Archives pour la catégorie Entreprises

Texaco : retour de flamme

Ce 28 mai, les travailleurs qui s’occupent des stations Texaco ont fait grève et bloqué l’accès aux pompes. Avant la crise sanitaire, les conditions de travail n’étaient déjà pas fameuses pour ces travailleurs qui font souvent tourner seuls la boutique et qui n’ont, ni pause ni heures supplémentaires payées. Avec le Covid, la situation s’est encore aggravée. Et, alors qu’ils s’attendaient à recevoir les primes promises par la direction, rien n’est venu. En fait, comme pour le reste des travailleurs de « première ligne », ils sont censés se contenter de remerciements ! Les travailleurs de Texaco ont donné leur réponse, bravo à eux. La citerne a débordé, il faut maintenant que leur combat fasse tache d’huile.

IBM : un programme malveillant

Depuis le mois de mai et l’annonce d’un plan de licenciement mondial, IBM reste muet sur la façon dont il compte jeter les travailleurs dehors. En Belgique, il est prévu 200 licenciements et 300 « relocalisations ». En fait, IBM, qui réalise environ 9 milliards de bénéfices nets par an, souhaite se concentrer sur les activités qui lui rapportent le plus pour faire gonfler la rentabilité et gaver encore les actionnaires… c’est un programme bien connu du logiciel capitaliste. Les travailleurs ont entamé des grèves. Pour se faire entendre, ils peuvent compter sur leur immense force collective : ils sont 380 000 dans le monde à bâtir la fortune d’IBM. Tous ont la même préoccupation : défendre leur gagne-pain.

Vive la lutte des soignants

Le 7 juin, le personnel infirmier des urgences de l’hôpital Érasme s’est mis en grève pour protester contre une situation catastrophique, non seulement pour eux mais aussi pour les patients : salaires rabotés, modification des règles pour recruter du personnel moins formé, effectifs insuffisants, pression maximale et des « primes Covid » qui ne sont que des miettes. Ils sont épuisés et le disent haut et fort. 

Panique à la direction qui a envoyé la police réquisitionner des infirmiers de force chez eux.

Les remerciements émus de Vandenbroeck et De Croo au personnel soignant n’étaient que des mots, car pour l’argent, il n’en était pas question. Eh bien face à leur hypocrisie, le mouvement s’étend et une grève du secteur de la santé est prévue pour le 17 juin.

Bruxelles-Propreté : attaques en vue

Un audit concernant Bruxelles-Propreté a conclu que les travailleurs y sont trop nombreux et les collectes de déchets trop fréquentes. En clair, pour tailler dans les effectifs et virer les travailleurs en CDD, on réduirait les collectes mais on allongerait leur durée et leur difficulté, quitte à entraîner plus d’accidents : le nombre de sacs-poubelles ne va pas diminuer comme par magie ! Le ministre écologiste n’y a rien trouvé à redire. Les économies dans les services publics valent bien quelques licenciements et quelques dos cassés ! Au diable l’environnement… et surtout les travailleurs.

Une question de survie

Entre mars 2020 et mars 2021, plus de 10 000 travailleurs ont été victimes de plans de restructuration. En pleine crise sanitaire, les entreprises gavées d’aides publiques ont condamné ces milliers de travailleurs au chômage de longue durée, à la précarité pour eux et leur famille. De ceux qui ont gardé leur emploi, elles attendent maintenant qu’ils produisent plus, avec moins de bras, sous peine d’être mis à la porte à leur tour. Pour inverser cette roue infernale, il faut nous battre pour exiger le droit de chacun à gagner son pain et pour répartir le travail entre tous, sans perte de salaire.

Une question de survie

Entre mars 2020 et mars 2021, plus de 10 000 travailleurs ont été victimes de plans de restructuration. En pleine crise sanitaire, les entreprises gavées d’aides publiques ont condamné ces milliers de travailleurs au chômage de longue durée, à la précarité pour eux et leur famille. De ceux qui ont gardé leur emploi, elles attendent maintenant qu’ils produisent plus, avec moins de bras, sous peine d’être mis à la porte à leur tour. Pour inverser cette roue infernale, il faut nous battre pour exiger le droit de chacun à gagner son pain et pour répartir le travail entre tous, sans perte de salaire.

Ryanair : racket patronal

Après avoir imposé aux pilotes de ligne une réduction de 20 % de leurs salaires en octobre dernier pour « sauver l’emploi », en réalité pour sauver ses profits, Ryanair s’en est pris au personnel de cabine.  176 membres d’équipage étaient menacés de licenciement jusqu’à ce qu’ils acceptent une perte de 8 % de salaire. Cette technique de chantage très appréciée par les patrons est aussi vieille que le capitalisme… les grèves le sont tout autant ! Elles seules permettront de faire changer la peur de camp.

Pas de nettoyage, pas de bus

Trois dépôts de bus des TEC et le métro de Charleroi ont été touchés par le virus de la grève : la direction a refusé de donner suite aux demandes répétées des chauffeurs pour que l’hygiène du matériel roulant soit assurée, ce qui est tout de même une revendication bien normale et légitime en ces temps de pandémie. Selon le corps médical, la grève est un remède très efficace contre la surdité patronale !

Licenciements à bon marché

Chez Engie Fabricom, à Ans, la direction multiplie les licenciements qu’elle annonce par petits paquets, afin de ne pas payer les indemnités de restructuration et de ne pas provoquer la colère. Dernièrement, ce sont six travailleurs qu’elle a mis à la porte après s’être permise de les qualifier avec mépris de « pommes pourries ». En fait, la direction fait tranquillement sa petite sélection et se débarrasse de ceux qui la gênent. Jusqu’à ce qu’elle tombe sur un pépin ! Les derniers licenciements ont été ceux de trop et, fatigués qu’on se moque d’eux, les travailleurs ont décidé de débrayer.

Taper encore sur le clou

Au Carrefour de Mont-Saint-Jean, les travailleurs ont arrêté le travail ce 8 janvier pour dénoncer le relâchement de la direction quant au respect des mesures sanitaires. Alors que les chiffres restent mauvais, que de nouvelles souches plus contagieuses du Covid circulent et que les entreprises sont d’importants lieux de contamination, les patrons réduisent les dépenses en matière de sécurité. C’est que la santé des travailleurs coûtent toujours bien trop cher aux yeux de ceux qui préfèrent plutôt soigner leurs profits. Comme au début de l’épidémie, il n’y a qu’en se mobilisant que les travailleurs pourront leur imposer de payer pour de meilleures conditions de travail !