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Turquie-Europe : concours de démagogie

Des réunions de propagande du parti du président turc Erdogan, l’AKP, ont été annulées, voire interdites dans plusieurs pays d’Europe. Rivalisant de démagogie nationaliste avec son rival d’extrême droite, le parti conservateur au pouvoir aux Pays-Bas s’est empressé, dans un calcul électoral lamentable, de reconduire à la frontière les ministres turcs venus prendre la parole.
La réaction d’Erdogan, criant au nazisme et rompant les relations diplomatiques avec La Haye, s’inscrit dans une stratégie de surenchère pour rassembler ses électeurs potentiels à l’occasion du futur référendum constitutionnel en Turquie.
Certes, les intentions politiques d’Erdogan sont claires : il fait tout pour renforcer sa quasi-dictature sur la population turque, après avoir éliminé ou neutralisé ses opposants à la suite du coup d’État manqué de juillet dernier. Mais les gouvernements occidentaux qui refusent la tenue de réunions de l’AKP ne reculent pas non plus devant les manipulations électorales.
Les dirigeants européens n’ont pas de problème avec la dictature d’Erdogan, ils saisissent juste l’occasion de flatter les sentiments nationalistes, voire xénophobes ou racistes. Sur ce plan, leur démagogie fait la paire avec les envolées antioccidentales d’Erdogan.

L’argent est là, il faut le prendre

La Commission européenne a condamné Apple à payer 13 milliards d’euros d’impôts en Irlande pour avoir bénéficié de conditions fiscales spécialement avantageuses. La firme et le gouvernement avaient conclu un accord qui permettait à Apple de payer seulement 2% d’impôts. Un système comparable au « intérêts notionnels » belges qui permettent à Arcelor ou Caterpillar de rester sous le seuil des 5%, malgré les milliards qu’ils brassent.
L’existence même de tels accords est choquante, mais en plus de cela, le gouvernement irlandais persiste, refuse cet argent et fait appel de la décision !
Pour la population irlandaise, qui subit comme ici une politique d’austérité, c’est incompréhensible. Cette somme énorme dépasse même le budget des soins de santé du pays !
La même chose a eu lieu en Belgique : elle a été condamnée en janvier dernier pour avoir accordé des réductions d’impôts à des multinationales, et le ministre des Finances, le N-VA Van Overtveldt, a lui aussi refusé d’exiger les 700 millions d’impôts manquants.
Les grandes entreprises, que ce soit Apple, Amazon, Microsoft, Google ou Chrysler, utilisent toutes la concurrence fiscale entre les pays, faisant miroiter la création d’emplois en échange de taux d’imposition ridicules. Elles disposent de capitaux gigantesques qui permettraient de résoudre bien des problèmes, mais au lieu de le faire, elles profitent de leur puissance pour exiger toujours plus. Et dans tout cela, les gouvernements, complices, jouent les victimes consentantes.
Ces milliards, ce sont des travailleurs qui les ont produits, c’est à eux qu’ils reviennent !

Patrons et gouvernement voudraient briser les travailleurs de Renault

Renault borsuLundi 29 février la direction de l’usine Renault de Bursa, en Turquie, a annoncé le licenciement de dix travailleurs, dont deux délégués désignés par leurs camarades. Elle voudrait briser le mouvement de protestation en cours depuis plusieurs semaines.
Depuis leur grève du printemps 2015, qui a obligé le patron à compenser par des primes une partie du manque à gagner dû à l’inflation, les travailleurs de cette usine d’environ 5 000 ouvriers sont restés mobilisés, organisés et solidaires. L’agitation a repris début janvier. Après la décision du gouvernement d’augmenter le salaire minimum national de 1 000 à 1 300 livres (soit environ 350 euros), les travailleurs ont revendiqué que l’ensemble des salaires soient réajustés dans les mêmes proportions pour tenir compte de l’inflation, qui continue et ne cesse de ronger le pouvoir d’achat.
Depuis janvier, des manifestations massives ont donc lieu dans l’usine, s’accompagnant de la grève des heures supplémentaires que la direction rend obligatoires. Une organisation basée sur les délégués d’UET (unités de production d’environ 20 personnes), qui sont environ 200 à l’échelle de l’usine, s’est mise en place pour décider des mouvements.
La combativité des travailleurs de Renault Bursa en encourage d’autres à travers le pays. Des mobilisations pour les mêmes raisons ont eu lieu non seulement à Bursa, mais à Istanbul, à Izmir et dans d’autres villes. Bien des travailleurs disent vouloir faire « comme chez Reno » et il arrive que cela suffise à faire céder un patron, comme chez Hyundaï près d’Istanbul où celui-ci a cédé une prime exceptionnelle de 2 000 livres pour éviter d’avoir à faire face à un mouvement.
Tous les patrons se souviennent en effet qu’au printemps, en même temps que Renault, la grève avait touché de nombreuses usines comme Bosch, Fiat, Ford, Valeo, Delphi, Türk Traktör et d’autres, les forçant eux aussi à céder des primes pour calmer le mécontentement. En tentant de briser le mouvement chez Renault, la direction répond donc aux désirs de l’ensemble du patronat, celui de la métallurgie en particulier, et derrière lui du gouvernement Erdogan qui veut stopper le développement de telles luttes sociales.
Les travailleurs de Renault ont répondu à cette provocation en se mettant en grève et en occupant l’entreprise. Mardi matin 1er mars, la police a tenté sans succès de disperser les travailleurs, accompagnés des familles, venus devant l’usine pour soutenir ceux qui se trouvaient à l’intérieur. La police a procédé à des arrestations et cherche à faire sortir les occupants.
Le gouvernement et le patronat ont décidé d’engager une épreuve de force, mais il n’est pas sûr qu’ils la gagnent : les travailleurs de Renault Bursa sont entourés de la sympathie et de la solidarité de milliers d’autres.

Les socialistes tiennent la matraque à Calais

Le démantèlement du bidonville de la « jungle » à Calais s’est fait, comme il fallait s’y attendre, dans la violence. La police a chassé les migrants et détruit leurs abris de fortune.
Les « solutions» que veut imposer le gouvernement à des femmes et des hommes qui ont franchi mille obstacles pour tenter de se rendre outre-Manche et qui se retrouvent bloqués en France, ce sont des centres dits d’accueil, provisoires, dans des conteneurs chauffés. Nombre de migrants les refusent.
Résultat : un grand nombre de ces migrants retournent dans les bois ou vers d’autres bidonvilles du même type que celui de Calais, qui grossissent à vue d’œil. Voilà l’une des retombées des bombardements que la France de Hollande et Valls pratique au Moyen-Orient. Lamentable et révoltant !

États-Unis : la laborieuse sélection des candidats à l’élection présidentielle

C’est dans le petit État rural de l’Iowa, de trois millions d’habitants, que la sélection des candidats républicains et démocrates pour l’élection présidentielle américaine de novembre prochain a commencé.
Le Parti démocrate comme le Parti Républicain ont invité leurs électeurs respectifs à se réunir pour débattre et choisir les délégués qui soutiennent tel ou tel candidat.
Du côté des Républicains, Donald Trump, le milliardaire réactionnaire, était donné favori parmi les douze candidats qui restaient encore en lice, mais c’est Ted Cruz, élu sénateur du Texas en 2013 grâce au soutien de l’extrême droite des Républicains, le Tea Party, qui l’a emporté avec 27,6 % des voix contre 24,3 % à Trump. Il est talonné par Marco Rubio, 23 % des voix, le jeune sénateur de Floride, un candidat plus classique et plus modéré qui pourrait bien rallier à lui les responsables républicains.
Trump espérait l’emporter auprès de la base réactionnaire et du courant le plus à droite des Républicains, d’autant que Sarah Palin, l’égérie des Tea Party lui a apporté son soutien. Mais sur ce terrain Ted Cruz n’est pas en reste. Lui aussi reprend les thèmes ultraréactionnaires qui plaisent à l’électorat traditionnel du parti, pour la peine de mort, contre le droit à l’avortement, contre tout contrôle des armes à feu. Et surtout, il plaît à l’électorat évangéliste, ultrareligieux, largement majoritaire dans l’Iowa.
L’un des atouts de Ted Cruz auprès des gens du peuple est qu’il se forge une image de candidat anti-establishment, et le fait que nombre de politiciens tiennent des propos hostiles et méprisants à son égard le sert plutôt.
Et si Trump a tenté d’élargir son électorat aux couches populaires frappées par la crise, en dénonçant les inégalités et en proposant d’augmenter les impôts sur les riches, Cruz se dit contre le gouvernement fédéral, contre les impôts et même contre un système fédéral d’éducation.
Du côté des Démocrates, Bernie Sanders vient presque de faire jeu égal avec Hillary Clinton dans l’Iowa avec 49,5 % des voix contre 49,8 pour Clinton. Sanders a réussi à toucher une partie de l’électorat et a récolté presque autant d’argent que Clinton, mais avec des centaines de milliers de petits dons de quelques dizaines d’euros.
Sanders dénonce l’écart croissant entre les revenus des riches et ceux du reste de la population, un système économique et un système politique dominés par Wall Street, stigmatisant les grandes banques dont il dit vouloir réduire la taille. Il se dit en faveur d’un système unique de couverture médicale et il critique le système mis en place par Obama. Il préconise l’instauration d’un salaire minimum de 15 dollars de l’heure et lui aussi veut annuler le dernier accord de libre-échange négocié par Obama.
Cet homme qui se prétend même « socialiste » n’en n’est pas moins candidat à l’investiture du Parti démocrate, un parti des riches et des banques. Il a voté pour la guerre contre l’Afghanistan et a approuvé les crédits pour toutes les autres guerres de l’impérialisme américain ; il a soutenu l’attaque d’Israël contre les Palestiniens de Gaza en 2014. Il a voté toutes les lois répressives contre les Noirs et les immigrés sans papiers, qui peuvent aussi servir contre les militants ouvriers. Mais il a réussi à attirer la sympathie d’un certain nombre de médias, de syndicats, et surtout de jeunes qui l’aident dans sa campagne, tout cela pour les remettre dans le giron du Parti démocrate quand la longue campagne des primaires sera terminée.
Ainsi, dans les deux partis, des candidats se présentent comme nouveaux, originaux, différents. Il s’agit pour eux de tenter de surfer sur le mécontentement populaire envers les deux partis qui alternent au pouvoir pour servir la grande bourgeoisie contre la population laborieuse. Les travailleurs américains n’ont rien à espérer ni des uns ni des autres. Soutenir Sanders, en espérant qu’il soit un démocrate plus radical, ne fait que reculer encore la construction d’un parti révolutionnaire qui fait tant défaut à la classe ouvrière, aux Etats-Unis comme ailleurs dans le monde.

La guerre fait fuir les réfugiés, l’Europe les livre au trafiquants

On se rappelle le choc de l’image du corps d’Aylan, ce petit Syrien retrouvé mort sur une plage grecque en Septembre dernier. Depuis, ce sont littéralement des centaines d’enfants, d’adolescents et d’adultes dont les corps ont été rejetés par la mer. Lors du sommet prétendu d’urgence de Bruxelles en octobre dernier, 26 États européens s’étaient dits prêts à relocaliser en deux ans 160 000 des migrants parvenus en Grèce et en Italie, seules 4 237 places ont été déclarées disponibles dans dix-sept pays, et seuls 459 réfugiés ont été relocalisés dans dix pays. Pourtant, les mêmes causes produisant les mêmes effets, chaque jour voit des centaines de femmes, d’hommes et d’enfants fuir la guerre et ses horreurs pour ne trouver le plus souvent, s’ils échappent aux tourments du voyage, que des barbelés et des murs érigés pour les rejeter.
Et, comme l’hypocrisie règne en maître dans ces sphères de grands commis de la bourgeoisie qui dirigent une des régions les plus riches du monde, les expulsions collectives par charters se multiplient, même interdites par leurs propres conventions des droits de l’homme, mais en accord avec leur morale, puisque les expulsés auraient « fait l’objet d’un examen individuel de leur demande au préalable ».
Là-dessus, des politiciens réactionnaires surenchérissent dans leurs déclarations xénophobes. Tel le gouverneur de Flandre occidentale qui vient de lancer aux habitants qui ont apporté de la nourriture à des réfugiés à Zeebrugge : « Ne nourrissez pas les réfugiés, sinon d’autres viendront ! ».
Ce genre de politicien est certes une caricature, mais ce sont bien les Etats européens qui ont contraint les migrants, dans une situation désespérée, à confier leur vie et celle de leurs enfants à des trafiquants pour déjouer les barrières mises en place par les gouvernements.
Europol, la police européenne, pourra s’inquiéter ensuite de la disparition sur le territoire européen de 10 000 enfants réfugiés non accompagnés, en l’espace de deux ans. Mais qui a créé et qui entretient les conditions du trafic d’êtres humains ?
Heureusement que face à une telle montagne d’égoïsme et de haine, il y a partout en Europe des gens qui font preuve d’humanité en aidant les réfugiés.

La fin de quelle Europe ?

Depuis le début de la soi-disant « crise des migrants », les Etats européens ont pris des mesures de fermeture des frontières qui semblent remettre en cause la libre circulation des personnes en Europe établie depuis les années 90 avec le traité de Schengen. En parallèle, les négociations avec l’Angleterre, qui réclame de pouvoir s’affranchir des règles d’égalité entre citoyens européens, donnent, elles aussi, l’impression que « l’idéal européen » est en train de prendre l’eau. Mais l’histoire de la construction européenne montre que cet idéal n’est en réalité qu’une mince couche décorative qui masque mal des intérêts bien plus terre à terre.
Depuis la fin du 19ème siècle, le problème qui se posait aux pays européens développés, en particulier l’Angleterre, la France, l’Allemagne et aussi la Belgique était que leurs entreprises étaient déjà capables de fabriquer pour un marché bien plus large que la population de chacun de ces pays. Après la Deuxième Guerre mondiale, certaines des plus grandes entreprises industrielles, plus modernes, étaient encore plus performantes et étouffaient encore plus entre les limites de leurs frontières nationales.
Les capitalistes européens rêvaient à la puissance des entreprises américaines qui travaillaient pour un marché de plusieurs centaines de millions d’habitants. Mais en Europe, ils étaient limités par leur population nationale, par les barrières douanières et les réglementations différentes et surtout par les fluctuations des monnaies nationales.
C’est ainsi que prit corps l’idée d’un marché unique à l’échelle de l’Europe, d’un marché commun sans frontières, sans douanes et avec des législations économiques uniformes.
Cela n’alla pas sans mal.
Il a fallu des dizaines d’années pour que l’Europe des six devienne celle des douze, des quinze, jusqu’aux 27 d’aujourd’hui. Les États restaient tiraillés entre la nécessité de s’unir pour créer un marché de taille suffisante et le souhait de maintenir leurs prérogatives pour défendre chacun les intérêts de ses propres capitalistes, de ses industriels dans la guerre économique et la concurrence générales.
L’Union Européenne trouve son origine dans les impératifs économiques des marchands, des industriels, des financiers et pas du tout dans un idéal de vie commune, de citoyenneté européenne et de liberté de circulation. Ces notions ont été introduites bien plus tard pour tenter d’obtenir l’adhésion des populations.
La liberté de circulation des individus a été précédée par la liberté de circulation des marchandises qui avait un intérêt bien plus important aux yeux des capitalistes. Et quand Schengen a enfin acté la fin de contrôles aux frontières internes, c’est avec l’arrière-pensée de pouvoir faire aussi circuler la main d’œuvre…
Mais Schengen s’est assorti d’un accroissement de la surveillance des frontières extérieures de l’Europe. Les frontières n’ont donc été que déplacées… et renforcées, en particulier par une limitation drastique du droit d’asile pour les candidats réfugiés.
L’Europe capitaliste s’est bâtie comme une forteresse, refoulant la misère à l’extérieur. Mais sans pour autant créer de bien-être à l’intérieur puisqu’on a vu comment la pauvreté et les inégalités se sont développées dans tous les pays européens. Pour exploiter la population laborieuse, pour généraliser la précarité, là, les capitalistes et les gouvernements à leur service, sont unis.
Pourtant, l’unification des pays européens aurait constitué un progrès réel en mettant un terme aux divisions entre les peuples. Ce que l’histoire a montré, c’est que la bourgeoisie a été incapable de le faire. Et ce n’est pas faute de disposer de politiciens à la hauteur, mais parce qu’elle est d’abord et avant tout préoccupée des ses profits immédiats.
Seul le monde du travail peut faire tomber ces frontières héritées du Moyen Age, unir les peuples et mettre un terme au gâchis et au gaspillage de l’économie capitaliste. Pour cela, le combat commence dans notre pays, contre nos propres patrons, nos propres gouvernants.

Les pays impérialistes n’aident pas la population syrienne, ils la tuent.

7777007354_syrie-1La guerre en Syrie semble être arrivée à un tournant. Soutenue par les bombardements russes, l’armée d’Assad, que l’on donnait battue il y a quelques mois, est maintenant en bonne posture pour reprendre Alep, la seconde ville du pays. A la faveur de ce retournement de situation, les milices kurdes reprennent elles-aussi du terrain et avancent vers les territoires occupés par l’État islamique, aux dépens des milices sunnites. Mais les Kurdes, soutenus par les États-Unis, se font maintenant bombarder par la Turquie, qui craint par dessus tout qu’un État kurde voie le jour à ses frontières. Et ce n’est pas la première fois que les « alliés » des occidentaux contre l’État islamique se tirent les uns sur les autres… Lire la suite Les pays impérialistes n’aident pas la population syrienne, ils la tuent.

Turquie : les travailleurs de Renault Bursa toujours mobilisés (vidéo)

Suite à la grève du printemps 2015, partie de l’usine Renault de Bursa (Turquie) entraînant plusieurs dizaines de milliers de travailleurs de la métallurgie, le gouvernement turc a annoncé récemment une hausse du salaire minimum de plus de 35%. À Renault Bursa, les travailleurs se mobilisent à nouveau pour que cette augmentation soit répercutée sur tous les salaires ouvriers. Ils font la grève des heures supplémentaires et manifestent régulièrement en fin d’équipe.

Une vidéo impressionante!

Source: CGT Renault Flins

Une violence insupportable

Plus d’une centaine de femmes ont été agressées sexuellement le soir du nouvel an par des bandes d’hommes ivres, principalement autour de la gare de Cologne, mais aussi dans d’autres villes du pays. Les partis d’extrême droite se sont empressés de remettre en cause l’accueil des migrants, sous le prétexte qu’il y en aurait parmi les agresseurs. Il est probable qu’il y ait effectivement des migrants parmie eux. Mais par rapport au million de migrants arrivés cette année en Allemagne, cela correspond à la fraction habituelle de machistes violents qui peuplent les culs de basse fosse de la société, et qui traitent les femmes comme des objets de plaisir. Car les violences contre les femmes font partie de l’ADN de cette société capitaliste. Viols, trafics, prostitution, crimes d’honneur, violence conjugale, mutilations génitales, viols de masse. D’une manière ou d’une autre, une femme sur trois dans le monde est victime, à des degrés divers, de violence physique ou sexuelle, y compris dans les pays les plus développés. Les guerres, qui ramènent les hommes au niveau d’animaux, les religions qui leur enfoncent dans le crane que la femme est leur subordonnée, le patriarcat, héritage du passé, tous concourent à faire de la femme la première exploitée dans cette société.
Voilà le monde barbare dans lequel nous vivons et c’est une raison suffisante pour vouloir le changer.