Archives pour la catégorie Entreprises

Jost : blanchi… par son compte en banque

L’entreprise de transport Jost est poursuivie depuis 2015 pour fraude sociale, traite d’êtres humains et blanchiment d’argent : elle a fait venir des centaines de travailleurs hongrois et roumains en Belgique, en les payant une misère. Pour échapper à la justice, la compagnie s’apprête à conclure un deal avec la Justice belge : une transaction pénale de 30 millions d’euros, une bouchée de pain pour ce groupe, mettra fin à l’enquête, comme par magie. À travers ce marchandage, l’État montre une fois encore que la loi ne s’applique pas aux riches et qu’il ne faut pas compter sur la Justice pour les empêcher d’exploiter les travailleurs. Comme le disaient déjà les paroles de l’Internationale : nul devoir ne s’impose aux riches, le droit des pauvres est un mot creux. Jusqu’à ce qu’ils le fassent respecter eux-mêmes !

De l’argent jeté par les fenêtres

La direction a fait refaire le sol de l’atelier Haren 1. Ils ont remis de l’epoxy partout. À l’extérieur, ils ont refait tous les trottoirs avec des chicanes pour ralentir les bus. Les voies sont trop étroites et les bus sont obligés de rouler sur les trottoirs. Les cônes qui avaient été placés le long de la piste cyclable ont tenu à peine une se-maine. Des sommes énormes ont été gaspillées alors que, dans deux ans, tout sera détruit ! Et après on vient nous expliquer qu’il faut faire des économies !

SNCB : les travailleurs doivent être payés

Plusieurs accompagnateurs de train ont débrayé vendredi dernier. Ils protestaient contre la décision unilatérale de la SNCB de retarder le paiement des heures supplémentaires prestées. Cela fait des années qu’elles s’accumulent sans que la société ne cherche à y remédier. Au lieu d’embaucher du personnel supplémentaire, la direction préfère exploiter ceux déjà occupés. Et sans les payer dans les temps, par-dessus le marché. Cela ne peut plus durer.     

Assistants médecins : corvéables à merci ?

En juin, le gouvernement avait été contraint d’envoyer des inspecteurs du travail dans les hôpitaux après plusieurs grèves des assistants médecins. Les inspecteurs avaient ainsi pu constater les horaires délirants imposés aux assistants : de 60 à plus de 90 heures/semaine, sans qu’ils gagnent un euro de plus ! Quatre mois plus tard…rien n’a changé. Les hôpitaux dont les budgets sont toujours aussi ridicules, continuent de profiter d’eux comme d’une main-d’œuvre économique et servile. Au final, l’envoi de l’inspection n’avait qu’un seul but : faire diversion pour essouffler le mouvement de grève. Personne n’est dupe. Les assistants prévoient déjà de nouveaux débrayages. 

D’Ieteren : leur interdire de nous rouler

D’Ieteren vient d’annoncer la fermeture de deux de ses sites à Bruxelles et menace ainsi de licencier plus de 100 travailleurs. Le patron digère mal le refus des baisses de salaires qu’il avait voulu leur imposer il y a quelques semaines. Et maintenant, c’est eux qu’il accuse d’être responsable des licenciements au prétexte qu’ils coûtent trop cher. Quel baratin ! Les travailleurs ne coûtent rien, au contraire, ils rapportent ! Ce sont eux qui ont fait de Roland D’Ieteren la 29ème fortune du pays. Pour maintenir l’emploi, c’est dans les poches de ces parasites qu’il faut prendre. Et ce serait bien le minimum car, au fond, ces fortunes appartiennent à ceux qui les construisent !

Aéroport de Charleroi : la flexibilité, c’est assez !

Les employés de l’aéroport de Charleroi ont débrayé pendant deux heures. Ils en ont ras-le-bol d’être pressés comme des citrons. Sous prétexte de la Covid, la direction a réduit les effectifs mais la charge de travail n’a pas baissé. Deux travailleurs en ont fait un infarctus ! La direction compte encore diminuer le personnel et les salaires. La pandémie a bon dos pour justifier tous les coups fourrés. La flexibilité n’est pas à négocier, elle doit être rejetée. Rien de tel qu’une bonne grève pour le rappeler. 

Logistics Nivelles : diviser pour mieux exploiter

L’entreprise Logistics Nivelles, approvisionnant les magasins Carrefour, va fermer d’ici 2022, licenciant 700 travailleurs. L’activité sera relocalisée sur deux autres sites du groupe en Flandre. Personne n’est dupe du prétexte du manque de rentabilité. La société a délibérément désinvesti cet entrepôt. Elle cherche en plus à opposer les travailleurs wallons et flamands. Heureusement, ceux-ci ne sont pas tombés dans le piège. Tous les dépôts ont été bloqués jusque mercredi. Seule la solidarité des travailleurs peut faire plier ces entreprises crapuleuses et cyniques.

Bruxelles-Propreté : surdité patronale

Au début de la semaine dernière, une partie des travailleurs de Bruxelles-Propreté a retardé les départs pour les ramassages au matin. Ils voulaient dénoncer l’augmentation des cadences depuis la levée du confinement et exiger un allègement des tournées. Face au mécontentement, la direction a promis de rédiger… un avis. La belle affaire ! En fait, elle n’a rien écouté : après la réunion, elle a demandé à toutes les équipes de rattraper le retard accumulé ! Il n’en fallait pas plus pour que le reste des travailleurs se mettent en grève. C’est le meilleur moyen de déboucher les oreilles de la direction… et de préserver sa santé.  

Santé : marre de cravacher, faut refinancer

Le 6 septembre, les infirmières, infirmiers et aides-soignants sont une nouvelle fois sortis dans la rue. Ils réclament que la pénibilité de leur travail soit enfin reconnue, et pas seulement avec des applaudissements. Ils revendiquent aussi une revalorisation de leurs salaires. Le gouvernement se contente du plan de refinancement de 420 millions que les soignants lui avaient arrachés au début de la pandémie. Mais ça reste des cacahuètes face au manque de personnel et à la dégradation des conditions de travail. Ils en ont assez de cravacher, va falloir lâcher le blé.