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De l’argent jeté par les fenêtres

La direction a fait refaire le sol de l’atelier Haren 1. Ils ont remis de l’epoxy partout. À l’extérieur, ils ont refait tous les trottoirs avec des chicanes pour ralentir les bus. Les voies sont trop étroites et les bus sont obligés de rouler sur les trottoirs. Les cônes qui avaient été placés le long de la piste cyclable ont tenu à peine une se-maine. Des sommes énormes ont été gaspillées alors que, dans deux ans, tout sera détruit ! Et après on vient nous expliquer qu’il faut faire des économies !

Les malades de longue durée n’ont pas à en baver

Le ministre Vandenbroucke veut remettre au boulot les malades de longue durée. Des sanctions sont prévues en cas de refus. La remise au travail de 4500 d’entre eux rapporterait 25 millions par an. C’est une goutte d’eau à côté des milliards planqués dans les paradis fiscaux. Mais voilà, entre taxer les riches et s’attaquer aux travailleurs malades, le gouvernement n’a pas hésité. Les malades de longue durée n’ont pas à payer pour la cupidité des riches évadés.       

SNCB : les travailleurs doivent être payés

Plusieurs accompagnateurs de train ont débrayé vendredi dernier. Ils protestaient contre la décision unilatérale de la SNCB de retarder le paiement des heures supplémentaires prestées. Cela fait des années qu’elles s’accumulent sans que la société ne cherche à y remédier. Au lieu d’embaucher du personnel supplémentaire, la direction préfère exploiter ceux déjà occupés. Et sans les payer dans les temps, par-dessus le marché. Cela ne peut plus durer.     

Église : pas d’absolution possible

Une commission d’enquête indépendante a étudié pendant plus de deux ans les abus sexuels commis au sein de l’Église catholique de France. Résultat : entre 1950 et aujourd’hui, environ 300 000 jeunes y auraient subi des agressions sexuelles de toutes sortes. L’Église avait parfaitement connaissance de ce phénomène… elle a systématiquement joué de son autorité et de son influence pour étouffer les scandales et protéger les coupables. Un nouveau dossier vient donc s’ajouter à la longue liste des crimes perpétrés par cette institution rétrograde qui ose jouer au gendarme de la morale…

Les empoisonneurs

Une étude menée récemment par la Région wallonne a révélé une nouvelle fois toutes les horreurs que l’on trouve dans notre corps, ainsi que dans celui de nos enfants : perturbateurs endocriniens, métaux lourds, insecticides, pesticides, herbicides… la liste est longue ! Un quart des échantillons contenaient du glyphosate, le fameux herbicide utilisé dans l’agriculture, et tous contenaient des reprotoxiques potentiellement cancéreux. Pour faire un maximum de blé, les capitalistes sont prêts à nous faire tout avaler ! 

Les révélations passent, la fraude reste

Après les Panama et les Paradise Papers, les Pandora Papers nous rappellent une évidence : les paradis fiscaux ne se sont jamais aussi bien portés. Sur les 29 000 sociétés écrans révélées, 1 217 sont belges, qui ont planqué chacune plusieurs millions d’euros. Et comme d’habitude, les politiciens font mine de s’en indigner, en attendant que la polémique passe. L’évasion fiscale n’est pas une simple dérive du système. C’est le fonctionnement normal du capitalisme, nourri par l’appât du profit et protégé par le secret des affaires. 

Les prix augmentent ? Il faut augmenter les salaires !

La Commission de régulation de l’électricité et du gaz (Creg) a calculé que les ménages qui avaient des contrats d’énergie variables risquaient de voir leur facture de gaz et d’électricité augmenter de plus de 700 euros par an. Les prix de l’essence et du diesel ont aussi fortement augmenté, ce qui pourrait se traduire par des dizaines d’euros de surcoût par mois pour ceux qui sont obligés de prendre leur voiture pour aller au travail.

Et pourquoi ? Par le miracle des « lois du marché » qui permettent à quelques spéculateurs de profiter de la moindre pénurie pour se gaver. L’an dernier, c’était sur les masques, cet été sur le blé, aujourd’hui sur le pétrole et le gaz. Et demain ? Rien n’échappe à leur soif de profits, quitte à affamer des populations.

C’est inacceptable. Pour tous ceux qui ont déjà du mal à joindre les deux bouts, c’est-à-dire la majorité des travailleurs, chômeurs et pensionnés, cela va se traduire par une dégradation de leur qualité de vie. Sur quoi vont-ils devoir encore rogner pour s’en sortir ? Les soins de santé ? La nourriture ? Le chauffage ?

Ces augmentations arrivent alors que beaucoup ont souffert financièrement pendant la crise du Covid, en particulier tous ceux qui ont dû subir du chômage économique, complet ou partiel. Quand on touche 65% de son salaire, on doit quand même payer 100% de son loyer !

Elles arrivent aussi juste après que les accords interprofessionnels ont acté le quasi-blocage des salaires. Pas besoin de savants calculs pour se rendre compte que l’index ne reflète pas qu’en réalité le pouvoir d’achat diminue année après année. Ce ne sont pas les malheureux 0,4% négociés en juin dernier qui vont y changer quelque chose.

De nouvelles augmentations, plus générales, s’annoncent. En effet, le tarif des transports maritimes a augmenté de 500% en un an. Or, 80% des marchandises importées sont transportées par bateau. On imagine bien que les distributeurs vont tenter de reporter ces augmentations sur les prix au détail.

Voilà à quoi ressemble dans les faits la « reprise économique » que les politiciens comme les médias faisaient miroiter aux yeux des travailleurs, comme un espoir après la crise du Covid. Ce qu’on voit pour l’instant, c’est la reprise de la vie chère. 

La crise liée au Covid a surtout touché économiquement les couches populaires ; les patrons qui ont subi des restrictions ont reçu des aides et la plupart des actionnaires des grandes entreprises se sont enrichis, en particulier dans les secteurs de la distribution, du transport et, évidemment, de la pharmacie. La reprise, si les travailleurs se laissent faire, n’en sera une que pour les profits patronaux.

Pire encore, toutes les aides versées au patronat, toutes les réductions de charges et même les allocations de chômage versées aux travailleurs pendant la crise, ont été ponctionnées sur le budget l’État et ont aggravé le déficit public. Dans le monde où nous vivons, rien n’est gratuit et, à un moment donné, l’État va devoir rembourser. Et à ce moment-là, qui va payer ? Les travailleurs ou le patronat ?

Eh bien justement, le gouvernement vient d’établir le budget pour l’année prochaine et sa réponse est claire : il n’a pas l’intention de faire payer les riches. 

Alors que la crise a montré l’insuffisance des services publics de santé, le gouvernement a décrété une économie linéaire sur tous les services publics.

Alors que les travailleurs font face à l’augmentation du prix de l’énergie, De Croo et ses acolytes proposent un chèque de 80€ pour les ménages les plus pauvres. C’est insuffisant mais surtout, au lieu d’exiger que les prix baissent, le gouvernement va payer les profits des producteurs d’énergie avec de l’argent public. Encore un cadeau pour les patrons, avec de l’argent public, et c’est aux travailleurs qu’on demandera demain de rembourser ! 

Cette société capitaliste est organisée pour exploiter les travailleurs à tous les niveaux : dans les entreprises, ils produisent les richesses, dans les magasins ils subissent la spéculation sur les prix, leurs pensions font faire des bénéfices aux assurances et l’argent public de leurs impôts est dilapidé dans des cadeaux fiscaux au patronat tandis que les services publics auxquels les impôts devraient servir sont réduits année après année.Toute l’année les travailleurs s’épuisent au travail mais ils doivent quand même faire face avec angoisse aux fins de mois ingérables. Tout ça pour que les riches continuent à s’enrichir. A un moment donné, ça suffit, il faudra mettre ce système pourri à bas.