Entreprises

Le Contrôle qualité

Cette année, la direction a mis en place ce qu’elle appelle des “contrôles qualité”. Elle prétend que les mécaniciens refont plusieurs fois le même boulot et perdent inutilement du temps. C’est absurde ! Les ouvriers mettent un point d’honneur à ce que le travail soit bien fait. Mais il n’y a pas assez de mécanos et il faut souvent laisser les bus sortir avec de multiples défauts. Voilà le vrai problème !

216 familles sur le carreau

Encore un peu plus de 200 emplois supprimés cette année. Cette fois par Munters, une entreprise de la région de Verviers spécialisée dans les systèmes de déshumidification, et qui envisage tout bonnement de cesser ses activités en Belgique en septembre. Les travailleurs, qui étaient déjà contraints de prester des heures supplémentaires et de travailler le week-end, ont dû bloquer les expéditions de produits finis pendant toute une journée pour obtenir… la simple garantie que leurs salaires seraient payés jusqu’à la fermeture et le financement du plan social ! Cela démontre à suffisance le mépris avec lequel les dirigeants, belges et suédois, considèrent les travailleurs.

La digitalisation au service des travailleurs et non du patron !

Max Jadot, le PDG de BNP Paribas Fortis, a annoncé la fermeture de 267 agences et le départ de 2600 à 3000 travailleurs d’ici 2021. Le patron justifie ces suppressions d’emplois par les progrès de la digitalisation, la diminution de la fréquentation des agences et le remplacement des travailleurs par des robots. Ainsi, alors même que les techniques progressent, ce sont des milliers de travailleurs qui vont perdre leur emploi et s’appauvrir.
Les machines devraient permettre aux hommes et aux femmes de travailler moins et d’avoir une meilleure qualité de vie. Au contraire, les patrons les utilisent comme prétexte pour licencier et augmenter la charge de travail de ceux qui restent.
BNP Paribas Fortis a réalisé de juteux profits en 2018 : 1,9 milliard de bénéfices net. Il y a donc bien assez d’argent pour maintenir l’emploi et réduire le travail de tous. C’est cette perspective que les travailleurs et leurs organisations devraient défendre et non accepter de se laisser mener à la sortie de l’entreprise.

Grève du 12 mars

Vendredi 8 mars, une bagarre a éclaté entre passagers à la station Lemonnier de la Stib et l’un d’eux a été poignardé. Le mardi 12 mars, les chauffeurs des lignes 4, 9, 19, 51, 81, 82, 92 et 97 sont entrés en grève en matinée : ils refusent de prendre le risque d’être agressés lors de leur changement de service. La direction a accepté de déplacer provisoirement l’endroit de la prise de service. Les travailleurs n’ont pas à prendre de risques, c’est à la direction de faire le nécessaire pour sécuriser le site.

Négligence incendiaire

La direction de la Stib, la plus grande entreprise de Bruxelles, n’a pas d’expert incendie au SIPPT. C’est une négligence grave ! Il y a d’ailleurs eu plusieurs incendies ces dernières années (Haren et Petite Île) qui ont été mal gérés. Avec l’arrivée des nouveaux bus hybrides et électriques, il est d’autant plus nécessaire que de nouvelles normes soient mises en place. Les travailleurs n’ont pas à prendre des risques face aux incendies !

AIP : la compétitivité qui a bon dos

L’accord interprofessionnel 2019 a finalement été signé – au moins en partie – par les trois principaux syndicats du pays. La FGTB a demandé un délai pour la partie concernant le relèvement du salaire minimum, et évoque une vague journée de mobilisation au mois de mai. 10 centimes d’augmentation par heure, c’est moins que des miettes, c’est du vent ! Mais rien ne changera si nous ne nous battons pas pour inverser le rapport de force. Nous n’avons pas à nous sentir tenus par cet accord, ni d’ailleurs par l’arrêté royal du gouvernement fixant l’augmentation salariale à 1,1% maximum. C’est ridiculement peu, et c’est inacceptable. On n’en veut pas de leur aumône. On veut que les salaires permettent de vivre décemment.
C’est notre travail qui crée la richesse, et celle-ci ne cesse d’augmenter. Alors qu’ils ne viennent pas nous baratiner avec leur compétitivité à la noix !

Un beau ciel grève

Depuis février, les contrôleurs aériens de Skeyes, la société en charge du trafic aérien, sont entrés plusieurs fois en grève. Ils remettent en cause les abus de la direction. Par exemple, le règlement prévoit des coupures de 11h minimum entre deux services et deux jours de congé par semaine. Or, nombreux doivent prester jusqu’à 12 jours d’affilée ! Les chefs irresponsables surchargent tellement les travailleurs que ces derniers craignent pour la sécurité du trafic aérien. S’il y un jour un accident, c’est à eux qu’on fera porter le chapeau !
Les luttes chez Ryanair ont montré que les travailleurs du ciel sont capables de mener des luttes victorieuses contre leur patron. Les contrôleurs aériens ont bien raison de se défendre à leur tour !

Pas touche au salaire garanti !

La Stib essaie de faire des économies sur le dos des travailleurs malades. Les salariés bénéficient actuellement d’une garantie de salaire plein pendant les 6 premiers mois, puis de 75% du salaire pendant encore 6 mois. C’est déjà un recul car dans le passé la direction devait payer le salaire pendant 2 ans. Le nouveau plan prévoit de réduire à 3 mois la garantie de salaire plein. En plus, cela ne s’appliquerait que pour une seule période de 12 mois sur l’ensemble de la carrière !
Il n’est pas question d’accepter de négocier les acquis sociaux que nos anciens ont obtenu par la lutte !

L’hypocrisie de la direction

Chaque jour, des bus de la Stib sortent des dépôts avec des avaries.
La direction prétend qu’elle privilégie la qualité à la quantité mais, en réalité, elle impose des quotas aux brigadiers d’atelier. Pour que les bus roulent normalement, il faudrait faire toutes les réparations qui sont nécessaires. Dans les faits, seule l’avarie pour laquelle le bus est venu à l’atelier est réparée et il repart bien qu’il ait d’autres problèmes. Même s’il tombe en panne 5 minutes après être sorti, le quota est atteint. C’est le règne de l’absurdité bureaucratique.
Pour éviter ce type de problème, il faut plus de mécaniciens pour réparer toutes les pannes et c’est tout !

L’aéroport de Bruxelles est à l’arrêt

La grève générale du 13 février a été bien suivie à Brussels Airport, tant par les aiguilleurs du ciel que parmi les bagagistes et d’autres travailleurs, mettant le trafic aérien complètement à l’arrêt. Pourtant, tout avait été fait pour mettre la pression sur les travailleurs de l’aéroport, son président se fendant d’une déclaration sur ce qu’allait, d’après lui, coûter la grève. Les travailleurs ne se sont pas laissés impressionner et ils ont eu bien raison. Ce que montre une fois de plus cette grève, c’est que rien ne fonctionne sans les travailleurs et que les profits qui arrivent dans la poche des actionnaires se font uniquement sur notre dos, grâce à notre travail. Unis, nous sommes bien plus forts que toute leur morgue et tous leurs discours. Arrêtons de les laisser s’engraisser en nous usant à la tâche !