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Stib : Versta je mij ?

Par contre, la direction nomme dans les ateliers des gradés qui n’ont pas les compétences linguistiques pour exercer leur fonction. Normalement, il faut qu’ils aient réussi le test de néerlandais du Selor. Ce qui n’est pas le cas actuellement pour nombre de gradés.
Il est inacceptable que les ouvriers ne puissent pas s’adresser à la hiérarchie en néerlandais !

Arnaques à tous les étages

A la Stib, les gradés sont régulièrement remplacés par des « faisant fonction » dans tous les ateliers.
Ceux-ci sont prélevés parmi les surveillants, qui sont remplacés à leur tour par des brigadiers. Et puis, évidemment, il manque de brigadiers et on prélève des ouvriers. Et au bout du compte, il y a moins de bras pour la même charge de travail.
De plus, tous ces « faisant fonction » sont rarement nommés à ces postes soi-disant parce qu’ils n’ont pas les compétences requises, alors que, dans les faits, ils font tout le boulot.
C’est comme ça que la direction économise sur le dos de tout le monde.

Chez Ryanair, la peur pourrait changer de camp

Il y a quelques semaines, un steward belge a été licencié par Ryanair. Ce que lui reproche son employeur est essentiellement ceci : militant syndical, il a osé parler à la presse lors de la grève du 25 juillet dernier. Le patron de Ryanair continue à essayer de faire taire les revendications de ses travailleurs en faisant régner la terreur. Pourtant, il semble que cette technique éculée marche de moins en moins. Ce vendredi 28 septembre, une nouvelle grève a eu lieu et des 250 vols ont dû être annulés. Même les cow-boys les plus prétentieux finissent un jour par tomber sur la tribu d’indiens qui lui fera la peau.

Vive la lutte des salariés de Ryanair

Le mercredi 12 septembre, les pilotes et le personnel naviguant allemands de Ryanair ont arrêté le travail. 150 vols ont été annulés. Les travailleurs exigent une augmentation de salaire, la mise en place d’un salaire minimum, des contrats respectant la législation sociale des pays dans lesquels ils travaillent et la prise en compte de la totalité des heures effectuées, y compris avant le décollage et après l’atterrissage.
Les syndicats de personnel de cabine ont fait grève le vendredi 28 septembre, faisant annuler 250 vols, et menacent de faire grève tous les mois si leurs revendications ne sont pas prises en compte.
La mobilisation des salariés de Ryanair est remarquable à plus d’un égard. Il s’agit d’un mouvement offensif qui réclame de meilleures conditions de travail. C’est un mouvement international qui touche l’Allemagne, la Belgique, l’Espagne, l’Italie, les Pays-Bas et le Portugal. C’est aussi un mouvement qui a tendance à dépasser les divisions entre catégories de travailleurs puisque les pilotes ont rejoint déjà plusieurs fois les autres salariés pour faire grève. Aux membres du personnel naviguant s’ajoutent aussi certains personnels au sol.
Les travailleurs en lutte ne doivent pas compter sur les politiciens ni au niveau national ni au niveau européen pour imposer quoi que ce soit à Ryanair car c’est bien avec la complicité de ces politiciens que la compagnie a pu surexploiter des milliers de salariés à travers le continent. La force des travailleurs mobilisés est leur détermination, leur capacité à étendre la lutte à toutes les catégories de personnel dans tous les pays.
La direction a voulu faire croire qu’elle ne craignait rien, qu’elle ne devrait pas annuler beaucoup de vols et que les travailleurs luttaient en vain. Mais c’est évidemment un mensonge car en même temps elle menace de réduire l’activité et les effectifs là où les grèves se multiplient.
Les travailleurs de toute l’Europe suivent la mobilisation des salariés de Ryanair contre leur direction dont la seule véritable fonction est de défendre les profits des actionnaires. Le patronat européen craint une victoire, même partielle, des salariés car ce serait un encouragement pour les travailleurs partout en Europe à engager la lutte pour exiger des hausses de salaire et des améliorations des conditions de travail. Si le patron continue pour le moment à jouer au cowboy et faire la sourde oreille aux revendications, il sera bien obligé d’entendre raison si la mobilisation continue.
Alors, vive la lutte des salariés de Ryanair !

Prêts à tout pour se remplir les poches

Les agissements scandaleux du brasseur hollandais Heineken en Afrique ont été confirmés il y a plusieurs mois par une enquête interne. Au moins 4 000 jeunes filles africaines sont employées par le groupe comme « hôtesses » pour promouvoir les bières de la marque. Harcèlement et prostitution sont monnaie courante. Certaines sont obligées de coucher avec les patrons locaux ou avec des clients, tandis que des prostituées ont été employées dans des bars pour faire croire aux clients que la bière Heineken rendait plus puissant sexuellement. Quand il s’agit d’étancher leur soif de profit, les patrons ne reculent décidément devant rien.

95 travailleurs sur le carreau

La branche belge du groupe « la Grande Récré », qui compte près de 400 magasins de jouets dans le monde, s’est déclarée en faillite le lundi 25 juin. Les 16 magasins du groupe situés en Belgique ont donc été fermés, et les 95 travailleurs employés par le groupe se retrouvent du jour au lendemain sans emploi. Objectif pour le patron ? Le retour à « une rentabilité de l’ordre de 13 à 14 millions d’euros dès l’an prochain. » Ces millions d’euros que les actionnaires sont si pressés de continuer à empocher, il ne serait que normal que les travailleurs les réclament, en contrepartie de leurs emplois perdus.

Grève au CPAS d’Ixelles

Les travailleurs du CPAS d’Ixelles se sont mis en grève le lundi 18 juin. Les travailleurs voulaient faire entendre leur ras-le-bol des méthodes de gestion utilisées par la direction, notamment dans la maison de repos du CPAS, la résidence van Aa. Les mauvaises conditions de travail et le mépris affiché par les directions sont des problèmes qui touchent tous les travailleurs, dans tous les secteurs. Et partout, il n’y a qu’une seule solution pour nous faire entendre : unir nos forces pour sentir que c’est ensemble que nous sommes forts et que nous pourrons nous faire respecter. 

Niveler par le haut

A Partena, les aide-ménagères se sont mises en colère. La mutuelle a repris récemment une nouvelle société, Solide Forta. Or, les travailleuses qui y sont employées perçoivent une prime de 400 € et un certain nombre d’autres avantages. Cela fait des années que les premières réclament une prime d’ancienneté ! Elles ne l’ont pas reproché aux nouvelles collègues mais bien à la direction à laquelle elles avaient promis la grève le 14 juin. Les dirigeants ont déjà en partie cédé mais il est à espérer que les quelques 2000 aide-ménagères de Partena ne s’arrêtent pas là.

Il faut paralyser les ministères !

Une majorité de travailleurs des prisons sont entrés en grève le 6 juin pour protester contre la réforme de Steven Vandeput qui veut supprimer des jours de congé, le régime de maladie et mettre fin au recrutements de statutaires. Ce sont les employés de tous les ministères qui vont être touchés par ces mesures.
Les dirigeants de l’État n’ont que faire de tous ces employés qui font fonctionner les services publics. En précarisant la condition des fonctionnaires, c’est aux travailleurs qu’ils s’attaquent et aux services qu’ils rendent aux classes populaires. Car c’est ces dernières qui sont touchées en première par les économies faites dans la fonction publique.
Aujourd’hui, c’est essentiellement parmi le personnel pénitentiaire que les travailleurs se battent. Il est à espérer que le reste des ministères participent eux aussi à la lutte. En paralysant les organes de l’Etat, ils priveront les dirigeants des leviers dont ils se servent pour écraser les classes populaires.

FN : notre arme, c’est la grève !

La direction de la FN à Herstal veut réduire de 40% la prime des travailleurs liée à la performance de l’entreprise. Elle a prétexté que le mouvement de grève de deux semaines en octobre 2017 a « plombé » les résultats annuels. Les travailleurs luttaient pour une augmentation salariale de 2,2 %, soit le double de ce qui était prévu par l’accord interprofessionnel. En refusant l’augmentation salariale et en diminuant la prime de performance, le patron veut démontrer que la lutte des travailleurs est non seulement inutile mais même dangereuse. Les travailleurs de la FN ont eu bien raison de faire grève pour une hausse des salaires. Toute lutte comporte un risque mais c’est un leurre de croire que notre sort peut s’améliorer autrement qu’en combattant le patron.