Archives pour la catégorie Actualité

Nouvel épisode de brutalité policière

Ce 24 janvier, une manifestation était organisée pour dénoncer la violence d’une justice de classe qui s’abat sur les pauvres et les travailleurs. Bien qu’autorisée et pacifique, la police a décidé d’y mettre fin prématurément en arrêtant 245 personnes, manifestants et passants compris ! Emmenés en cellule, certains d’entre eux, notamment des mineurs, ont eu à subir ce qu’ils étaient venus dénoncer : la violence et la brutalité policière. Avec la mort récente d’Ibrahima et les manifestations qui l’ont suivie, la police, qui avait déployé 12 pelotons pour l’occasion, était nerveuse… Elle n’a pas apprécié qu’on dénonce le sale rôle qu’elle joue dans cette société ni la liste de ses bavures. 

Bouches cousues

Les scientifiques qui font partie du « Gems », le groupe d’experts chargés par le gouvernement de le conseiller pour gérer la crise sanitaire, ont reçu l’obligation de signer un accord de confidentialité. Ainsi, le gouvernement pourra librement interpréter les données fournies par ces scientifiques, tout en les menaçant de se retourner contre eux si jamais il leur venait à l’idée de révéler des choses gênantes. La vérité a toujours dérangé les politiciens…

Police multirécidiviste

Les jours passent et les morts causées par la police ne cessent de s’accumuler. Après Mawda, Chovanec et Adil, elle se couvre les mains du sang d’Ibrahima, décédé au commissariat après avoir été arrêté parce qu’il filmait une intervention policière à l’encontre de migrants. Comme d’habitude, une enquête interne est menée dans l’obscurité la plus totale et avec une lenteur calculée. Pendant ce temps, certains policiers, anonymement, lancent des rumeurs scandaleuses à propos du jeune afin de le discréditer pour couvrir leurs crimes racistes. 

Taper encore sur le clou

Au Carrefour de Mont-Saint-Jean, les travailleurs ont arrêté le travail ce 8 janvier pour dénoncer le relâchement de la direction quant au respect des mesures sanitaires. Alors que les chiffres restent mauvais, que de nouvelles souches plus contagieuses du Covid circulent et que les entreprises sont d’importants lieux de contamination, les patrons réduisent les dépenses en matière de sécurité. C’est que la santé des travailleurs coûtent toujours bien trop cher aux yeux de ceux qui préfèrent plutôt soigner leurs profits. Comme au début de l’épidémie, il n’y a qu’en se mobilisant que les travailleurs pourront leur imposer de payer pour de meilleures conditions de travail !

AIP : mépris patronal

Après plus d’une année d’une crise que les travailleurs ont lourdement portée sur leurs épaules, les patrons ont déclaré ne pas vouloir leur accorder plus de 0,4% d’augmentation salariale sur les deux prochaines années. Ces privilégiés, qui ont bénéficié et qui bénéficient toujours du soutien financier indéfectible des gouvernements, qui ont pillé les caisses publiques, s’accrochent à chaque miette de leur profits, au détriment des travailleurs, ceux-là mêmes qui, au prix de leur santé, édifient leurs richesses. Ce mépris finira par leur coûter cher.

Fedex… exploite puis licencie

Après s’être épuisés à transporter et charger des colis devenus plus lourds et plus nombreux en raison de l’augmentation de la charge de travail causée par le confinement, les travailleurs de Fedex ont reçu comme remerciement de la part des actionnaires l’annonce du licenciement de 671 d’entre eux. Cette entreprise, qui se porte à merveille, a fait 1,28 milliards de dollars de bénéfices l’an dernier, soit 50 % d’augmentation en un an ! Les carnets de commande sont remplis, mais ça n’empêche pas les vautours de la direction de s’apprêter à licencier des travailleurs en pleine crise sanitaire, au seul motif qu’elle souhaite rationaliser les services et donc augmenter ses profits ! Il est tout bonnement scandaleux que ces richards se remplissent les poches en nous faisant la peau. Les travailleurs de FedEx ont commencé le combat, courage à eux !

L’horeca à l’agonie, les banques en sourient !

Une récente sortie du patron de la banque Belfius au sujet de l’horeca n’a pas manqué de faire du bruit. Selon lui, la disparition de milliers de cafés et de restaurants serait un bienfait pour l’économie, puisqu’ils ne sont de toute façon pas assez rentables. La déclaration a au moins le mérite de la franchise. Et ce n’est pas l’indignation hypocrite des politiciens qui y changera quelque chose. Pourtant, après la crise de 2008, c’était Belfius qui était au bord de la faillite et elle avait été rapidement secourue à grands renforts d’argent public, sans devoir sacrifier le moindre de ses profits passés. Les salariés de l’horeca apprécieront que celui même que leur argent a sauvé les jette dans la misère le cœur léger. Ainsi marche le système capitaliste….

Ma « petite » entreprise ne connait pas la crise

En 2020, 7.935 entreprises ont fait faillite en Belgique. C’est un tiers de moins qu’en 2019 mais cette baisse est principalement due au moratoire sur les faillites qui ont surtout touchés de très petites entreprises et des indépendants. Dans le même temps, des milliers de sociétés ont pu confortablement passer la crise du Covid-19 en bénéficiant de généreuses aides publiques (droit-passerelle, chômage temporaire pour force majeure). Celles qui justifiaient d’une perte de chiffre d’affaires d’à peine 10 % pouvaient même mettre leurs travailleurs en chômage économique, en se défaussant de leur responsabilité sur le système de sécurité sociale. Les travailleurs n’ont pas à être les vaches à lait d’un système capitaliste qui, le reste du temps, n’hésite pas à rogner leur filet de protection sociale. En période de crise économique, les patrons n’ont qu’à puiser dans leurs profits passés.   

Ils se sucrent… sur notre dos

Coca-Cola, qui réalise près de 37 milliards d’euros de chiffre d’affaires par an, a décidé de se séparer de 2 200 de ses employés dans le monde. En Belgique, c’est 95 travailleurs qui sont concernés, donc près de la moitié des effectifs. Souvent considéré comme l’un des symboles du capitalisme, ce groupe riche à milliards en applique bien les principes : il fait payer la crise aux travailleurs afin de maintenir ses profits. Alors que le nombre de chômeurs augmente au même rythme que les files aux soupes populaires, il en va de la vie des travailleurs d’interdire les licenciements et même de répartir le travail entre tous, sans perte de salaires ! Les richards n’ont qu’à puiser dans leurs fortunes.

Les damnés du bitume

Lorsqu’ils dépassent les 6 250€ de revenu annuel – donc rien qui leur permette de vivre –, les « auto-entrepreneurs » qui roulent pour les plateformes de livraison comme Uber ou Deliveroo deviennent des « indépendants » contraints de payer les impôts dont leurs vrais employeurs sont exonérés. Pour ces livreurs, qui gagnent seulement 5€ par course environ, les montants à devoir rembourser s’élèvent parfois à plusieurs milliers d’euros ! Les grands gagnants dans l’affaire sont évidemment leurs exploiteurs qui disposent d’une large main-d’œuvre peu chère et corvéable à merci, sur laquelle retombent tous les soucis et tous les risques.