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Bpost n’aide pas les facteurs

La poste, pour soi-disant aider ses travailleurs face à l’augmentation du cout de la vie va proposer un prêt de 500€ sans intérêts ! C’est ce qui s’appelle se moquer du monde. On va les rembourser comment ces 500€ ? Rien d’étonnant si d’autres patrons se sont montrés intéressés par l’arnaque. Le syndicat socialiste lui se désole que la mesure ne soit pas structurelle. Ah bon ? Et avec trois prêts de 500€, on rembourse comment ? C’est ce qui s’appelle se moquer du monde. 

La guerre, c’est bon pour les marchands de canons

Fin février, quelques jours après le début de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, De Croo annonçait 10 milliards de plus pour la défense. En voilà un qui a bien choisi son moment ! Une semaine plus tard, il rajoutait encore un milliard. Et sur le coup, le libéral n’est pas tout seul. Même écolo est partant. Avec ces mesures, le budget de la défense augmentera de 10%. Il va sans dire que ce ne sera le cas ni pour celui de la santé, ni pour celui de l’enseignement. Avec cette guerre, le monde entier va accroitre sa militarisation et se transformer en poudrière. Et bien sûr, ce sont les travailleurs qui vont payer la note.

La privatisation de la poste leur a ouvert l’appétit !

En tout cas, il y en a un qui lui n’est pas passé sous le nez des juges d’Écofin, c’est le patron de l’entreprise PostNL. Il s’est retrouvé sous les barreaux pour trafic d’être humain et direction d’une organisation criminelle. Ceci-dit, ce ne serait pas le premier, en Belgique, en Italie ou ailleurs, qui serait finalement acquitté à cause d’un dépassement de délai. C’est très très fréquent pour ces gens-là. 

Écofin c’est dans la poche

La justice est en souffrance, sauf quand il s’agit des voleurs de pommes ! En revanche, les voleurs en col blancs, ceux qui fraudent pour conserver leur fortune ou augmenter leur magot, ne sont pas inquiétés. Le système sait reconnaitre les siens. Les juges financiers se comptent sur les doigts de la main. Alors, évidemment, les blanchisseurs d’argent sale passent entre les mailles du filet. Une enquête sur cinq est mise au frigo, aux oubliettes, à la poubelle, circulez, il n’y a rien à voir !Il est vrai qu’entre ceux qui fraudent et ceux qui ne payent pas d’impôts parce qu’ils ont de bons avocats, il n’y a pas beaucoup de différence… 

Deux poids deux mesures

L’Union européenne a heureusement ouvert ses portes aux réfugiés ukrainiens. Mais c’est deux poids et deux mesures car pour la Syrie ou l’Afghanistan, il n’en a évidemment pas été question… Et même pour l’Ukraine tous les réfugiés ne sont pas égaux : les étudiants africains ont beaucoup de difficultés à quitter le pays. Et puis il y a les différences de chiffres qui sont vraiment flagrantes. En Angleterre par exemple 150 000 personnes se sont inscrites pour accueillir des réfugiés ukrainiens. Le gouvernement Johnson lui n’a encore accordé que 31 000 visas. Et évidemment il va sans dire que ceux qui fuient aujourd’hui l’Ukraine ce sont les travailleurs et pas les oligarques.

La guerre, fruit pourri du capitalisme

Il y a un mois, la population ukrainienne n’imaginait pas ce que sa vie allait devenir. Elle ne pensait pas que des bombes allaient détruire des villes entières, que des millions de gens allaient devoir fuir leur pays, ni que ceux en âge de se battre allaient se retrouver avec un fusil dans les bras. Pourtant, c’est ce qui est arrivé. Tout a basculé en quelques jours. 

Des villes de près d’un million d’habitants comme Kharkiv ou Marioupol sont bombardées massivement par l’armée russe. Des quartiers entiers ont été détruits et les victimes civiles se comptent désormais par milliers. La guerre a pris une nouvelle ampleur.

Si Poutine a probablement misé sur une intervention courte et un effondrement rapide du pouvoir ukrainien, c’est l’inverse qui s’est passé. Et maintenant l’engrenage fait que personne ne peut dire quand cette guerre finira, ni quelles vont être ses répercussions. Ce qui est certain, c’est qu’elles seront mondiales.

Cette tragédie qui se déroule à quelques milliers de kilomètres fait maintenant partie de notre quotidien, nous subissons déjà les spéculateurs et les profiteurs de guerre qui font monter tous les prix. Et un climat guerrier s’est installé, orchestré par le gouvernement et les médias. La guerre en Ukraine nous montre l’avenir que les dirigeants du monde nous préparent.

Dans les pays pauvres, l’impact risque d’être pire. La hausse vertigineuse des prix du blé annonce des désastres humanitaires. En Afrique, au Proche-Orient, en Inde, des famines vont toucher des millions de gens. Elles entraîneront sûrement des révoltes. Mais les dirigeants de ces pays pourraient chercher à détourner la colère des masses vers le nationalisme et la guerre, pour dresser les peuples les uns contre les autres, par exemple, entre l’Inde et le Pakistan, ou entre le Maroc et l’Algérie. 

La guerre en Ukraine a déstabilisé l’économie capitaliste mondiale et modifié les rapports de force. À cause de l’embargo sur le gaz russe qui se met en place, l’Allemagne, qui est la puissance industrielle européenne dominante, doit revoir complètement son approvisionnement énergétique. Et cela rebat les cartes dans les relations entre puissances européennes.

Les États-Unis se servent de la guerre en Ukraine pour obliger tous les gouvernements à se ranger derrière eux et font pression sur les pays de l’ex-URSS et sur la Chine pour qu’ils se détachent de la Russie.

Et puis, tous les États réarment ! S’il est  impossible de prévoir comment la situation internationale va évoluer, une chose est sûre, ceux qui nous gouvernent ont commencé à aiguiser leurs couteaux.

Il y a cent ans, toute une génération a connu la boucherie de la Première Guerre mondiale. Puis la génération suivante s’est retrouvée sur les champs de bataille de la Seconde Guerre mondiale. Ensuite, il y a eu les guerres coloniales, au Viet Nam ou en Algérie. En réalité, les guerres ne se sont jamais arrêtées. Les désastres en Syrie, en Irak ou au Yémen sont là pour en témoigner.

Gouvernement et médias, à l’unisson, cherchent déjà à nous embrigader. Ils nous abreuvent de discours sur « le droit des nations » et la démocratie dont les pays de l’OTAN seraient les gardiens. Quelle hypocrisie ! Combien de dictateurs ont été soutenus par les États-Unis et l’Europe ? Et combien de guerres coloniales n’ont-ils pas menées ?  

Le système capitaliste mène inévitablement à la guerre, car de la guerre commerciale à la guerre tout court, il n’y a qu’un pas, surtout dans une économie mondiale complètement déstabilisée. Et si elle est une tragédie pour les populations, elle est un énorme business pour les trusts. Les profits des groupes pétroliers et de ceux de l’armement en sont l’illustration écœurante.

Le nationalisme sert la politique des gouvernements aux ordres des classes possédantes. Il sert à ranger les exploités derrière leurs exploiteurs et à les détourner de la lutte des classes. Dans cette guerre, les exploités n’ont pas de camp. Celui de Poutine n’est pas meilleur que celui de l’OTAN. La dictature contre le peuple russe est terrible et, il y a quelques mois, c’est l’armée russe qui est allée réprimer la population du Kazakhstan qui se révoltait contre la vie chère. Cette fois-là, Poutine a eu la bénédiction de l’OTAN.Les travailleurs et les pauvres de tous les pays sont dressés à être résignés devant tout cela. Et faute de véritables partis ouvriers, faute de traditions de lutte et d’organisation, pour l’instant ils ne sont pas capables de renverser ce système. Pourtant, ils sont les seuls à pouvoir le faire et, si on veut éviter de nouvelles guerres, ils devront renouer avec un passé où le mouvement ouvrier représentait une force et un espoir de changement pour toute l’humanité.

Les grands gagnants de la lutte des classes

Décidément, 2021 aura battu des records pour les capitalistes. C’est le cas des actionnaires de Blackstone, un immense fonds d’investissement américain qui s’enrichit en rachetant des entreprises dont elle maximise le profit en accroissant l’exploitation, puis qu’elle revend aux plus offrants. Cette firme, qui gère 900 milliards de dollars, vient de remercier son directeur avec une enveloppe d’un milliard ! Cet argent ne tombe pas du ciel, il est le fruit de notre exploitation. Pendant ce temps, des millions de travailleurs s’enfoncent dans la pauvreté, sans plus pouvoir payer de quoi se nourrir ou se chauffer…

Un «trou» dans le budget du rail

Le déficit de la SNCB s’accentue : il devrait atteindre les 200 millions d’euros. Pour réduire la dette, le Ministre Gilkinet et la direction ont déjà proposé leurs solutions : réduction de l’offre de trains, hausse des tarifs et… « diminution des coûts de fonctionnement ». Après avoir inventé des parkings payants, limiter les embauches, fermer des guichets, voilà qu’ils s’apprêtent à nous faire payer encore un peu plus cher le ticket… tout en faisant rouler moins de trains ! Ce déficit, comme tous les autres, ils voudraient le faire payer aux travailleurs : c’est la ligne qu’ils suivent.