Archives pour la catégorie Entreprises

Santé : marre de cravacher, faut refinancer

Le 6 septembre, les infirmières, infirmiers et aides-soignants sont une nouvelle fois sortis dans la rue. Ils réclament que la pénibilité de leur travail soit enfin reconnue, et pas seulement avec des applaudissements. Ils revendiquent aussi une revalorisation de leurs salaires. Le gouvernement se contente du plan de refinancement de 420 millions que les soignants lui avaient arrachés au début de la pandémie. Mais ça reste des cacahuètes face au manque de personnel et à la dégradation des conditions de travail. Ils en ont assez de cravacher, va falloir lâcher le blé. 

Brussels Airlines : halte à la pressurisation du personnel

Le personnel de cabine de Brussels Airlines est à bout. Après une longue période de chômage économique, les stewards et hôtesses ont subi une pression maximale tout au long de l’été. Avec la réduction de 25% du personnel de l’an passé, la charge de travail est devenue intenable. Lufthansa, la maison-mère, refuse d’appliquer la convention collective. Les syndicats veulent la renégocier mais la direction fait la sourde oreille. Le gouvernement, qui a injecté 290 millions d’euros pour renflouer cette société, regarde ailleurs. Rien ne vaut une bonne grève pour briser les ailes de ces esclavagistes !

Les faire redescendre sur terre

À Brussels Airlines, le personnel de cabine craque sous le poids des nouveaux horaires imposés par la direction. Les actionnaires souhaitent rattraper les pertes occasionnées par les annulations de vols du début d’année en augmentant la charge de travail. Et ça, sans aucune embauche ! Après des mois de chômage forcé et de salaires rabotés, les travailleurs n’ont pas à accepter des horaires à rallonge pour faire à nouveau décoller les profits. Pour se faire respecter, il faudra montrer à ces messieurs que sans les travailleurs les avions ne volent pas !   

Quand les voyous appellent la police

Les 14 et 17 juin dernier, nombreux furent les soignants à entrer en grève et à montrer leur colère. Le mouvement a tellement bien été suivi que les directions d’hôpitaux et l’État ont fait appel à la police pour réquisitionner des soignants de force ! Eh oui, sans les travailleurs, plus rien ne fonctionne. Mais, plutôt que de mettre la main à la poche pour mettre fin à une situation dont ils sont responsables, l’État et les patrons préfèrent utiliser la force et la contrainte. 

Febelco : le pharma n’aime pas le syndicat

La Fédération des coopératives pharmaceutiques belges, le principal groupe de distribution de médicaments en Belgique, n’aime pas qu’on mette le nez dans ses affaires. Elle vient de déposer une plainte bidon contre la secrétaire en charge du secteur de la CSC. Cette tentative d’intimidation n’est pas la première. Febelco s’était déjà fendue d’une lettre de menace à peine voilée à plusieurs militants syndicaux. Ceux-ci avaient à plusieurs reprises saisi l’inspection du travail en raison de clusters Covid sur les sites de la société. La peur doit changer de camp. Et pour cela, rien de tel qu’une bonne grève !

Des miettes pour la jeunesse, le pactole pour les patrons

Le prix de l’abonnement Stib pour les étudiants de 18 à 24 ans diminue de 50 à 12 euros à partir du 1er juillet. La mesure s’élargit à tous les jeunes bruxellois de cette classe d’âge en février prochain.

La direction et le gouvernement bruxellois se lancent des fleurs… Mais cette mesure, qui ne coûtera que quelques millions d’euros au gouvernement bruxellois, est dérisoire face aux subventions que la région offre aux entreprises privées. Rien qu’en 2020 par exemple, elle déboursait plus de 200 millions d’euros de subventions pour Sodexo et les sociétés de titres services !

Mediamarkt : les employés sont à bout

Le 11 juin, les employés du magasin Mediamarkt à Sint-Pieters-Leeuw sont repartis en grève. Ils dénoncent la surcharge de travail, le manque de personnel et les pressions constantes de la direction. Le plan de restructuration de la société prévoit en effet un gel des embauches et même des licenciements déguisés. La direction fait à présent mine de vouloir prendre en considération le cahier de revendications syndicales. Reste à voir si la direction tiendra ses engagements ou ne proposera que de la poudre aux yeux. 

GSK : la pilule ne passe pas !

Chez GSK, les travailleurs ont fait grève ce 8 juin pour protester contre le rabotage des primes versées aux ouvriers et aux employés. Pour défendre sa manœuvre, la direction prétexte l’« équité » avec les cadres. C’est pourtant elle qui avait préféré les primes aux augmentations de salaires… on sait maintenant pourquoi ! Il est plus facile pour elle de manipuler le montant des primes, voire de les supprimer. Quant à l’équité, les patrons ne manquent pas d’humour… ce sont eux qui embauchent des CDD et des intérimaires, rabaissent le salaire des femmes, et divisent les travailleurs pour leur faire les poches.

Si le chiffre d’affaires est en hausse, c’est grâce aux travailleurs

En 2020, la grande distribution a atteint un chiffre d’affaires de 30,8 milliards d’euros. C’est une progression de 7% par rapport à 2019. Les grandes surfaces, à elles seules, ont vu leurs résultats augmenter de 9%. De quoi, une fois encore, relativiser les jérémiades de la fédération du commerce Comeos qui, fin mars, se plaignait des prétentions salariales de ses travailleurs. En pleine crise Covid, ce sont les travailleurs qui étaient en première ligne et prenaient tous les risques de contamination, pendant que les patrons se gavaient. A leur tour de passer à la caisse !

Les facteurs font passer le message

À Huizingen, les 82 facteurs du centre de tri ont débrayé spontanément pendant plusieurs jours car leurs conditions de travail ne cessent de se dégrader. Ils enchaînent chaque jour les heures supplémentaires non payées et se brisent le dos à porter des colis toujours plus nombreux. Face à l’ampleur de la mobilisation, la direction a proposé d’engager quelques intérims, mais les travailleurs ont retourné l’offre à l’envoyeur : ils savent que seules de vraies embauches permettront d’alléger le travail. C’est toute la politique de la direction qu’il faut revoir !