Bulletins

Incurie syndicale

La grève du 28 septembre a été bien suivie à la Stib. Cependant, nous étions seulement entre 200 et 300 manifestants à la Gare du Midi… pour l’ensemble des entreprises de Bruxelles ! 

Il n’y a eu aucun piquet à la Stib ! Les permanents avaient appelé les travailleurs à rester chez eux. La plupart d’entre nous étaient mal ou pas informés des lieux de rassemblements. Si on veut que la direction ou le gouvernement recule, il faut qu’on soit nombreux. Le nombre, c’est notre force !

Attention au revers !

C’est de nouveau le ping-pong. On arrive au terminus et hop, on doit repartir. C’est particulièrement lourd sur le service Simonis à Roi Baudouin pour remplacer la ligne 6. Nous avons droit à nos pauses. Il faut les revendiquer et reprendre le travail sereinement. Il n’est pas question que la direction continue à croire qu’on peut continuer comme ça. 

La menace…

Les codes 51 pèsent encore sur tous ceux qui ont fait valoir leur droit de retrait. Il ne faut pas rester seul face à la direction. Discuter, se voir, se rassembler, prendre des décisions ensemble, voir nos délégués. Rien ne nous prémunit des sanctions sauf notre volonté de résister collectivement.

Les sous avant nous

Alors même que la priorité devrait être donnée à la gestion du flux des passagers, au contrôle des masques dans chaque transport, la direction a décidé de réaffecter le service Contrôle à la vérification des tickets des voyageurs. Ce n’est vraiment pas le moment ! Le service Contrôle serait beaucoup plus utile à la collectivité s’il contrôlait que les voyageurs portent bien un masque.  

Mais la direction compte les sous et elle va les chercher dans les poches des passagers.

Investir dans notre santé

Avec des bombes à retardement de virus que sont les transports en commun, il faut que, nous chauffeurs, soyons protégés au mieux. Il est tout à fait possible d’isoler complètement le poste de conduite pour éviter la propagation des gouttelettes aérosols porteuses du virus avec du plexiglass. Alors, il paraît que les permanents sont d’accord avec Meuh meuh, mais nous on n’a rien signé ! 

Des quotas et pas de bla bla !

L’épidémie n’est toujours pas terminée. Et il est toujours possible qu’il y ait un rebond. En tout cas, les transports en commun pourraient y jouer un rôle. Il n’est pas normal que, sous prétexte que chacun porte un masque, les usagers puissent être collés comme des sardines. Il faut empêcher que nos bus, trams et métro redeviennent des vecteurs du coronavirus. 

Les quotas doivent être rétablis ! Tout ce qui intéresse la direction, c’est le chiffre, pas la santé publique. 

Ce n’est pas mieux ailleurs

Le permanent de la CGSP s’est particulièrement distingué comme un lécheur de botte de patrons. Et donc, beaucoup d’affiliés ont changé de syndicat. Bien sûr, c’est compréhensible. Ce n’est pas la première fois que ça arrive et ce ne sera certainement pas la dernière. 

Le problème, c’est que l’herbe n’est pas plus verte ailleurs. Car les 3 bureaucraties syndicales, c’est chou vert et vert chou. 

Au contraire, il faut secouer le cocotier mais surtout, il faut s’organiser entre nous de manière démocratique et quelle que soit notre affiliation syndicale. Ce sera nous qui déciderons de quand et comment on s’oppose à la direction et plus les permanents. Les syndicats, il ne faut pas les quitter, sauf s’ils nous jettent dehors !