Archives pour la catégorie Belgique

Une société condamnée

Ces 3 et 4 janvier, le personnel des prisons était nombreux à faire grève. Ils n’en peuvent plus du sous-effectif et de l’insalubrité de prisons où les détenus s’entassent à trois par cellule, ce qui provoque inévitablement des conflits. Les prisons sont le fruit pourri d’une société rongée par le chômage et la pauvreté, qui n’a rien trouvé de mieux que d’enfermer les « indésirables » qu’elle a elle-même produits. C’est la misère qui conduit les petits criminels dans les geôles et, plus la situation s’aggrave, plus les prisons se remplissent. Quant aux gardiens chargés de s’occuper des détenus, ils sont à peine mieux considérés.

Une bonne année pour les riches

Les bourgeois ont certainement trinqué à l’année 2021 : les dix capitalistes les plus riches au monde ont ajouté 402 milliards de dollars à leurs fortunes déjà colossales. En Belgique, les riches étaient également à la fête. En témoigne la hausse boursière de près de 19 % de l’indice des 20 plus grosses entreprises belges. Mais ces fortunes se construisent sur notre dos ! Tandis que l’État ne cesse de les arroser d’argent public, les bourgeois accroissent l’exploitation : ils licencient, augmentent les cadences, font stagner les salaires, suppriment des primes… C’est nous qui leur payons leurs fabuleux réveillons. Mais jusqu’à quand ?

Quarantaine : les patrons soulagés, Omicron peut se propager

Les employeurs se félicitent des nouvelles règles de quarantaine prises par le gouvernement. Face à la montée de l’absentéisme, les patrons l’avaient sommé de revoir sa copie. Ni une ni deux, les ministres se sont exécutés. Les contacts à haut risque vaccinés ne seront plus tenus de se mettre en quarantaine. Le nouveau variant Omicron pourra se propager à grande vitesse, les politiciens n’en ont cure. Dès que les intérêts d’une petite minorité de capitalistes sont en jeu, la santé publique ne devient plus qu’un point de détail.

Inflation : la double peine

Comme partout ailleurs, la Belgique est frappée par l’inflation. La hausse des prix de l’énergie y est même deux fois plus élevée que chez ses voisins. Le gouvernement n’a rien de mieux à proposer que des chèques aux montants ridicules ou des appels à se serrer la ceinture. Les gros fournisseurs peuvent dormir sur leurs deux oreilles et continuer à se gaver. Seule la mobilisation des travailleurs fera baisser ces tarifs abusifs. 

Les prix grimpent, les actionnaires se goinfrent

Cette année encore, les factures vont augmenter : 15% sur l’eau de ville et les frais bancaires, 3% sur les télécoms, 2% sur les primes d’assurance hospitalisation et dentaire. Sans compter la flambée actuelle des prix de l’énergie et l’indexation des loyers. L’indexation des salaires et allocations sociales ne suffira pas à compenser ces hausses, surtout pour les petits salaires. Et les patrons voudraient la supprimer au nom de la compétitivité. Personne n’est dupe, c’est pour que les actionnaires continuent à amasser à l’aise.

Malade ? Revenez plus tard…

Une étude menée par l’INAMI et le ministère de la Santé vient de montrer que les opérations essentielles ont pris plus d’un an de retard dans les hôpitaux. Pour les soins non essentiels la situation est encore bien pire : le retard atteint 4 ans et demi ! Mais, alors que la pandémie se prolonge et que la situation s’aggrave, l’étude affirme qu’il est prévu… de ne rien faire. Ce retard, le gouvernement compte le résorber en exigeant des travailleurs de la santé des cadences plus élevées et des heures supplémentaires. Il suffirait de 13 ou 14 mois pour régler le problème. Ce ne sont plus des chirurgiens et des infirmiers qui seront nécessaires, mais des croque-morts ! 

Les patrons ne connaissent jamais la crise

Le ministre de l’Économie s’apprête à offrir de nouveaux cadeaux aux employeurs. Le chômage économique Covid sera prolongé jusqu’à fin mars 2022. Le gouvernement envisage également de prendre en charge certaines cotisations patronales : primes de fin d’année pour l’Horeca, primes de vacances annuelles des travailleurs mis en chômage temporaire. Tout est bon pour continuer à arroser les patrons. Mais dès qu’il s’agit d’aller puiser dans les milliards de profits amassés, les politiciens sont tout de suite moins pressés.

SNCB : un guichet qui lui déplaît

Ce 1er décembre, la SNCB a fermé définitivement 44 guichets de gare, soit un tiers de ceux encore ouverts. En l’absence de ce service, les navetteurs n’auront plus d’autre choix que d’utiliser les automates. Pour peu qu’ils ne soient pas en panne, comme c’est déjà très souvent le cas. Quant aux usagers les plus affectés par la fracture numérique, ce sera le chemin de croix. La SNCB justifie la mesure au nom de sa rentabilité. Et tant pis pour ceux qui, âgés ou handicapés, vont se retrouver à quai.

Grève du 6 décembre : tous ensemble en grève

Les syndicats appellent à la grève pour ce lundi 6 décembre. Une manifestation est prévue à 10h30 gare du nord pour défendre le pouvoir d’achat et les libertés syndicales des travailleurs. La flambée des prix frappe de plein fouet la classe ouvrière. Les salaires ne suivent pas, et les patrons font la sourde oreille. Dans de nombreux secteurs, des arrêts de travail se succèdent. Mais tous ces mouvements évoluent en ordre dispersé. Cette journée d’action est l’occasion pour les travailleurs de se rencontrer et de manifester ensemble contre leurs exploiteurs !

Inondations : assureurs protégés, assurés grugés

L’indemnisation des sinistrés des inondations de cet été se poursuit non sans mal. Les assureurs ne débourseront que 650 millions pour leurs assurés. La région wallonne prendra le milliard restant à sa charge ! Si les sociétés d’assurance s’en tirent à si bon compte, c’est grâce au plafond d’intervention prévu par la loi en cas de catastrophe naturelle. Non contents d’avoir échappé à une ardoise plus salée, les assureurs prévoient maintenant d’augmenter les primes des polices d’assurance…