Belgique

Nouvelle attaque contre les chômeurs

La NVA va déposer une proposition au gouvernement pour diminuer les pensions des futurs chômeurs de plus de 50 ans. Pour ces politiciens bien payés et à la pension assurée, cela ne suffit pas qu’on mette un travailleur à la porte, il faut aussi qu’il ait une pension misérable. Les dirigeants de l’Etat n’ont cure des intérêts des pauvres. Tout ce qui leur importe, c’est d’assurer les paiements au comptant aux banques et c’est pourquoi ils s’en prennent aux plus démunis d’entre eux : les chômeurs.

0% d’impôts, qui dit mieux ?

En 2016, les entreprises ont reçu plus de 13,8 mil-liards d’euros, rien qu’en Belgique. C’est presque le même montant que ce que l’ensemble des entreprises paient comme impôts. Ces cadeaux aux actionnaires, faits avec de l’argent public, augmentent chaque année. Ils sont supposés pousser à des « créations d’emplois ». Mais ils ne font l’objet d’aucun contrôle ! Les patrons empochent, ne paient aucun impôt et on ne leur demande même pas de rembourser quand ils licen-cient à tour de bras !

Au plus offrant

Des hôpitaux ont récemment révélé qu’ils vendaient à une firme privée les données de leurs patients. La firme achète les données médicales, les compile, en tire des statistiques qu’elle revend ensuite aux hôpitaux, pour leur indiquer comment fonctionner à moindre coût, ou aux firmes pharmaceutiques pour les aider à mieux ci-bler leur publicité. Dans notre société où tout s’achète et se vend, il n’y a pas de petit profit. Et tant pis pour notre vie privée. C’est également là que l’on apprend que ces données ne sont collectées et traitées par aucun organisme public pour aider à la recherche médicale. Normal, ça ne rapporte rien.

Replâtrage au Parti socialiste

Suite aux scandales et aux sondages désastreux, le Parti Socialiste est aux abois. Pour garder leur place dans l’appareil de l’Etat, les dirigeants socialistes ont décidé de lancer un grand « chantier des idées » avec pour objectif de renouveler de fond en comble leur « idéologie socialiste ».
Il y a beaucoup à faire pour convaincre à nouveau les travailleurs de voter pour leur parti. A la tête du gouvernement de 2011 à 2014, c’est le PS qui a organisé la diminution des cotisations patronales, le démantèlement de la sécurité sociale (en particulier des allocations de chômage), le gel des salaires, la hausse de l’âge de la prépension, etc. De plus, les différentes affaires de corruption ont aussi usé ses scores électoraux au profit d’autres réformistes sur leur gauche.
Pour reconquérir des voix, le PS dit vouloir revenir à ses sources tout en se modernisant. Les socialistes ont donc revisité la Charte de Quaregnon datant de 1894 qui est le programme fondateur du Parti Ouvrier belge, l’ancêtre du PS. Cette charte, qui sert seulement de decorum poussiéreux et qu’on ressort lors des jours de fêtes du parti, reconnaissait la lutte de classes et la nécessité de mettre fin au capitalisme.
Dans son projet de manifeste socialiste, le PS fait disparaître la notion même de classes sociales, tentant de mettre sur le même pied travailleurs et patrons.
Pourtant la réalité est là et la société continue encore aujourd’hui à être divisée en classes antagoniques. Il y a d’un côté ceux qui vendent leur force de travail, les travailleurs, les salariés, et ceux qui possèdent les outils de production, les patrons, les capitalistes, les premiers majoritaires, les autres minoritaires. Aujourd’hui, huit hommes possèdent autant que la moitié que l’humanité ; jamais l’écart entre les deux classes n’a été aussi grand.
Les socialistes veulent masquer que la classe ouvrière, la classe productrice, existe toujours et que les grands bourgeois, les exploiteurs, les capitalistes sont encore là et ne se sont pas évanouis au cours de l’histoire. La société n’est pas une soupe où tous, riches et pauvres, sont sur un plan d’égalité. La lutte des classes se fait ressentir avec plus d’acuité aujourd’hui avec les mesures d’austérité du gouvernement et la misère accrue des classes populaires qui en découle.
Au lieu de vouloir émanciper la classe des travailleurs comme le préconisait la Charte de Quaregnon, le PS entend dorénavant « émanciper la personne humaine », entendons émanciper les capitalistes de tout ce qui gêne leur droit à exploiter, dans la continuité de ce que le PS a toujours fait quand il était au gouvernement.
Même si la Charte de Quaregnon faisait toujours partie formellement du programme du PS, cela fait très longtemps que la lutte des classes et la transformation socialiste de la société ont été évacuées des discours et des faits.
De plus, dès la fondation, les dirigeants du POB, l’ancêtre du PS, ne tiraient même pas toute les conséquences de la théorie de la lutte de classes qu’ils prétendaient défendre. Dans leur charte, ils éludaient la question des moyens nécessaires pour abattre le capitalisme. L’étude de l’histoire montre que seules les révolutions sont capables de changer les bases d’une société, de bouleverser les rapports sociaux. Le POB laissait ouverte la voie au réformisme, c’est-à-dire à l’illusion qu’on pourrait améliorer le capitalisme par des réformes.
Il y a longtemps que le parti socialiste a rompu avec le peu de réformise radical de la charte de Quaregon. Et il y a longtemps que le PS, comme toute la social-démocratie en Europe et dans le reste du monde, ne prend même plus la peine de tenir des discours réformistes. Son cache-sexe radical est tombé, et bien tombé. Il ne reste plus à voir que son empressement à faire passer des vessies pour des lanternes aux travailleurs et à servir le patronat.
Certains diront que l’abandon de la Charte de Quaregnon est un mauvais présage, la preuve que le parti socialiste penche de plus en plus à droite. Mais cela supposerait qu’il ait été un jour à gauche !
Ce qui est vraiment important et grave aujourd’hui, c’est le recul politique du mouvement ouvrier, que sa conscience de classe s’est affaiblie et qu’il n’existe plus de parti révolutionnaire.
Le « chantier des idées » du PS est une tentative déri-soire de ravaler la façade, une opération électoraliste de plus.

Suppression de lits d’hopitaux

Le gouvernement wallon veut économiser une centaine de millions d’euros dans les infrastructures hospitalières en supprimant un quart des lits. Comme s’il y avait trop de lits d’hôpitaux ! C’est un déni des progrès de la médecine et de la croissance démographique. Pour les ministres, le nombre de lits doit être diminué jusqu’à ce que commencent les files d’attente de patients. À la moindre crise sanitaire ce sera la catastrophe. La mutualité socialiste Solidaris demande une application graduelle de la réforme et un réinvestissement des économies dans les soins de santé. C’est masquer le rôle de l’État qui économise sur les services à la collectivité pour permettre à la bourgeoisie de payer moins d’impôts, de taxes et de cotisations.

Dur pour les faibles, lâche devant les forts

Alors que la population d’Alep meurt sous les bombes dans l’indifférence, Théo Francken refuse un visa à une famille qui avait trouvé une famille d’accueil en Belgique. L’affaire a fait scandale quand il a été condamné par la justice. Francken prétend ainsi sauver la Belgique de l’invasion des réfugiés ! Quelle mauvaise foi. Le pire est qu’il a le soutien de tous les partis de la majorité qui refusent de remettre en cause la politique des barbelés. En s’acharnant contre cette famille, Francken cherche avant tout à donner une image de « dur » à son parti, la N-VA, alors qu’elle subit la concurrence à sa droite du Vlaams Belang.
Les discours anti-réfugiés servent à détourner l’attention des problèmes économiques, des licenciements, contre lesquels ni la N-VA ni les autres partis n’ont de solution. Car avant d’être contre les réfugiés, ils sont contre tous les travailleurs.

Tous à la manifestation nationale du jeudi 29 septembre

Les trois syndicats appellent à une manifestation nationale contre le gouvernement Michel, le 29 septembre prochain. C’est la suite de la manifestation précédente, qui datait du 24 mai et qui avait été un succès avec près de 80 000 manifestants.
Au moment où le patronat annonce des licenciements par milliers, où le gouvernement mène des attaques contre le droit de grève, contre les malades, contre tout ce qui reste comme droits aux travailleurs, il est nécessaire de se mobiliser pour se défendre.
Il est évident qu’une manifestation ne suffira pas. Surtout si les syndicats n’en font que deux par an ! Et l’annulation de la grève générale du 7 octobre sous prétexte « d’union sacrée » entre gouvernement et syndicats autour de Caterpillar est un signal de faiblesse donné au patronat. Car nous savons que le gouvernement et les politiciens sont du côté des patrons.
À la STIB, peu de travailleurs sont au courant de la manifestation. Aucun tract syndical en front commun ne circule ; l’information jusqu’à présent n’a été diffusée que de façon confidentielle. Il faut militer partout dans l’entreprise pour venir manifester très nombreux à Bruxelles ; les travailleurs ont besoin de montrer leur force, leur nombre et leur colère, pour faire reculer le patronat.

Là où il y a de la gêne, il n’y pas de profits

ob_a5fa89_fraude7Des millions de documents provenant d’un bureau d’avocats spécialisés dans la création de sociétés offshores ont été publiés et analysés par des centaines de journalistes a travers le monde. Les offshore sont des sociétés écrans non soumises à l’impôt et créées dans des paradis fiscaux où ne résident ni les propriétaires ni la direction de la société. Les pays qui permettent la création de sociétés offshores sont entre autres les îles Caïmans, l’Irlande, Malte ou le Panama.
L’enquête réalisée par une association internationale de journalistes d’investigation dévoile que des chefs d’ État, des milliardaires, des grands patrons, des sportifs de haut niveau, des banques et des grandes entreprises ont crées des offshores. La presse n’a pas encore révélé toute l’information. Mais on sait déjà que rien qu’en Belgique, plus de 700 très riches sont concernés. Il est évidemment choquant qu’en toute légalité les grands bourgeois fraudent l’impôt, et que dans le même temps leurs politiciens imposent l’austérité aux travailleurs pour combler le déficit de l’ État. Les travailleurs qui, eux, ne peuvent pas frauder, paient pour les riches qui, eux, le font allègrement. Les offshores servent à blanchir l’argent de la drogue et de toutes sortes de trafics, amis elles permettent aussi, en toute légalité, aux capitalistes et à leurs mais, de mettre leurs profits à l’abri de l’impôt. Pourquoi se gêneraient-ils, puisque ce monde est fait pour eux !

Il faut des militants communistes dans les quartiers populaires

Depuis le 22 mars, les discours racistes prennent des ailes et on ne compte plus les déclarations hostiles aux Arabes. En cause, selon les médias et un tas de supposés experts, le fait que tous les arabes seraient de religion islamique et que l’islam seraient une religion spécifiquement violente. La preuve, toujours pour ces «grands intellectuels», en serait la relative immunité dont aurait bénéficié les terroristes dans leur quartiers. Voilà des balivernes au sujet desquelles il y a beaucoup à redire.
Premièrement, tous les Arabes ne sont pas musulmans, de même que tous les Européens ne sont pas catholiques. La religion et la culture, ne sont pas génétique que l’on sache ! Deuxièmement, toutes les religions, islamique, catholique, bouddhiste, israélite, sont des plaies sur l’humanité : oppression de la femme et paradis au ciel pour les travailleurs afin que sur terre les riches en fassent à leurs aises. Lire la suite Il faut des militants communistes dans les quartiers populaires