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Les travailleurs d’Amazon imposent leur syndicat

Début avril, les travailleurs du grand dépôt “JFK8” ont réussi à faire reconnaître le premier syndicat d’Amazon aux États-Unis. Créée il y a un an par un petit groupe de travailleurs indépendamment des grandes centrales syndicales, l’Amazon Labor Union a gagné la guerre que la direction lui menait. Intimidations, chantage et campagne de propagande antisyndicale financée à coups de millions n’ont pas enrayé leur détermination à implanter le syndicat dans le dépôt. Cette victoire est un encouragement pour nous tous : même la plus grande multinationale ne peut rien contre des travailleurs déterminés.

Bas salaires, travailleurs en colère

Nos salaires de misère sont dévorés par l’inflation mais les patrons s’en moquent. Les ouvriers de la société AGC Glass à Moustier sont en grève depuis le 23 mars. Ils réclament le paiement de toutes les primes promises et impayées depuis 2018 ! Le personnel des magasins Krëfel se prépare aussi à cesser le travail. La direction n’a pas indexé certains salaires, refuse de payer les heures supplémentaires et veut supprimer les primes de vente. N’en déplaisent aux patrons, les travailleurs ne sont pas des paillassons sur lesquels ils peuvent s’essuyer les pieds !

Bpost n’aide pas les facteurs

La poste, pour soi-disant aider ses travailleurs face à l’augmentation du cout de la vie va proposer un prêt de 500€ sans intérêts ! C’est ce qui s’appelle se moquer du monde. On va les rembourser comment ces 500€ ? Rien d’étonnant si d’autres patrons se sont montrés intéressés par l’arnaque. Le syndicat socialiste lui se désole que la mesure ne soit pas structurelle. Ah bon ? Et avec trois prêts de 500€, on rembourse comment ? C’est ce qui s’appelle se moquer du monde. 

La privatisation de la poste leur a ouvert l’appétit !

En tout cas, il y en a un qui lui n’est pas passé sous le nez des juges d’Écofin, c’est le patron de l’entreprise PostNL. Il s’est retrouvé sous les barreaux pour trafic d’être humain et direction d’une organisation criminelle. Ceci-dit, ce ne serait pas le premier, en Belgique, en Italie ou ailleurs, qui serait finalement acquitté à cause d’un dépassement de délai. C’est très très fréquent pour ces gens-là. 

Assez de discours, des mesures!

L’augmentation de la fréquentation des transports en commun avec le recul de la pandémie s’accompagne d’une recrudescence des agressions contre le personnel. Les directions de la SNCB, De Lijn, la Tec et la Stib ont fait un appel au respect dans les médias. Cela ne peut pas faire de tort mais que font-elles sur le terrain pour empêcher que cela ne se produise ? À la Stib, il faut des accompagnateurs dans les véhicules et les stations ! En attendant des engagements, les contrôleurs peuvent très bien remplir ce rôle. Mais ça coûte beaucoup plus cher qu’un appel dans les médias et la direction donne la priorité aux économies et pas à notre sécurité…

A bas les entretiens d’absentéisme

Après trois périodes d’absences, chaque travailleur de la Stib est convoqué pour un entretien. La hiérarchie les intimide en montrant le calcul de l’indice de Bradford qui pénalise la fréquence beaucoup plus que la durée des absences. Les maladies professionnelles et même les AT sont pris en considération, comme si c’était nous les responsables et pas le patron qui organise le travail. La santé, ça ne se calcule pas !

Du salaire, pas des primes !

Le statut unifié employé-ouvrier a fait couler beaucoup d’encre mais à la Stib plusieurs primes sont différentes entre les deux catégories. Certaines primes sont ridicules, d’autres sont carrément réactionnaires, comme la prime à la longévité du mariage. Plus généralement, la direction utilise les primes pour diviser les travailleurs entre « méritants » et « non méritants » en fonction de ses intérêts. En plus, ça ne compte pas pour la pension. Ce qu’il faut, c’est augmenter les salaires !

Des miettes…

Le changement barémique dans le calcul du précompte professionnel a fait gagner quelques dizaines d’euros nets par mois aux travailleurs de la Stib… Depuis février, l’indexation de 2% leur a fait gagner à peu près la même chose… Mais c’est une augmentation qui est très loin de compenser la hausse du prix de l’eau, de l’énergie, des loyers, etc. Ce qu’il faut, c’est au minimum 300 euros nets d’augmentation par mois ! Et ce besoin est général pour tous les travailleurs… C’est une lutte à mener ensemble !

Sibelga, une grève réussie !

Les employés de Sibelga, le gestionnaire du réseau de gaz et électricité à Bruxelles, sont partis en grève. Ils exigeaient un alignement de leurs salaires sur ceux pratiqués en Wallonie et une compensation pour les agents chargés des permanences du dimanche. Ils n’ont pas hésité à manifester en ville pour faire plier la direction. Celle-ci a essayé de diviser le camp des travailleurs mais, solidaires, ils ont maintenu leur piquet et ont fini par arracher toutes leurs revendications !

Aviapartner : la grève débarque

Les travailleurs d’Aviapartner à l’aéroport de Liège ont arrêté spontanément le travail la semaine dernière.

Poussés à bout depuis plusieurs semaines, ils n’ont attendu l’avis de personne pour débrayer. En deux mois, ils ont débarqué et chargé autant de marchandises qu’en un an ! En guise de remerciement, la direction leur a offert des menaces et des pressions supplémentaires. Pour elle, les travailleurs ne sont qu’un troupeau de bras tout juste bons à déplacer des tonnes de profits sur son compte. Cette fois-ci, c’est la charge de trop !