Entreprises

Wibra en grève

Les travailleurs des magasins Wibra en Belgique ont débrayé une seconde fois depuis l’annonce de la vente de 81 magasins par le groupe. Cela fait depuis juillet que Wibra est en redressement judiciaire et, après avoir empoché les aides de l’État pendant le confinement, le groupe souhaite, de la même façon que Camaïeu, se débarrasser des magasins les moins rentables en les déclarant en faillite et racheter ceux qui lui rapportent le plus en créant une nouvelle entreprise qui reprend ce qui rapport le plus et efface les dettes fiscales ou sociales. Les travailleurs sont les victimes d’une véritable opération d’optimisation des profits et de restructuration à bon marché : ceux qui seraient licenciés recevraient seulement une prime de la Sécu et aucune indemnité de licenciement. Heureusement, les travailleurs de Wibra ne sont pas prêts à être vendus à si bon compte !

Faire décoller les licenciements… pour faire planer les actionnaires

Après avoir annoncé en juillet qu’il comptait jeter 80 travailleurs sur le pavé, Ryanair a doublé récemment ce chiffre, le faisant passer à 172. La situation est très difficile paraît-il. Mais qui peut sérieusement croire qu’une entreprise qui a empoché plus d’un milliard d’euros de bénéfice net depuis 2015 est en difficulté ? En réalité, Ryanair cherche à maintenir son profit et à faire payer la crise aux pilotes et au personnel de cabine. Mais ces derniers ne sont pas dupes. Ils ont déjà montré qu’ils savaient se battre contre les plans de leurs patrons et actionnaires pour les faire redescendre sur terre ! Ces richards n’ont qu’à puiser dans leurs fortunes pour maintenir l’emploi !

Cadences infernales chez Bpost

L’augmentation du nombre de colis et les absences liées au Covid accentuent la charge, qui était déjà bien lourde, dans les bureaux et les centres de tri de Bpost. A force de réduire le nombre de travailleurs au minimum et d’accepter un maximum de colis pour faire gonfler les profits, la moindre secousse est ressentie durement par les travailleurs déjà épuisés en temps normal. Les débrayages se sont multipliés pour exiger de nouvelles embauches et limiter le travail non-essentiel, comme la distribution de pub, mais la direction fait la sourde oreille. Il faudra probablement taper plus fort, mais les travailleurs sauront faire passer leur message.

Le bouchon saute !

Un mouvement de grève a éclaté sur le site d’AB-Inbev à Jupille quand les ouvriers ont appris que dix salariés avaient contracté le virus sur le site et que la direction ne leur en avait pas soufflé mot pour ne pas perturber la production. C’était la goutte de trop, celle qui démontre que pour les patrons, les travailleurs ne sont que de la chair à profit, juste bons à fabriquer leurs fortunes quitte à en crever. Grâce à leur mouvement, ils ont contraint la direction à faire contrôler le respect des mesures sanitaires… Enfin ! Ils devront rester vigilants et ne rien attendre de l’État à la botte des capitalistes : l’absence d’inspection le démontre suffisamment. Ils sont les seuls à pouvoir faire respecter les mesures sanitaires au patron. Bravo à eux !

Makro : manœuvres d’escrocs

Makro Belgique, qui a moins profité du coronavirus que ses concurrents, souhaite rattraper son retard en se débarrassant de 100 à 200 travailleurs intérimaires et en contrats temporaires « trop coûteux » sous prétexte de « sécuriser l’emploi en CDI et de sauver l’entreprise ». Ce couplet, souvent entonné par les patrons, n’est en réalité qu’une basse manœuvre qui cherche à diviser les travailleurs en fonction de la durée de leur contrat et à faire accepter aux travailleurs en CDI d’alourdir leur charge de travail sans gagner un sou de plus. Patrons et actionnaires parlent souvent du « coût du travail », mais le travail crée les richesses qu’ils pillent ! S’il faut se débarrasser de quelqu’un, c’est bien d’eux !

Pas de restauration des emplois

L’entreprise Sodexho vient d’annoncer qu’elle veut supprimer 380 emplois sur les 4000 que compte l’entreprise. Le patron a beau verser des larmes de crocodile sur les emplois perdus et déplorer que la crise qui l’obligerait à prendre cette mesure ; il n’empêche qu’il n’a pas proposé d’aller puiser dans son portefeuille pour compenser les pertes de l’entreprise.

Les avions au sol ? Aux patrons de payer !

Les licenciements continuent dans les compagnies aériennes. Fin août, après American Airlines, c’est la compagnie australienne Qantas qui a annoncé 2500 suppressions de postes, en plus des 6000 déjà évoqués dans le passé. Il y a moins de voyageurs à cause du Covid ? Certes, mais il n’y a pas de raison que ce soient les salariés qui paient : les actionnaires des compagnies devraient prendre sur leurs profits passés, sur l’argent que ces mêmes salariés leur ont fait gagner pendant des années. Ces soi-disant « entrepreneurs » veulent les profits mais pas les risques.

Les licencieurs doivent payer

Les jours passent et les plans de licenciements se succèdent : après Swissport, Brussels Airlines, Brantano et Camaïeu, c’est au tour notamment de GSK, Sodexo et Booking.com de se débarrasser d’une partie de leurs travailleurs. La larme à l’œil, ils invoquent tous les prétextes mais ces licenciements n’ont qu’une explication : la nécessité, pour les capitalistes, de conserver leurs profits intacts. Plusieurs ont même reçu des aides publiques, mais elles serviront bien plus à spéculer sur les marchés ou à arroser les actionnaires qu’à embaucher. Alors même que les fortunes de certaines familles ne cessent de croître, des milliers d’autres sont condamnées à la misère. Pour mettre fin aux licenciements et améliorer leurs conditions, les travailleurs doivent s’organiser et puiser dans les fortunes qu’ont accumulé les grands actionnaires en faisant suer les travailleurs. Cette crise, c’est ceux qui l’ont provoqué qui doivent la payer !

Swissport : au tour des actionnaires de payer !

Swissport Belgium, l’une des deux entreprises qui assure la manutention à l’aéroport de Zaventem vient d’annoncer qu’elle déposait le bilan, jetant ainsi 1 500 travailleurs sur le pavé. C’est pourtant grâce à leur sueur et leur travail que l’entreprise a pu tourner pendant des années et verser de plantureux bénéfices à ses actionnaires. Et, quand la situation se dégrade et que la crise se profile, c’est encore à eux qu’on demande tous les sacrifices. Les actionnaires et les patrons ne prennent aucun risque : c’est en faisant la peau des travailleurs que ces rapaces capitalistes s’en sortent à chaque fois. Si les activités ont diminué, il y a toujours du travail ! Répartissons-le entre tous et prenons sur les profits passés pour maintenir les salaires, c’est au tour des capitalistes de payer !

Amazon : un patron sans scrupules…

En France, un tribunal a fini par entendre la colère des travailleurs d’Amazon, qui ont multiplié les manifestations et les débrayages ces dernières semaines pour dénoncer leurs conditions de travail. En effet, malgré les beaux discours du grand patron Jeff Bezos, les mesures prises pour protéger les salariés entassés dans les entrepôts ont été largement insuffisantes. Nombreux sont ceux qui ont d’ailleurs contracté le virus. Face à la décision du tribunal, qui demandait à Amazon de distribuer uniquement des produits essentiels le temps que les risques de contagion soient réévalués, l’entreprise a préféré tout simplement fermer ses entrepôts français. Voilà qui démontre bien toute la considération qu’ont les capitalistes pour leurs travailleurs. A leurs yeux, les mesurettes qu’ils ont prises sont déjà bien suffisantes et trop coûteuses pour des travailleurs qui ne sont, somme toute, que de la chair à profits.