Archives pour la catégorie Belgique

Kinder… surprise ?

Depuis les premiers cas d’infection à la salmonelle découverts au début du mois d’avril, qui ont permis de faire le lien avec Kinder, on compte aujourd’hui 150 malades. C’est à l’usine Ferrero d’Arlon que la bactérie s’est développée, et cela au mois de décembre de l’année dernière ! La direction était au courant. Elle avait décidé alors de procéder à « des mesures d’hygiène ». Mieux vaut tard que jamais ! Mais surtout, elle a gardé cette information pour elle et n’a rappelé presque aucun produit. Il valait mieux ne pas gêner les affaires puisque la fête de Pâques approchait. Aucune surprise pour elle donc, quand tout le monde apprenait que ses Kinder avaient envoyé des enfants à l’hôpital. C’est tout bonnement criminel !

La privatisation de la poste leur a ouvert l’appétit !

En tout cas, il y en a un qui lui n’est pas passé sous le nez des juges d’Écofin, c’est le patron de l’entreprise PostNL. Il s’est retrouvé sous les barreaux pour trafic d’être humain et direction d’une organisation criminelle. Ceci-dit, ce ne serait pas le premier, en Belgique, en Italie ou ailleurs, qui serait finalement acquitté à cause d’un dépassement de délai. C’est très très fréquent pour ces gens-là. 

Un «trou» dans le budget du rail

Le déficit de la SNCB s’accentue : il devrait atteindre les 200 millions d’euros. Pour réduire la dette, le Ministre Gilkinet et la direction ont déjà proposé leurs solutions : réduction de l’offre de trains, hausse des tarifs et… « diminution des coûts de fonctionnement ». Après avoir inventé des parkings payants, limiter les embauches, fermer des guichets, voilà qu’ils s’apprêtent à nous faire payer encore un peu plus cher le ticket… tout en faisant rouler moins de trains ! Ce déficit, comme tous les autres, ils voudraient le faire payer aux travailleurs : c’est la ligne qu’ils suivent.

Les malades ne sont pas des profiteurs

Pour atteindre un taux d’emploi de 80 %, le gouvernement se donne pour objectif de remettre les malades au travail. Personne n’est dupe d’un plan qui vise à faire passer les invalides pour des carotteurs. C’est aux patrons, qui les ont exploités au prix de leur santé, de leur trouver un nouveau poste de travail ou de les indemniser avec les juteux profits qu’ils se font tous les jours sur notre dos.

Une société barbare…

Le nombre de sans-abri et de mendiants a augmenté de plus de 50% en un an dans les stations de métro et de pré-métro. Le prolétariat s’appauvrit. Ces travailleurs sans emploi et à la rue sont expulsés par la Stib. L’opération Thermos, cette action de solidarité animée par le personnel, est surtout utilisée par la société de transports en commun pour se donner bonne image. La Stib est un grand propriétaire foncier et immobilier ; sa capacité d’accueil devrait servir à retirer les travailleurs de la rue ! 

Contre l’inflation, augmentons les salaires !

Alors que les prix continuent d’augmenter, la prochaine indexation des salaires qui était prévue pour avril, devrait finalement arriver pour octobre. Apparemment, les prix n’ont pas suffisamment augmenté que pour dépasser le fameux indice pivot. C’est à se demander comment ces calculs se font ! Pas besoin d’être mathématicien pour voir que nos factures continuent de grimper et que nos porte-monnaie se vident. Ce qu’il nous faut ce sont de meilleurs salaires et de vraies augmentations. Et il nous les faut dès aujourd’hui !

Réforme patronale du travail

Le gouvernement vient de présenter sa réforme du travail. Les patrons ont crié à la demi-mesure, mais c’est parce que ces profiteurs n’en ont jamais assez. Ils ont pourtant de quoi être ravis. Dans le secteur de l’e-commerce, ils pourront exploiter les travailleurs jusque minuit sans leur payer de sursalaires. Les plateformes de livraison pourront continuer à s’enrichir sans contrainte sur le dos leurs livreurs « autoentrepreneurs ». Quant à la fameuse semaine de quatre jours du PS, en plus de s’être révélée une farce, elle est une opportunité offerte aux patrons pour leur permettre d’allonger nos journées de travail.

Une journée de lutte pour les femmes

Ce 8 mars, une journée internationale est organisée pour les droits des femmes et les syndicats (FGTB et CSC) appellent à faire grève. Si l’égalité des sexes est inscrite dans la loi, la réalité est bien différente. Une étude publiée par l’OMS vient de montrer qu’une femme sur quatre dans le monde était victime de violences conjugales ! Loin de régresser, les violences persistent et touchent les femmes où qu’elles soient : dans la rue, les transports et au travail, les agressions, les harcèlements et les attouchements sont monnaie courante. Certes, une journée ne peut pas être suffisante pour abolir les violences sexistes, mais au minimum elle nous permettra de les dénoncer.

Engie encaisse, l’État acquiesce

Grâce à la hausse des prix de l’énergie, le groupe français Engie a encaissé en 2021 un bénéfice de 3,7 milliards d’euros. Rien qu’avec l’électricité produite par les centrales nucléaires belges, il a pu empocher 970 millions. L’État belge n’en a prélevé que 149 millions de taxe sur la rente nucléaire alors que ces centrales ont été amorties depuis des années. Les classes populaires ont de plus en plus de mal à boucler leurs fins de mois mais le gouvernement n’en a que faire. Rien ne lui importe plus que de satisfaire l’appétit des actionnaires. 

L’État, un faux ami

Un article publié récemment dans le journal laissait entendre que si l’État belge était actionnaire d’Engie/Electrabel, il pourrait limiter les prix de l’énergie. Il faut être aveugle pour tenir de tels propos. Comme si l’État limitait les prix de Proximus ou de la SNCB ! L’État n’agit pas autrement qu’un patron. La seule différence, c’est que les économies qu’il réalise sur le dos des travailleurs, il les fait pour les offrir au patronat.