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General Motors USA : reprise après six semaines de grève

Après six semaines de grève, les travailleurs de General Motors aux États-Unis ont majoritairement voté pour la reprise du travail.
La grève avait commencé le 15 septembre, à l’appel du syndicat des travailleurs de l’automobile, l’UAW. Elle concernait l’ensemble des 46 000 salariés de GM dans le pays, employés dans 33 usines réparties dans neuf États et dans 22 magasins de pièces détachées.
Elle concernait les horaires de travail et les salaires, mais aussi les pensions, l’assurance maladie, etc. Depuis 2007, en faisant un chantage à la faillite, la direction de GM avait imposé des nouveaux statuts plus désavantageux pour les nouveaux embauchés, dont les salaires sont la moitié de ceux des anciens embauchés.
Ce système, dit à deux vitesses, a été au cœur de la mobilisation des grévistes, en colère contre ce recul pour les plus jeunes, et contre la division qu’elle induit entre travailleurs. Ces quatre dernières années, GM a fait près de 30 milliards de dollars de profits. Elle veut encore fermer quatre usines. Trop, c’était trop !
Les travailleurs ont obtenu jusqu’à 10 000 euros de primes et un recul partiel sur le double statut. Au-delà des gains matériels, le plus important est qu’il y a eu une réaction des travailleurs. Dans l’automobile, c’est la plus longue grève nationale depuis 1970. Et le soutien élevé dont les grévistes ont bénéficié, sur les piquets et ailleurs, montre que les travailleurs d’autres entreprises considéraient que ce combat était le leur

Fermetures chez ING

ING a annoncé la suppression de 22 agences en 2020. Depuis 2016, la direction a licencié le tiers de ses effectifs, soit 3500 emplois ! Elle prétend que la fermeture d’agences et leur fusion à des points de vente ne ferait pas perdre d’emplois. Mais vu le passif des dernières années, on a évidemment du mal à le croire !
Toute l’argumentation du patron pour licencier repose sur le fait que la modernisation permet de diminuer le nombre de travailleurs. La technologie devrait permettre de réduire le travail de chacun, pas de les priver de leur gagne-pain. Cette politique de réduction des effectifs paie puisqu’ING, rien qu’au troisième trimestre de cette année, engrange une augmentation de son bénéfice net de 73%.

Ils assurent leurs bénéfices

Les compagnies d’assurances font des centaines de millions d’euros de profits chaque année. Et elles renouvellent ça tous les ans, depuis des dizaines d’années. Mais elles refusent d’augmenter les salaires de leurs employés ne serait-ce que du 1,1% que réclament les syndicats. Elles consentiraient, disent-elles, à une prime unique, mais s’opposent à une augmentation récurrente. Ces filous n’assurent qu’une chose : leurs bénéfices.

27 000 m2

Entreposage de 75 trams, hall d’entretien, bâtiment administratif, bassin pour récupérer l’eau de pluie, bois africain labellisé, 600 panneaux voltaïques, etc., mais pas de cafétéria au nouveau dépôt de Marconi ! Le patron juge cela probablement non rentable. Il y a bien un distributeur de sandwiches, mais désespérément mous, ça manque de variété et surtout de relations humaines.
Un comité paritaire restaurant (patron-syndicats) existe pourtant mais la direction se moque de l’avis et du bien-être des travailleurs !

Et les usagers !

Parfois aux arrêts, le public attend longtemps un transport et voit débouler en convoi jusqu’à trois bus de la même ligne. Pour eux, cela paraît absurde et ajoute à leur frustration. Bien entendu, ce sont les chauffeurs qui subissent le ressentiment général. Il faut secouer l’arbre de la direction pour que la régulation soit efficace.

STIB : Meuh Meuh fait sa com

De Meeûs, le grand chef de la Stib a été interviewé récemment dans Le Soir pour commenter l’accord du gouvernement bruxellois en ce qui concerne les transports en commun. Pour lui, c’est un « bel » accord, mais on se demande pour qui exactement.
La gratuité est prévue pour les moins de 25 ans et les plus de 65 ans, mais ce sera au détriment des autres dont le tarif va être revu à la hausse pour le 1er février 2020. De plus, la gratuité pour les pensionnés est simplement un retour à la situation d’avant 2013. Par ailleurs, c’était déjà gratuit pour les moins de 12 ans.
L’offre de transport en commun va augmenter. Au vu de la croissance démographique à Bruxelles, ils n’ont de toute façon pas le choix. Mais jusqu’à présent l’augmentation de l’offre n’a jamais compensé l’augmentation de la fréquentation. Nous sommes toujours entassés comme des sardines aux heures de pointes dont la plage horaire s’élargit. Et l’offre reste insuffisante en dehors de ces heures, en soirée, le week-end, les jours fériés, etc.
La STIB engage chaque année plus de travailleurs qu’il n’y a de départs, mais jamais assez pour satisfaire les demandes de congé du personnel et diminuer la pression à la productivité. La direction continue de jongler avec le personnel entre les dépôts pour fonctionner à minima.
Finalement, dans ce « bel » accord gouvernemental, rien pour les agents, pas d’amélioration des conditions de travail ni de hausse salariale, et presque rien pour les usagers qui vont rester debout à des tarifs onéreux.

Thomas Cook : des bénéfices pour les vautours, le désastre pour les salariés

La faillite de Thomas Cook, le géant mondial du voyage organisé, va laisser ses 22 000 salariés sur le carreau et faire passer un très mauvais moment aux 600 000 voyageurs qui doivent être rapatriés.
Cette faillite n’aura surpris que les voyageurs et les salariés car cela faisait de longs mois que les dirigeants et les actionnaires de la compagnie savaient qu’elle était en crise. Pendant toute cette période, les dirigeants ont touché des millions d’euros de primes et de salaires – 9 millions par an, rien que pour le CEO. La compagnie n’a pas hésité à continuer à vendre des voyages et à laisser partir les touristes jusqu’à la dernière minute, alors qu’il était évident que les hôtels ne seraient pas payés et les retours pas assurés.
Sur les marchés financiers, les traders-vautours se préparaient depuis ce printemps déjà à dépecer ce qu’il resterait de la compagnie au moment où elle fermerait définitivement. Ceux qui ont ainsi misé sur la faillite vont empocher plus de 200 millions d’euros ! Quant aux actionnaires, cela ne leur coûtera pas grand-chose, ils avaient tous déjà récupéré leur mise, et aucun compte ne leur sera demandé pour le désastre social que leur appétit du gain aura causé.

Grève à General Motors

Près de 50 000 salariés de General Motors aux États-Unis ont fait grève le 16 septembre à l’appel du syndicat de l’automobile UAW. C’est la première grève de cette ampleur depuis plus de 10 ans chez ce constructeur. Elle entre dans le cadre de la négociation d’un nouveau contrat collectif pour les années à venir entre les directions syndicales et le patron. Ce contrat comprend entre autres le montant que l’entreprise va payer pour les soins de santé des travailleurs et combien elle s’engage à payer de pensions. Car aux USA, ce sont des choses qui ne sont pas décidées ni organisées par les gouvernements, mais bien par les entreprises ! Cynique, General Motors refuse de payer les soins de santés, ferme 4 usines aux États-Unis alors que l’entreprise a empoché 8 milliards de dollars de profits l’an dernier, et 35 milliards en Amérique du Nord ces 3 dernières années.

Proximus : Leroy part les poches pleines

La patronne de Proximus, Dominique Leroy, a annoncé sa démission de l’entreprise. C’est elle qui a lancé un plan de restructuration visant à licencier 1 900 travailleurs, plan qu’elle ne négociera même pas vu qu’elle s’en va. Elle a gagné 950 000 euros en 2018, auxquels s’ajoutent 250 000 euros de bénéfices sur les actions Proximus qu’elle a revendues. Si elle a gagné autant c’est justement pour rentabiliser l’entreprise, y compris en licenciant des travailleurs et en externalisant des services. Dans cette société ceux qui détruisent des vies sont récompensés et ceux qui perdent leur emploi sont dénoncés.

Multinationales = méga fraude fiscale

La Commission Européenne continue de poursuivre la Belgique pour ses pratiques d’ « Excess Rulings », qui lui permet de réduire les impôts de grandes entreprises multinationales en échange de leur installation en Belgique. On parle de 700 millions d’euros de manque à gagner pour les caisses publiques. Ce qui gêne la commission c’est que ce sont des aides d’État déguisées. Ce qui nous dérange c’est que ces entreprises ultra-richissimes ne paient quasiment aucun impôt avec la complicité du même gouvernement qui continue à imposer l’austérité aux familles populaires.