Archives pour la catégorie Entreprises

Une société condamnée

Ces 3 et 4 janvier, le personnel des prisons était nombreux à faire grève. Ils n’en peuvent plus du sous-effectif et de l’insalubrité de prisons où les détenus s’entassent à trois par cellule, ce qui provoque inévitablement des conflits. Les prisons sont le fruit pourri d’une société rongée par le chômage et la pauvreté, qui n’a rien trouvé de mieux que d’enfermer les « indésirables » qu’elle a elle-même produits. C’est la misère qui conduit les petits criminels dans les geôles et, plus la situation s’aggrave, plus les prisons se remplissent. Quant aux gardiens chargés de s’occuper des détenus, ils sont à peine mieux considérés.

Brussels Airlines : grève de haut vol

Le 20 décembre, la moitié des avions de Brussels Airlines est resté clouée au sol. Les horaires à rallonge, les vols qui s’enchaînent, les temps de repos arbitraires et le manque d’effectifs ont fait déborder le vase et les travailleurs sont partis en grève. La direction avait pourtant essayé de freiner le mouvement en menaçant les travailleurs d’astreintes. Sans succès, car les travailleurs ont été nombreux à débrayer. Une centaine d’entre eux ont même manifesté en uniforme dans le hall d’entrée de l’aéroport. C’était l’occasion de montrer aux voyageurs, eux aussi des travailleurs, que leurs problèmes sont les mêmes, que les patrons sont les seuls responsables et la grève la seule solution.

Logistics Nivelles : une riposte nécessaire

Ce vendredi 3 décembre, une trentaine de travailleurs ont spontanément débrayé à Logistics Nivelles. Alors que la direction souhaite mettre les 500 travailleurs du dépôt à la porte, elle leur demande de prester des heures supplémentaires et embauche des intérimaires pour préparer les fêtes ! Et puis quoi encore ? 

Les représentants syndicaux n’y ont rien trouvé à redire et ce sont les grévistes qui montrent la voie à suivre à tous leurs collègues. Espérons qu’ils pourront les entraîner dans la lutte, car la seule limite des patrons, c’est celle que les travailleurs leur imposent.

TEC Liège : les mécanos en ont plein le dos

Une partie du personnel TEC du dépôt de Jemeppe a débrayé ce vendredi 3 décembre. La grève était soutenue par la délégation CSC Technique. Les mécaniciens en ont marre de la pénurie de pièces de rechange pour les bus. Ils exigent également des renforts d’effectifs, leurs conditions de travail étant devenues insupportables. La direction fait la sourde oreille et ment aux usagers en parlant de « mouvement d’humeur ». Une nouvelle grève, rien de mieux pour lui déboucher les oreilles ! 

Les violences faites aux femmes à la Stib

La direction aime parler de sa politique pour favoriser l’engagement de travailleuses à la Stib. Mais, en réalité, elle ne fait pas grand-chose pour mettre fin au harcèlement sexuel et au sexisme que subit le personnel féminin mais aussi les navetteuses. A l’occasion de la journée contre les violences faites aux femmes, des travailleuses de la Stib ont dénoncé la situation au sein de l’entreprise et sur le réseau. Elles ont exigé la fin de l’impunité.

Grève du 6 décembre : tous ensemble en grève

Les syndicats appellent à la grève pour ce lundi 6 décembre. Une manifestation est prévue à 10h30 gare du nord pour défendre le pouvoir d’achat et les libertés syndicales des travailleurs. La flambée des prix frappe de plein fouet la classe ouvrière. Les salaires ne suivent pas, et les patrons font la sourde oreille. Dans de nombreux secteurs, des arrêts de travail se succèdent. Mais tous ces mouvements évoluent en ordre dispersé. Cette journée d’action est l’occasion pour les travailleurs de se rencontrer et de manifester ensemble contre leurs exploiteurs !

PostNL : l’impunité récompensée

L’inspection sociale a mené des contrôles dans trois dépôts de livraison de colis de PostNL. Elle y a constaté des dizaines d’infractions aux lois sociales. Ce n’est pas la première fois que la société est prise en flagrant délit. Contrats abusifs, faux indépendants, travail au noir, exploitation de sans-papiers, fraude fiscale. PostNL peut tranquillement continuer à amasser les profits sur le dos de coursiers sous-payés sans que la justice y change quoi que ce soit.   

Jost : blanchi… par son compte en banque

L’entreprise de transport Jost est poursuivie depuis 2015 pour fraude sociale, traite d’êtres humains et blanchiment d’argent : elle a fait venir des centaines de travailleurs hongrois et roumains en Belgique, en les payant une misère. Pour échapper à la justice, la compagnie s’apprête à conclure un deal avec la Justice belge : une transaction pénale de 30 millions d’euros, une bouchée de pain pour ce groupe, mettra fin à l’enquête, comme par magie. À travers ce marchandage, l’État montre une fois encore que la loi ne s’applique pas aux riches et qu’il ne faut pas compter sur la Justice pour les empêcher d’exploiter les travailleurs. Comme le disaient déjà les paroles de l’Internationale : nul devoir ne s’impose aux riches, le droit des pauvres est un mot creux. Jusqu’à ce qu’ils le fassent respecter eux-mêmes !

De l’argent jeté par les fenêtres

La direction a fait refaire le sol de l’atelier Haren 1. Ils ont remis de l’epoxy partout. À l’extérieur, ils ont refait tous les trottoirs avec des chicanes pour ralentir les bus. Les voies sont trop étroites et les bus sont obligés de rouler sur les trottoirs. Les cônes qui avaient été placés le long de la piste cyclable ont tenu à peine une se-maine. Des sommes énormes ont été gaspillées alors que, dans deux ans, tout sera détruit ! Et après on vient nous expliquer qu’il faut faire des économies !