International

Grève des travailleurs d’Amazon en Espagne

Depuis son ouverture en 2012, c’est la première fois qu’une grève touche le plus grand centre logistique d’Amazon en Espagne. C’est à 98% que les travailleurs se sont mis en grève pour réclamer le maintien de leurs conditions salariales que la direction remet en cause. Alors que Jeff Bezos s’est hissé au sommet de la pyramide des riches, les travailleurs voient leur exploitation augmenter. Cela n’est pas sans rapport !
Ce ne sont pas les premières luttes chez Amazon, l’année passée, en Italie et en Allemagne, les travailleurs s’étaient mobilisés. Il est à espérer que les travailleurs pourront renouer avec les luttes passées et les organiser au niveau international.

La mobilisation des travailleurs d’Air France

Après le succès d’une première journée de grève le 22 février, puis d’une deuxième le 23 mars, l’ensemble des salariés d’Air France, des ouvriers aux commerciaux et aux manutentionnaires en passant par les pilotes, les hôtesses et les stewards, est à nouveau appelé à des journées d’action.
Alors que les profits de la compagnie ont explosé, la direction refuse d’entendre parler de l’augmentation uniforme de 6 % réclamée par l’ensemble des catégories de personnel.
Dans le bras de fer qu’ils ont entamé contre la direction, les travailleurs d’Air France savent qu’il leur faudra se montrer déterminés pour qu’elle lâche une augmentation digne de ce nom, après des années de blocage et des plans d’économies que l’ensemble du personnel a payés par des suppressions d’emplois et des reculs des conditions de travail.

Organisation des Exploiteurs Unis

Comme quoi, ce sont bien les cordonniers qui sont les plus mal chaussés ! Les fonctionnaires internationaux de l’ONU ont décidé d’une grève pour le vendredi 16 mars pour protester contre les coupes dans leurs rémunérations. La session du Conseil des droits de l’homme a dû être annulée. Quel comble ! Même dans le chantre des « droits humains », les États n’arrivent pas à masquer l’exploitation des travailleurs. Voilà ce que signifie le droit pour les capitalistes, celui d’être exploité.

Trump et les grandes puissances, complices d’Israël contre les Palestiniens

En déclarant qu’il comptait reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël, Trump a montré l’arrogance et le mépris du dirigeant impérialiste qu’il est. Que ce bouffon provocateur ait fait cette annonce pour des raisons de politique intérieure, par démagogie vis-à-vis de son électorat antiarabe et antimusulman, n’y change rien.
Alors que les Palestiniens considèrent depuis toujours cette ville comme la capitale d’un futur État indépendant, Trump leur a signifié que, pour les États-Unis, il n’en sera pas question. Il a ainsi entériné officiellement l’annexion de Jérusalem-Est par les troupes israéliennes à l’issue de la guerre des Six-Jours de 1967. Tout « démocratiques » que les États-Unis prétendent être, ils soutiennent les spoliations auxquelles l’État d’Israël se livre depuis des décennies aux dépens des Palestiniens.
Quand, après la Seconde Guerre mondiale, l’État d’Israël a été fondé contre la puissance coloniale britannique, cela répondait à l’aspiration légitime de nombreux Juifs qui avaient survécu aux persécutions et au génocide nazi d’avoir leur propre État. Mais il n’était pas écrit qu’il se construise contre le peuple palestinien, dont le droit à un État était tout aussi légitime : les deux peuples auraient pu cohabiter sur une même terre, comme c’est le cas dans tant d’endroits du monde. Or, depuis l’origine, l’État d’Israël s’est construit sur l’oppression des Palestiniens, en les pourchassant, en les parquant dans des camps et en en faisant des réfugiés sur leur propre terre.
Aujourd’hui, les Palestiniens n’ont pas d’État, mais deux territoires séparés, grignotés par la colonisation, morcelés par des murs infranchissables et des frontières étroitement contrôlées ; deux vastes prisons à ciel ouvert, sans possibilité de développement économique, sans liberté de mouvement, sous la botte permanente de l’armée et de la police israéliennes.
La décision de Trump a été suivie d’un concert de désapprobations, du secrétaire de l’ONU à Macron, en passant par tous les dirigeants européens. Quelle hypocrisie ! Si le petit État d’Israël a pu maintenir sous son joug le peuple palestinien, c’est qu’il bénéficie depuis des décennies de la bienveillance des grandes puissances. Les résolutions de l’ONU ont condamné les annexions, la colonisation des territoires occupés et le sort réservé aux Palestiniens. Israël s’en est soucié comme d’une guigne, parce que ses dirigeants se savent soutenus par les grandes puissances.
Pour celles-ci, le Proche-Orient est un ancien domaine colonial, un vaste champ de pétrole où elles ont leurs intérêts. C’est ainsi qu’avec d’autres États, comme l’Arabie saoudite, Israël joue dans la région le rôle de gardien des intérêts impérialistes. Alors, les États occidentaux peuvent verser périodiquement quelques larmes de crocodile sur le sort des Palestiniens et faire les gros yeux au gendarme israélien, les affaires continuent. Israël, dont le Premier ministre Netanyahou était reçu encore dimanche par Macron, sait que les États occidentaux l’appuieront, quoi qu’il fasse, dans la guerre sans fin qu’il livre aux Palestiniens.
Quant aux dirigeants des États arabes, ils sont tout aussi hypocrites. Au cours de l’histoire, ils ont traité les Palestiniens comme des ennemis, car ils redoutaient l’exemple que leur lutte représentait pour leurs propres peuples. Et ils n’ont pas hésité à les massacrer, comme lors du Septembre noir en Jordanie en 1970.
Le régime saoudien critique aussi la décision de Trump. Quelle sinistre farce ! Les rois du pétrole traitent leur propre population comme Israël traite les Palestiniens. Ils réduisent à un quasi-esclavage les millions d’immigrés qui bâtissent leurs villes et font fonctionner leurs puits de pétrole. Ils privent les femmes de droits les plus élémentaires : pouvoir travailler, étudier, obtenir un passeport ou ouvrir un compte en banque sans l’autorisation de leur maître de mari. Ils écrasent les Yéménites sous les bombes. À l’égal d’Israël, ce régime féodal et réactionnaire bénéficie de la bienveillance des grandes puissances auxquelles il vend de l’or noir et achète des armes.
Va-t-on vers une nouvelle Intifada de cette jeunesse palestinienne sans avenir ? Son sort révoltant illustre en tout cas combien ce monde régi par les intérêts impérialistes est incapable de permettre aux peuples de vivre dignement. Trump vient de porter aux Palestiniens un coup supplémentaire, mais ses complices se nomment Macron, May et Merkel. Pour préserver leur ordre, les riches et les puissants de ce monde condamnent un peuple entier à la prison à vie.

Turquie-Europe : concours de démagogie

Des réunions de propagande du parti du président turc Erdogan, l’AKP, ont été annulées, voire interdites dans plusieurs pays d’Europe. Rivalisant de démagogie nationaliste avec son rival d’extrême droite, le parti conservateur au pouvoir aux Pays-Bas s’est empressé, dans un calcul électoral lamentable, de reconduire à la frontière les ministres turcs venus prendre la parole.
La réaction d’Erdogan, criant au nazisme et rompant les relations diplomatiques avec La Haye, s’inscrit dans une stratégie de surenchère pour rassembler ses électeurs potentiels à l’occasion du futur référendum constitutionnel en Turquie.
Certes, les intentions politiques d’Erdogan sont claires : il fait tout pour renforcer sa quasi-dictature sur la population turque, après avoir éliminé ou neutralisé ses opposants à la suite du coup d’État manqué de juillet dernier. Mais les gouvernements occidentaux qui refusent la tenue de réunions de l’AKP ne reculent pas non plus devant les manipulations électorales.
Les dirigeants européens n’ont pas de problème avec la dictature d’Erdogan, ils saisissent juste l’occasion de flatter les sentiments nationalistes, voire xénophobes ou racistes. Sur ce plan, leur démagogie fait la paire avec les envolées antioccidentales d’Erdogan.

L’argent est là, il faut le prendre

La Commission européenne a condamné Apple à payer 13 milliards d’euros d’impôts en Irlande pour avoir bénéficié de conditions fiscales spécialement avantageuses. La firme et le gouvernement avaient conclu un accord qui permettait à Apple de payer seulement 2% d’impôts. Un système comparable au « intérêts notionnels » belges qui permettent à Arcelor ou Caterpillar de rester sous le seuil des 5%, malgré les milliards qu’ils brassent.
L’existence même de tels accords est choquante, mais en plus de cela, le gouvernement irlandais persiste, refuse cet argent et fait appel de la décision !
Pour la population irlandaise, qui subit comme ici une politique d’austérité, c’est incompréhensible. Cette somme énorme dépasse même le budget des soins de santé du pays !
La même chose a eu lieu en Belgique : elle a été condamnée en janvier dernier pour avoir accordé des réductions d’impôts à des multinationales, et le ministre des Finances, le N-VA Van Overtveldt, a lui aussi refusé d’exiger les 700 millions d’impôts manquants.
Les grandes entreprises, que ce soit Apple, Amazon, Microsoft, Google ou Chrysler, utilisent toutes la concurrence fiscale entre les pays, faisant miroiter la création d’emplois en échange de taux d’imposition ridicules. Elles disposent de capitaux gigantesques qui permettraient de résoudre bien des problèmes, mais au lieu de le faire, elles profitent de leur puissance pour exiger toujours plus. Et dans tout cela, les gouvernements, complices, jouent les victimes consentantes.
Ces milliards, ce sont des travailleurs qui les ont produits, c’est à eux qu’ils reviennent !

Patrons et gouvernement voudraient briser les travailleurs de Renault

Renault borsuLundi 29 février la direction de l’usine Renault de Bursa, en Turquie, a annoncé le licenciement de dix travailleurs, dont deux délégués désignés par leurs camarades. Elle voudrait briser le mouvement de protestation en cours depuis plusieurs semaines.
Depuis leur grève du printemps 2015, qui a obligé le patron à compenser par des primes une partie du manque à gagner dû à l’inflation, les travailleurs de cette usine d’environ 5 000 ouvriers sont restés mobilisés, organisés et solidaires. L’agitation a repris début janvier. Après la décision du gouvernement d’augmenter le salaire minimum national de 1 000 à 1 300 livres (soit environ 350 euros), les travailleurs ont revendiqué que l’ensemble des salaires soient réajustés dans les mêmes proportions pour tenir compte de l’inflation, qui continue et ne cesse de ronger le pouvoir d’achat.
Depuis janvier, des manifestations massives ont donc lieu dans l’usine, s’accompagnant de la grève des heures supplémentaires que la direction rend obligatoires. Une organisation basée sur les délégués d’UET (unités de production d’environ 20 personnes), qui sont environ 200 à l’échelle de l’usine, s’est mise en place pour décider des mouvements.
La combativité des travailleurs de Renault Bursa en encourage d’autres à travers le pays. Des mobilisations pour les mêmes raisons ont eu lieu non seulement à Bursa, mais à Istanbul, à Izmir et dans d’autres villes. Bien des travailleurs disent vouloir faire « comme chez Reno » et il arrive que cela suffise à faire céder un patron, comme chez Hyundaï près d’Istanbul où celui-ci a cédé une prime exceptionnelle de 2 000 livres pour éviter d’avoir à faire face à un mouvement.
Tous les patrons se souviennent en effet qu’au printemps, en même temps que Renault, la grève avait touché de nombreuses usines comme Bosch, Fiat, Ford, Valeo, Delphi, Türk Traktör et d’autres, les forçant eux aussi à céder des primes pour calmer le mécontentement. En tentant de briser le mouvement chez Renault, la direction répond donc aux désirs de l’ensemble du patronat, celui de la métallurgie en particulier, et derrière lui du gouvernement Erdogan qui veut stopper le développement de telles luttes sociales.
Les travailleurs de Renault ont répondu à cette provocation en se mettant en grève et en occupant l’entreprise. Mardi matin 1er mars, la police a tenté sans succès de disperser les travailleurs, accompagnés des familles, venus devant l’usine pour soutenir ceux qui se trouvaient à l’intérieur. La police a procédé à des arrestations et cherche à faire sortir les occupants.
Le gouvernement et le patronat ont décidé d’engager une épreuve de force, mais il n’est pas sûr qu’ils la gagnent : les travailleurs de Renault Bursa sont entourés de la sympathie et de la solidarité de milliers d’autres.

Les socialistes tiennent la matraque à Calais

Le démantèlement du bidonville de la « jungle » à Calais s’est fait, comme il fallait s’y attendre, dans la violence. La police a chassé les migrants et détruit leurs abris de fortune.
Les « solutions» que veut imposer le gouvernement à des femmes et des hommes qui ont franchi mille obstacles pour tenter de se rendre outre-Manche et qui se retrouvent bloqués en France, ce sont des centres dits d’accueil, provisoires, dans des conteneurs chauffés. Nombre de migrants les refusent.
Résultat : un grand nombre de ces migrants retournent dans les bois ou vers d’autres bidonvilles du même type que celui de Calais, qui grossissent à vue d’œil. Voilà l’une des retombées des bombardements que la France de Hollande et Valls pratique au Moyen-Orient. Lamentable et révoltant !

États-Unis : la laborieuse sélection des candidats à l’élection présidentielle

C’est dans le petit État rural de l’Iowa, de trois millions d’habitants, que la sélection des candidats républicains et démocrates pour l’élection présidentielle américaine de novembre prochain a commencé.
Le Parti démocrate comme le Parti Républicain ont invité leurs électeurs respectifs à se réunir pour débattre et choisir les délégués qui soutiennent tel ou tel candidat.
Du côté des Républicains, Donald Trump, le milliardaire réactionnaire, était donné favori parmi les douze candidats qui restaient encore en lice, mais c’est Ted Cruz, élu sénateur du Texas en 2013 grâce au soutien de l’extrême droite des Républicains, le Tea Party, qui l’a emporté avec 27,6 % des voix contre 24,3 % à Trump. Il est talonné par Marco Rubio, 23 % des voix, le jeune sénateur de Floride, un candidat plus classique et plus modéré qui pourrait bien rallier à lui les responsables républicains.
Trump espérait l’emporter auprès de la base réactionnaire et du courant le plus à droite des Républicains, d’autant que Sarah Palin, l’égérie des Tea Party lui a apporté son soutien. Mais sur ce terrain Ted Cruz n’est pas en reste. Lui aussi reprend les thèmes ultraréactionnaires qui plaisent à l’électorat traditionnel du parti, pour la peine de mort, contre le droit à l’avortement, contre tout contrôle des armes à feu. Et surtout, il plaît à l’électorat évangéliste, ultrareligieux, largement majoritaire dans l’Iowa.
L’un des atouts de Ted Cruz auprès des gens du peuple est qu’il se forge une image de candidat anti-establishment, et le fait que nombre de politiciens tiennent des propos hostiles et méprisants à son égard le sert plutôt.
Et si Trump a tenté d’élargir son électorat aux couches populaires frappées par la crise, en dénonçant les inégalités et en proposant d’augmenter les impôts sur les riches, Cruz se dit contre le gouvernement fédéral, contre les impôts et même contre un système fédéral d’éducation.
Du côté des Démocrates, Bernie Sanders vient presque de faire jeu égal avec Hillary Clinton dans l’Iowa avec 49,5 % des voix contre 49,8 pour Clinton. Sanders a réussi à toucher une partie de l’électorat et a récolté presque autant d’argent que Clinton, mais avec des centaines de milliers de petits dons de quelques dizaines d’euros.
Sanders dénonce l’écart croissant entre les revenus des riches et ceux du reste de la population, un système économique et un système politique dominés par Wall Street, stigmatisant les grandes banques dont il dit vouloir réduire la taille. Il se dit en faveur d’un système unique de couverture médicale et il critique le système mis en place par Obama. Il préconise l’instauration d’un salaire minimum de 15 dollars de l’heure et lui aussi veut annuler le dernier accord de libre-échange négocié par Obama.
Cet homme qui se prétend même « socialiste » n’en n’est pas moins candidat à l’investiture du Parti démocrate, un parti des riches et des banques. Il a voté pour la guerre contre l’Afghanistan et a approuvé les crédits pour toutes les autres guerres de l’impérialisme américain ; il a soutenu l’attaque d’Israël contre les Palestiniens de Gaza en 2014. Il a voté toutes les lois répressives contre les Noirs et les immigrés sans papiers, qui peuvent aussi servir contre les militants ouvriers. Mais il a réussi à attirer la sympathie d’un certain nombre de médias, de syndicats, et surtout de jeunes qui l’aident dans sa campagne, tout cela pour les remettre dans le giron du Parti démocrate quand la longue campagne des primaires sera terminée.
Ainsi, dans les deux partis, des candidats se présentent comme nouveaux, originaux, différents. Il s’agit pour eux de tenter de surfer sur le mécontentement populaire envers les deux partis qui alternent au pouvoir pour servir la grande bourgeoisie contre la population laborieuse. Les travailleurs américains n’ont rien à espérer ni des uns ni des autres. Soutenir Sanders, en espérant qu’il soit un démocrate plus radical, ne fait que reculer encore la construction d’un parti révolutionnaire qui fait tant défaut à la classe ouvrière, aux Etats-Unis comme ailleurs dans le monde.

La guerre fait fuir les réfugiés, l’Europe les livre au trafiquants

On se rappelle le choc de l’image du corps d’Aylan, ce petit Syrien retrouvé mort sur une plage grecque en Septembre dernier. Depuis, ce sont littéralement des centaines d’enfants, d’adolescents et d’adultes dont les corps ont été rejetés par la mer. Lors du sommet prétendu d’urgence de Bruxelles en octobre dernier, 26 États européens s’étaient dits prêts à relocaliser en deux ans 160 000 des migrants parvenus en Grèce et en Italie, seules 4 237 places ont été déclarées disponibles dans dix-sept pays, et seuls 459 réfugiés ont été relocalisés dans dix pays. Pourtant, les mêmes causes produisant les mêmes effets, chaque jour voit des centaines de femmes, d’hommes et d’enfants fuir la guerre et ses horreurs pour ne trouver le plus souvent, s’ils échappent aux tourments du voyage, que des barbelés et des murs érigés pour les rejeter.
Et, comme l’hypocrisie règne en maître dans ces sphères de grands commis de la bourgeoisie qui dirigent une des régions les plus riches du monde, les expulsions collectives par charters se multiplient, même interdites par leurs propres conventions des droits de l’homme, mais en accord avec leur morale, puisque les expulsés auraient « fait l’objet d’un examen individuel de leur demande au préalable ».
Là-dessus, des politiciens réactionnaires surenchérissent dans leurs déclarations xénophobes. Tel le gouverneur de Flandre occidentale qui vient de lancer aux habitants qui ont apporté de la nourriture à des réfugiés à Zeebrugge : « Ne nourrissez pas les réfugiés, sinon d’autres viendront ! ».
Ce genre de politicien est certes une caricature, mais ce sont bien les Etats européens qui ont contraint les migrants, dans une situation désespérée, à confier leur vie et celle de leurs enfants à des trafiquants pour déjouer les barrières mises en place par les gouvernements.
Europol, la police européenne, pourra s’inquiéter ensuite de la disparition sur le territoire européen de 10 000 enfants réfugiés non accompagnés, en l’espace de deux ans. Mais qui a créé et qui entretient les conditions du trafic d’êtres humains ?
Heureusement que face à une telle montagne d’égoïsme et de haine, il y a partout en Europe des gens qui font preuve d’humanité en aidant les réfugiés.