Entreprises

Non au service minimum pour le rail !

La FGTB et la CSC ont annoncé leur intention d’aller en justice contre le service minimum qui sera imposé d’ici peu aux cheminots. Cette exigence de service « garanti » selon les mots du ministre, par laquelle les travailleurs devront déclarer 3 jours à l’avance au patron leur intention de se mettre en grève, est un recul inacceptable. Mais il est illusoire de penser que c’est par la voie judiciaire qu’on pourra s’y attaquer. La seule façon efficace de lutter pour le droit de grève, c’est la grève !

Pas de bras, pas d’avion

Il n’y a pas assez de personnel chez Belgocontrol, l’entreprise qui gère le contrôle aérien belge. Les travailleurs sont pressurés, ils multiplient les heures sup’ et reportent toujours plus leurs congés. C’est le résultat de la politique de la direction qui, pour réaliser des économies, n’a pas effectué de recrutement pendant des années. Le gouvernement wallon, au lieu de prendre des mesures pour régler le problème, se décharge de la responsabilité en menaçant de rompre son contrat avec la société.
Puisque la direction ne bouge pas, les travailleurs de Charleroi ont décidé de restreindre les mouvements aériens et fermer de temps en temps la tour de contrôle. C’est un premier pas, il n’y a que la grève qui fera prendre de vraies mesures aux responsables de cette situation.

Il vole vos droits !

Chez Volvo, plus de 200 travailleurs se sont mis en grève dénonçant les cadences infernales et la pression des chefs. 16 d’entre eux ont été licenciés. La motivation du renvoi : « ils n’ont plus leur place dans l’organisation ». Or, ces travailleurs étaient là depuis des années ! Le groupe compte bien faire régner l’ordre chez lui et il veut punir ceux qui osent remettre en cause ses décisions. On ne peut pas attendre de la loi qu’elle nous défende. Elle n’est pas de notre côté et c’est à nous de faire respecter nos droits.

Grève des coursiers de chez Deliveroo

Les membres du collectif des coursiers, qui regroupe 200 travailleurs de chez Deliveroo, ont mené des ac-tions de grève le week-end dernier. La colère des li-vreurs à vélo vient de l’obligation qui leur est faite de devenir indépendants à partir du 31 janvier. Payés 5 eu-ros bruts la course, ils n’auront alors plus droit à au-cune protection sociale ou couverture en cas d’accident. De quoi rendre leurs conditions de travail, déjà pré-caires, vraiment dignes de celles des journaliers du XIXème siècle. A Bruxelles, à Liège et dans d’autres villes, ils se sont rassemblés pour faire le tour des res-taurants  » partenaires  » de Deliveroo et les faire fermer l’application internet afin de soutenir leur mouvement.

Grève à Swissport

Le 22 août dernier, les travailleurs de la plus importante société de manutention de bagages de l’aéroport de Bruxelles se sont mis en grève. C’est plusieurs tonnes qu’ils déplacent normalement chaque jour en équipe. Or, selon les syndicats, au lieu des trente-huit équipes prévues normalement pour l’été, seule une trentaine étaient effectivement au travail. Pour faire des économies, la direction de Swissport avait décidé de ne pas augmenter les effectifs en plein rush. Les bagagistes en ont eu assez qu’on leur casse leur dos et leur santé ; ils ont cessé le travail. La direction a glapi devant cette grève « sauvage » tandis que la presse s’est empressée de mettre dos à dos bagagistes et voyageurs. Cela n’a pas arrêté les grévistes. Le lendemain, la direction signait l’accord où elle s’engageait à augmenter les effectifs et accordait une prime financière. Cette grève prouve encore qu’elle est l’outil le plus efficace pour lutter contre la politique d’exploitation patronale.

Bpost : une loi contre les travailleurs…

Une récente modification de la loi permet aux patrons de Bpost de faire travailler les employés jusqu’à 9 ou 10 heures par jour, aussi souvent qu’ils le désirent. Ces heures supplémentaires prestées seront récupérables… dans l’année. Tout bénéfice pour le patron qui peut user les travailleurs à plein rendement toute l’année, en fonction du volume de travail, sans devoir embaucher, et au plus grand mépris de la santé des travailleurs et de leur vie de famille.
Bien sur cette loi n’est qu’un « cadre » dans lequel patron et syndicats peuvent soi-disant négocier « librement ». Eh bien, c’est déjà fait ! Car les syndicats avaient déjà accepté, depuis janvier, cette modification de l’organisation du travail, avant même qu’elle ne soit légale. Le patron n’a plus eu qu’à passer commande, auprès du gouvernement, de la loi dont il avait besoin pour appliquer cet « accord ». Pour faire entendre haut et fort leur « désaccord » de se tuer à la tâche, les travailleurs devront compter sur leur propres forces.

Grève de la CGSP les 9 et 10 octobre

Pour protester contre ces perspectives de privatisation, ainsi que contre les économies faites sur le dos des services publics, les attaques sur les pensions et les conditions de travail, la CGSP appelle à la grève le mardi 10 octobre. A côté des traditionnels petits couplets nauséabonds des journalistes sur « les citoyens pris en otage », même Thierry Bodson, le président de la FGTB annonce que « la grève est malheureusement inévitable. » Malheureusement pour qui ? La grève, c’est l’arme des travailleurs et nous pouvons en être fiers ! Et elle est nécessaire, si nous voulons mettre un frein aux attaques contre l’ensemble du monde du travail.
Nous savons tous qu’il ne suffira pas d’un jour de grève pour faire reculer le gouvernement, mais plus les travailleurs seront nombreux à faire grève, plus il y aura de chances que le mouvement s’élargisse et commence à réellement faire peur aux ministres et aux patrons.

Caterpillar : le stress doit changer de camp !

Depuis quatre mois que la fermeture de l’usine de Gosselies a été annoncée, les travailleurs viennent au boulot avec des pieds de plomb ou bien ne viennent pas du tout. Sur les 2200 travailleurs, plusieurs centaines se sont mis en congé maladie. Ils ont fait des sacrifices et maintenant ils vont être licenciés. C’est bien la preuve, s’il en fallait une, que concéder aux efforts demandés par le patron ne garantit pas l’avenir.
Le 18 novembre à Genève, plusieurs centaines de travailleurs de Caterpillar en Europe sont venus manifester contre les fermetures et les licenciements devant le siège social du groupe. Mais pour négocier avec la direction, il faudrait une mobilisation dans et autour de l’usine de Gosselies. L’opinion publique n’est pas d’accord avec les licenciements dans les entreprises qui font des milliards de bénéfices et soutiendrait les actions des travailleurs. Et au-delà de la frontière, la menace qui plane sur les autres sites du groupe est favorable aussi à des mouvements de solidarité.

Grève à NLMK

Les travailleurs de la sidérurgie de l’usine NMLK à La Louvière ont fait grève mardi 25 octobre pour protester contre une hausse de production. Les horaires s’allongent, les salaires ne suivent pas et la sécurité n’est plus assurée vu le sous-effectif. Les travailleurs de la sous-traitance sont particulièrement touchés. Le patron, lui, se préoccupe de communication en organisant des visites guidées de l’usine. Il parle de « situation meilleure » mais prétende que l’entreprise n’est « pas encore sortie du rouge », histoire de justifier les sacrifices des salariés. Les travailleurs ont bien raison de mettre la pression pour exiger des embauches et des augmentations salariales.

Travailleurs sacrifiés chez Crelan

Les plans de restructuration se succèdent dans les banques et les assurances. Après ING, Axa ou P&V, c’est le patron de la banque coopérative Crelan qui annonce la suppression de 160 emplois à temps plein sur 4 ans. Il minimise l’impact social en parlant de départs naturels, de sous-traitance, de mobilité interne… Mais ce sont des dizaines de licenciements secs en perspective. Sans compter que la direction va revoir à la baisse les conditions salariales des employés restants. Les justifications sont toujours les mêmes : taux d’intérêt très bas, réglementation bancaire toujours plus coûteuse, taxes bancaires « exorbitantes », digitalisation. En réalité, les actionnaires, les bourgeois capitalistes, veulent toujours plus de profits et n’hésitent pas à plonger les familles des travailleurs dans la pauvreté pour s’enrichir.