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Frigobus

C’est bien beau que le chauffage soit automatique dans certains bus, encore faut-il qu’il chauffe suffisamment. Ça caille dans les nouveaux Iveco. La direction a dit qu’elle agirait mais on attend toujours. Que la température ambiante soit réglée automatiquement ne doit pas servir à la direction à faire des menues économies sur le confort des passagers.

Encore des agressions !

Il y a encore eu deux agressions les 14 et 15 février sur les lignes 53 et 55. Nous n’avons toujours aucune vue d’ensemble sur les agressions que nous subissons quotidiennement : l’information est éparpillée par dépôt. Il faut qu’elles soient dénombrées au niveau de toute la Stib et que des mesures énergiques soient prises pour les éviter ! Le bilan devrait être fait chaque mois. Avoir un instrument de mesure, c’est la première étape pour trouver une solution. Pour régler le problème, il faudra engager du personnel d’accompagnement sur les lignes.

La saga des masques continue…

Depuis le début de la crise sanitaire, la politique du gouvernement à l’égard des masques est désastreuse. Il y a d’abord eu l’imprévoyance : les stocks de masques n’avaient pas été renouvelés et le gouvernement n’a rien préparé entre fin décembre et mi-mars. Au lieu de procéder à des réquisitions d’entreprises textiles pour la confection directe de masques en Belgique, il a alors négocié avec des importateurs hasardeux. Il y a eu l’affaire de l’arnaque par un fournisseur turc, les masques souillés par les déjections animales, les masques non conformes volés, etc.

Et aujourd’hui, on apprend que les masques distribués gratuitement depuis juin par l’Etat seraient toxiques et potentiellement cancérigène ! C’est le comble pour un objet censé nous protéger.

Comme pour l’affaire de l’inutile Remdezivir, le gouvernement préfère arroser d’argent public des charlatans plutôt qu’investir réellement dans la santé de la population !

Nethys : les capitalistes rasent gratis !

Sept anciens dirigeants de la société Nethys sont inculpés pour détournement de fonds publics. En plus de s’octroyer 18 millions d’euros d’indemnités, le management s’apprêtait aussi à céder gracieusement les deux filiales les plus rentables de l’entreprise publique à une société privée. La presse bourgeoise se contente de présenter l’affaire comme un simple dysfonctionnement, ou tout au plus comme de la mauvaise gouvernance. Elle est pourtant révélatrice du parasitisme généralisé des politiciens, toujours de mèches avec les capitalistes dès qu’il s’agit de piller les services publics.

Big Brother vous veut du bien

Le gouvernement prend prétexte de la campagne de vaccination pour essayer de mettre la main sur les bases de données de la sécurité sociale et des mutuelles, en contradiction avec le principe du secret médical. L’idée pourrait sembler légitime : croiser les données afin de convoquer automatiquement les personnes qui doivent être prioritairement vaccinées. Ce serait une bonne idée si c’étaient les travailleurs qui géraient la société mais nous n’avons aucun moyen de contrôler l’usage qui sera fait de nos données et aucune raison de faire confiance à un État inféodé au patronat pour ne pas en profiter pour ficher les travailleurs pour des motifs de contrôle et de répression. La Belgique n’est même pas en ordre par rapport au règlement européen sur la protection des données du fait que l’organisme censé, entre autres, mettre des limites à l’espionite gouvernementale est lui-même sous le contrôle du gouvernement. Big Brother est déjà là. 

Pas de nettoyage, pas de bus

Trois dépôts de bus des TEC et le métro de Charleroi ont été touchés par le virus de la grève : la direction a refusé de donner suite aux demandes répétées des chauffeurs pour que l’hygiène du matériel roulant soit assurée, ce qui est tout de même une revendication bien normale et légitime en ces temps de pandémie. Selon le corps médical, la grève est un remède très efficace contre la surdité patronale !

Licenciements à bon marché

Chez Engie Fabricom, à Ans, la direction multiplie les licenciements qu’elle annonce par petits paquets, afin de ne pas payer les indemnités de restructuration et de ne pas provoquer la colère. Dernièrement, ce sont six travailleurs qu’elle a mis à la porte après s’être permise de les qualifier avec mépris de « pommes pourries ». En fait, la direction fait tranquillement sa petite sélection et se débarrasse de ceux qui la gênent. Jusqu’à ce qu’elle tombe sur un pépin ! Les derniers licenciements ont été ceux de trop et, fatigués qu’on se moque d’eux, les travailleurs ont décidé de débrayer.

Justice à géométrie variable

Près d’Anvers, sept jeunes de 14 ans qui s’étaient rassemblés chez l’un d’eux ont été arrêtés par la police et placés en détention au poste toute la nuit avant d’être interrogés le lendemain pour avoir organisé une soi-disant… « lockdown party ». Quand ils s’entassent à plus de 25 dans des classes exiguës, en mauvais état et parfois encore amiantées pour suivre des cours ou manger à midi, personne ne parle de festival clandestin. Et surtout, la police n’a jamais arrêté ceux qui les obligent à se réunir dans de telles conditions !  

Lenteur mortelle

Après s’être illustrée dans la gestion calamiteuse des masques, c’est au tour de la campagne de vaccination de démontrer l’incapacité gouvernementale. En administrant en moyenne 18 600 doses de vaccin par semaine, il faudrait au moins deux ans et demi pour vacciner 75% de la population belge ! En attendant, les jours passent et amènent leur lot quotidien de nouveaux malades et de décès.