Entreprises

95 travailleurs sur le carreau

La branche belge du groupe « la Grande Récré », qui compte près de 400 magasins de jouets dans le monde, s’est déclarée en faillite le lundi 25 juin. Les 16 magasins du groupe situés en Belgique ont donc été fermés, et les 95 travailleurs employés par le groupe se retrouvent du jour au lendemain sans emploi. Objectif pour le patron ? Le retour à « une rentabilité de l’ordre de 13 à 14 millions d’euros dès l’an prochain. » Ces millions d’euros que les actionnaires sont si pressés de continuer à empocher, il ne serait que normal que les travailleurs les réclament, en contrepartie de leurs emplois perdus.

Grève au CPAS d’Ixelles

Les travailleurs du CPAS d’Ixelles se sont mis en grève le lundi 18 juin. Les travailleurs voulaient faire entendre leur ras-le-bol des méthodes de gestion utilisées par la direction, notamment dans la maison de repos du CPAS, la résidence van Aa. Les mauvaises conditions de travail et le mépris affiché par les directions sont des problèmes qui touchent tous les travailleurs, dans tous les secteurs. Et partout, il n’y a qu’une seule solution pour nous faire entendre : unir nos forces pour sentir que c’est ensemble que nous sommes forts et que nous pourrons nous faire respecter. 

Niveler par le haut

A Partena, les aide-ménagères se sont mises en colère. La mutuelle a repris récemment une nouvelle société, Solide Forta. Or, les travailleuses qui y sont employées perçoivent une prime de 400 € et un certain nombre d’autres avantages. Cela fait des années que les premières réclament une prime d’ancienneté ! Elles ne l’ont pas reproché aux nouvelles collègues mais bien à la direction à laquelle elles avaient promis la grève le 14 juin. Les dirigeants ont déjà en partie cédé mais il est à espérer que les quelques 2000 aide-ménagères de Partena ne s’arrêtent pas là.

Il faut paralyser les ministères !

Une majorité de travailleurs des prisons sont entrés en grève le 6 juin pour protester contre la réforme de Steven Vandeput qui veut supprimer des jours de congé, le régime de maladie et mettre fin au recrutements de statutaires. Ce sont les employés de tous les ministères qui vont être touchés par ces mesures.
Les dirigeants de l’État n’ont que faire de tous ces employés qui font fonctionner les services publics. En précarisant la condition des fonctionnaires, c’est aux travailleurs qu’ils s’attaquent et aux services qu’ils rendent aux classes populaires. Car c’est ces dernières qui sont touchées en première par les économies faites dans la fonction publique.
Aujourd’hui, c’est essentiellement parmi le personnel pénitentiaire que les travailleurs se battent. Il est à espérer que le reste des ministères participent eux aussi à la lutte. En paralysant les organes de l’Etat, ils priveront les dirigeants des leviers dont ils se servent pour écraser les classes populaires.

FN : notre arme, c’est la grève !

La direction de la FN à Herstal veut réduire de 40% la prime des travailleurs liée à la performance de l’entreprise. Elle a prétexté que le mouvement de grève de deux semaines en octobre 2017 a « plombé » les résultats annuels. Les travailleurs luttaient pour une augmentation salariale de 2,2 %, soit le double de ce qui était prévu par l’accord interprofessionnel. En refusant l’augmentation salariale et en diminuant la prime de performance, le patron veut démontrer que la lutte des travailleurs est non seulement inutile mais même dangereuse. Les travailleurs de la FN ont eu bien raison de faire grève pour une hausse des salaires. Toute lutte comporte un risque mais c’est un leurre de croire que notre sort peut s’améliorer autrement qu’en combattant le patron.

Il y a de la grève dans l’air…

Les quelques 600 pilotes de Brussels Airlines avaient accepté un blocage des salaires en 2012 pour « pérenniser l’entreprise » à la condition de pouvoir récupérer en 2018 la perte consentie. C’est donc maintenant une augmentation salariale de 10% que les pilotes exigent. La direction a proposé une augmentation annuelle de 3% sur deux ans, très loin du compte. Le président, Étienne Davignon, a évoqué des pertes à hauteur de 26 millions en début d’année pour faire avaler cette proposition dérisoire. Cette manœuvre n’a pas réussi et 75% des pilotes sont partis en grève les 14 et 16 mai. Les revendications salariales ont été présentées comme irréalistes car dépassant les profits de 2017. Mais les pilotes menacent de refaire grève tant la dernière proposition patronale est insuffisante : 2,5% d’augmentation, un intéressement aux bénéfices et quelques avantages en nature. Si les pilotes parviennent à faire plier la direction, ce sera un encouragement pour les 3000 autres salariés de Brussels Airlines à exiger leur dû. Et au-delà, ce sont les travailleurs des compagnies européennes comme Ryanair ou Air France qui sont susceptibles d’emboîter le pas. Partout, le patronat invoque la concurrence et la compétitivité pour justifier les sacrifices imposés aux travailleurs. La grève à Brussels Airlines montre la voie à suivre pour commencer à inverser le rapport de force.

Baromètre de satisfaction à la STIB

Pour faire face à la croissance démographique, la Région de Bruxelles-Capitale a dû investir dans le développement des transports publics. Mais il s’agit avant tout d’amener plus de travailleurs au boulot et d’étudiants dans les écoles, pas d’offrir à chacun plus de possibilités de se déplacer à sa guise ! Pour preuve, l’offre de transport en soirée reçoit la pire note dans le dernier sondage : 5,9 sur 10.
On demande l’avis des usagers ; en revanche, on ne demande jamais celui des travailleurs de la STIB qui sont pourtant au nombre de 8000. Notre avis, on le donne en faisant grève ! Comme le 19 février dernier.

Le petit marché des capitalistes 

Suite au rachat par ArcelorMittal de l’entreprise sidérurgique italienne Ilva, la commission européenne a imposé au groupe de revendre plusieurs usines afin de « préserver la concurrence. » Le groupe a annoncé son intention de revendre notamment 4 usines dans la région de Liège. Les 450 travailleurs concernés sont inquiets à juste titre. Lors de ces changements de direction, les patrons essayent toujours d’en profiter pour raboter les salaires et aggraver les conditions de travail. Les travailleurs n’ont aucune raison de l’accepter. Ces messieurs achètent et vendent les travailleurs comme s’ils jouaient au Monopoly, seule notre mobilisation leur fera ravaler leur morgue.

Les « entraves méchantes » aux profits

Depuis quelques années, les attaques judiciaires se multiplient contre les actions syndicales. Dernièrement, deux délégués anversois ont été inculpés « d’entrave méchante à la circulation ». Ils avaient organisé un piquet de grève au port, la police les en avaient violemment dégagés et maintenant, ils risquent entre 5 et 10 ans de prison. Évidemment, cela sera avec un sursis, mais cela pèsera dans le casier judiciaire. L’État use de ses nombreux outils pour décourager les travailleurs à se battre. Au service de la bourgeoisie, les magistrats ne font qu’assurer la bonne marche des affaires et des profits…

Grève des travailleurs d’Amazon en Espagne

Depuis son ouverture en 2012, c’est la première fois qu’une grève touche le plus grand centre logistique d’Amazon en Espagne. C’est à 98% que les travailleurs se sont mis en grève pour réclamer le maintien de leurs conditions salariales que la direction remet en cause. Alors que Jeff Bezos s’est hissé au sommet de la pyramide des riches, les travailleurs voient leur exploitation augmenter. Cela n’est pas sans rapport !
Ce ne sont pas les premières luttes chez Amazon, l’année passée, en Italie et en Allemagne, les travailleurs s’étaient mobilisés. Il est à espérer que les travailleurs pourront renouer avec les luttes passées et les organiser au niveau international.