Entreprises

Le retard s’accumule !

La Stib s’est lancée dans un grand projet pour réorganiser la majorité de ses lignes mais elle accumule déjà du retard pour aménager les arrêts de bus et terminus. Si la direction continue sur cette lancée, les sanitaires et les aubettes ne seront pas prêts pour septembre 2019. Il est scandaleux pour les clients d’attendre sous la pluie et pour les chauffeurs d’aller dans les cafés parce que les sanitaires ne sont pas construits aux terminus !

Grève du zèle des agents de douane

Le SPF Finance est en sous-effectif depuis des années. Le déficit est d’environ 2600 agents. En dix ans, 30% des emplois ont disparus. Il y a des réorganisations incessantes pour gérer la pénurie en personnel.
Dans le service des douanes en particulier, la charge de travail est en hausse constante et il y a une explosion des burn out, alors que le Brexit promet du travail supplémentaire. Les promesses de recrutement de Johan Van Overteldt de juin 2017 n’ont pas été tenues. En fait, les plans de personnel de 2016 et 2017 n’ont pas encore été exécutés.
Les agents des douanes ont décidé de marquer le coup mardi 11 décembre par une grève du zèle au garocentre de La Louvière et à l’aéroport de Charleroi. Ils ont ainsi signifié au nouveau ministre Alexander De Croo qu’ils en ont marre d’être menés en bateau.
Les agents des douanes exigent l’exécution immédiate du recrutement promis et planifié, le remplacement 1 pour 1 du personnel qui quitte le SPF Finance, la suppression de l’économie annuelle de 2% sur les crédits du personnel, le départ à la retraite anticipé puisque le métier est reconnu comme pénible, des moyens supplémentaires pour le Brexit.
Cette action isolée n’a évidemment pas été suffisante pour obtenir satisfaction, mais elle a déjà permis de mettre en avant les revendications. Il faudra sans doute passer de la grève du zèle à la grève tout court et pas seulement dans le service des douanes pour réduire le sous-effectif et la surcharge de travail qui mine la santé des travailleurs

Économies sur le personnel

La ligne 20 est la première ligne qui a été modifiée pour tester le nouveau réseau qui va être mis en place début septembre. Or, pour cette seule ligne, la direction a été incapable d’organiser correctement l’information. La population n’a pas bien été avertie. Il n’y avait pas suffisamment d’agents de terrain pour informer le public. Peu importe à la direction d’informer correctement les usagers du moment qu’elle fait des économies sur le personnel !

Piquets de grève à la SWDE

Des piquets de grève ont fleuri le jeudi 6 décembre devant les antennes hennuyères de la Société Wallonne Des Eaux : Couillet, Mons, La Louvière et Frameries.
La CSC et la CGSP contestent une réforme du système de garde qui n’est qu’une gestion de la pénurie de personnel. Car le fond du problème est là, il n’y a pas assez d’agents pour assurer les gardes en dehors des heures de bureau. La surcharge de travail provoque des problèmes de santé chez les travailleurs. Les multiples missions liées notamment à la sécheresse ou à la contamination des eaux par des bactéries, ne sont plus assurées correctement ; la sécurité même est parfois mise à mal.
Les syndicats exigent l’engagement de personnel supplémentaire mais la direction rechigne, avant tout préoccupée par la maîtrise de la masse salariale, au détriment de la vie des travailleurs et du service à la population.

A la Stib, les permanents syndicaux traînent les pieds

Au niveau national, l’appel des syndicats à la grève du 14 décembre n’a pas été relayé à la STIB. Les permanents ont expliqué que les travailleurs ne seraient pas couverts et que s’ils voulaient participer à l’action devant la FEB, cela serait sur leur temps libre. C’est honteux !
Les directions syndicales ont justifié leur passivité en expliquant dans un communiqué qu’il fallait garantir le transports des manifestants. Les grèves de la STIB n’ont jamais empêché les manifestants de se déplacer.
A la CGSP, les affiliés n’ont même pas été consultés. Après la CCT sur les heures supplémentaires pour laquelle les permanents s’étaient déjà passés de l’avis des délégués, voici maintenant qu’ils décident encore tous seuls de l’avenir de nos luttes.
Il faut leur demander des comptes. La démocratie syndicale, il n’y a que les travailleurs pour l’imposer.

Grève chez Mecamold

Les travailleurs de Mecamold à Herstal, société de fabrication de moules de pneu, se sont mis en grève fin novembre avec occupation du site.
Ils rejettent les conditions du plan de relance du groupe Keravalon qui a racheté Mecamold en mai dernier : près d’un tiers de la centaine d’emplois supprimés, gel des salaires et saut d’index, blocage de l’évolution barémique, passage de 36 à 37h en moyenne par semaine, journée de 12 h et semaine de 60 h en cas de pic de production.
Et enfin, le plus odieux de tout, la prime de départ de 750 euros brut par mois et par année d’ancienneté ne sera accordée à ceux qui quittent l’entreprise que si ceux qui restent acceptent ces conditions de surexploitation !
Les travailleurs de Mecamold ont intérêt à maintenir la pression en continuant de se mobiliser s’ils ne veulent pas être renvoyés au XIXe siècle !

La gale fait son apparition à la STIB

À la suite de l’épidémie de gale, les organisations syndicales du dépôt Stib de Haren ont demandé l’augmentation du nombre de travailleurs affectés au lavage, soit un minimum de 15 agents en plus. Cela permettrait un nettoyage quotidien du poste de conduite et du compartiment voyageur. Mais ce n’est pas au goût de la direction qui dit vouloir d’abord analyser la demande. On sait ce que valent de telles promesses.
Grâce à la technique éculée consistant à faire des analyses à perte de vue, la direction temporise. Les travailleurs ne doivent pas se laisser berner, il y va non seulement de notre santé mais aussi de notre dignité.

Grève à Bpost

Les syndicats de la poste avaient planifié 5 journées d’action à la poste entre le 7 et le 13 novembre sous forme de grève tournante des différents services : centres de tri, transports, facteurs, centrales téléphoniques et traitement des colis. Le ras-le-bol est général face au sous-effectif chronique, à la surcharge de travail et aux pressions à la productivité.
Mais après 4 jours de grève, un communiqué commun des directions syndicales et de la direction de Bpost a annoncé la reprise du travail sous prétexte que des « avancées » avaient été réalisées. En réalité, sur les 1000 emplois promis, seulement 100 sont en CDI !
Les travailleurs ne s’en sont pas laissés conter et ont rejeté le préaccord. Ils ont profité du préavis de grève qui courrait toujours pour continuer les actions en multipliant les piquets de grève. Les directions syndicales, les dirigeants de la poste, les politiciens, tout le monde s’y est mis pour appeler à la fin des actions en prétextant qu’elles mettaient l’entreprise en danger.
Mais c’est bien la maximisation du profit des actionnaires qui est un danger pour la santé, pour la vie des travailleurs. Alors oui, les travailleurs ont eu bien raison de ne pas se contenter des cacahuètes habituelles que le patron a lâchées pour faire reprendre le boulot et de continuer à mettre la pression par leur mobilisation.

Restructuration chez Mestdagh

Mestdagh menace de licenciements massifs si son plan de restructuration n’est pas accepté : suppression de 340 emplois, flexibilité et polyvalence accrues avec une prime dérisoire, ouverture le dimanche, etc.
Mestdagh prétend perdre de l’argent, ce qui est impossible à vérifier tant les comptes des grandes entreprises sont rendus volontairement opaques pour cacher aux travailleurs et à l’opinion publique où va l’argent. Mais quand bien même ce serait vrai, ce n’est pas aux travailleurs de payer les revers du marché, l’incompétence des dirigeants ou surtout l’appétit insatiable des actionnaires pour les profits. Ce sont ces derniers justement qui doivent être forcés de payer avec leur fortune pour le maintien de l’emploi et des salaires.