pour que le reste des travailleurs se mettent en grève. C’est le meilleur moyen de déboucher les oreilles de la direction… et de préserver sa santé.  

Vaccins : l’égoïsme qui va nous coûter cher

L’inégalité d’accès aux vaccins risque de prolonger la pandémie de Covid-19. Si les pays riches ont déjà vacciné près de 60% de leur population, les plus pauvres en sont à peine à 1%. Face à un virus sans frontières, il aurait été logique d’organiser une vaccination à l’échelle mondiale. Au contraire, dans leur égoïsme national, les Etats occidentaux préfèrent injecter une troisième dose à leurs citoyens plutôt que de les livrer aux pays qui en ont le plus besoin. Ils continuent également à s’asseoir sur les brevets pour empêcher une extension des capacités de production. Le capitalisme et le nationalisme démontrent une fois encore leur caractère criminel. 

Banques : toutes aux paradis

Chaque année, les grosses banques européennes continuent de déclarer 20 milliards d’euros de bénéfices dans les paradis fiscaux. C’est la banque HSBC qui détient la palme, en déclarant 62 % de ses bénéfices à Hong-Kong. Les scandales se sont succédé ces dernières années et les belles paroles aussi ! Bien que, depuis 2014, les banques soient tenues de publier leurs activités dans chaque pays, rien n’a changé. Comme si on pouvait s’attendre à autre chose ! Leur seule préoccupation restera à jamais d’enrichir au maximum les actionnaires, par tous les moyens possibles. 

Santé : marre de cravacher, faut refinancer

Le 6 septembre, les infirmières, infirmiers et aides-soignants sont une nouvelle fois sortis dans la rue. Ils réclament que la pénibilité de leur travail soit enfin reconnue, et pas seulement avec des applaudissements. Ils revendiquent aussi une revalorisation de leurs salaires. Le gouvernement se contente du plan de refinancement de 420 millions que les soignants lui avaient arrachés au début de la pandémie. Mais ça reste des cacahuètes face au manque de personnel et à la dégradation des conditions de travail. Ils en ont assez de cravacher, va falloir lâcher le blé. 

Brussels Airlines : halte à la pressurisation du personnel

Le personnel de cabine de Brussels Airlines est à bout. Après une longue période de chômage économique, les stewards et hôtesses ont subi une pression maximale tout au long de l’été. Avec la réduction de 25% du personnel de l’an passé, la charge de travail est devenue intenable. Lufthansa, la maison-mère, refuse d’appliquer la convention collective. Les syndicats veulent la renégocier mais la direction fait la sourde oreille. Le gouvernement, qui a injecté 290 millions d’euros pour renflouer cette société, regarde ailleurs. Rien ne vaut une bonne grève pour briser les ailes de ces esclavagistes !