Archives pour la catégorie Belgique

Des demandeurs d’asile toujours à la rue

Ce jeudi 11 janvier, un huissier a procédé à une saisie au cabinet de la secrétaire d’état à la migration de Moor (CD&V) condamnée à 9 000 reprises pour non-assistance à des candidats à l’asile. En attendant, des centaines d’entre eux continuent à rejoindre les rangs des sans-abris dont les politiciens font mine de se soucier en ces temps de grands froids. Pas de quoi émouvoir pour autant la secrétaire d’état qui, non contente de continuer à ignorer ses obligations en matière d’accueil, vient de concocter un nouveau code de lois répressives contre les migrants.

La rue c’est la mort

Début janvier, un homme de 40 ans a été retrouvé mort dans une rue d’Ixelles. Il dormait à la rue depuis un certain temps déjà. Suite au grand froid, plusieurs communes ont ouvert des centres d’urgence pour pouvoir héberger les sans-abris pendant quelques nuits. Dès que la température repassera au-dessus de 0 degrés, ils retourneront à la rue affronter le froid, le manque d’hygiène et la violence quotidienne. Que vaut une société qui laisse les plus faibles d’entre nous mourir, sans soins, sur le bord des trottoirs ?

Une société à renverser !

Une récente étude menée par Sciensano démontre que ceux qui vivent dans des quartiers pauvres ont deux fois plus de risque de mourir avant 75 ans. Rien de neuf là-dedans. De façon constante depuis que l’on calcule l’espérance de vie, on constate que ceux qui vivent le moins bien sont ceux qui meurent le plus tôt. Dans une société divisée en classes sociales, qui repose sur l’exploitation, il ne peut pas en être autrement. Les mesures prises par les politiciens ne sont que des pansements sur une jambe de bois. Pour lutter efficacement contre la pauvreté, c’est cette société qu’il faut abattre.

Ça chauffe chez De Lijn !

La grève a commencé lundi 19 janvier à Asse. Mercredi, elle s’étendait à Dilbeek, Grimbergen, Londerzeel, Meerbeke et Leerbeek. Et le vendredi, elle s’étendait à Louvain et Druivenstreek. La direction en dit le moins possible sur les raisons de la grève mais les syndicats laissent filtrer les problèmes que posent les méthodes de management de la direction et en particulier l’attitude des chefs à l’égard des travailleurs. Ces derniers ont bien raison de ne pas se laisser faire !

Les élections ne changent rien, notre parti est celui de la révolution

Avec les élections fédérales, régionales et européennes qui approchent, la saison des promesses et des grandes manœuvres politiciennes a commencé.
Voici Charles Michel qui quitte la présidence du conseil européen pour mener la liste MR aux élections. Didier Reynders s’y serait bien vu, mais on l’a recalé, alors il va candidater ailleurs. Chacun se repositionne pour l’intérêt supérieur… de sa carrière.
A la télé, les présidents de partis ont joué le jeu du débat public devant les caméras de RTL. En réalité, quels que soient leurs programmes respectifs, quelles que soient les promesses qu’ils ont faites à leurs électeurs, tout se jouera après les élections, quand ils négocieront entre eux, dans le plus grand secret, leurs accords de gouvernement.
Le programme des partis de droite comme le MR, on le connaît : réduction des impôts pour que les riches soient plus riches. A gauche, le PS relance l’idée de taxer les grandes fortunes, mais il sait très bien qu’il n’aura aucun moyen pour le faire. Car, au-delà de ce simulacre de démocratie, les partis politiques sont surtout au service de la bourgeoisie.
Les bénéfices des entreprises ont explosé ces dernières années. Les actionnaires et les grands patrons sont de plus en plus riches, tandis que le reste de la population subit de plein fouet les conséquences d’une inflation qu’on n’avait plus vue depuis longtemps. Même dans des pays comme la Belgique où l’indexation diminue avec retard les effets de la hausse des prix, la situation s’est aggravée pour les couches populaires.
Depuis deux siècles que le capitalisme règne sans partage sur la planète, que nous a-t-il apporté ? Des guerres mondiales et des conflits militaires permanents, qui sont la conséquence des luttes des grandes puissances pour contrôler le monde. La colonisation et le pillage des pays dits du tiers monde. La pollution de l’eau, de l’air et le dérèglement climatique par des industriels qui se soucient de leur portefeuille plus que de la santé des populations.
Et pendant tout ce temps, toutes les combinaisons de partis se sont succédé au pouvoir dans tous les pays sans que cela change quoi que ce soit. Si le capitalisme était un progrès, ses défenseurs auraient largement eu l’occasion de le prouver, puisqu’ils ont été au pouvoir tout ce temps-là.
Aujourd’hui, il faut le vouloir pour ne pas voir que la société va dans le mur.
Pourtant, aucun des grands partis en lice ne met en avant l’idée qu’il faudrait en finir avec le capitalisme. Les débats portent sur les taxes, les voitures de sociétés et autres fadaises alors que l’ensemble de la planète s’enfonce dans la guerre, la misère et la pollution.
Sans changement radical, les conditions de vie et de travail de la majorité continueront d’être attaquées par un capitalisme offensif, qui réclame entre autres la fin de l’indexation. Les politiciens continueront à nous opposer les uns aux autres par une concurrence fratricide, voire par de nouvelles guerres où nous serons sacrifiés.
Un monde où une minorité d’ultra riches prospère sur la misère de l’immense majorité de la population n’a pas d’avenir.
Cette majorité silencieuse n’a pas de porte-parole, ni dans ces élections, ni dans la société en général. Elle aurait besoin d’un parti à elle, un parti qui serait dirigé par des femmes et des hommes issus du monde du travail, des travailleurs, des chômeurs, des pensionnés et pas par des politiciens professionnels.
Ce parti dénoncerait l’emprise des capitalistes sur la société et toutes ses conséquences catastrophiques pour nous et les générations qui viennent. Et il organiserait les luttes contre les attaques du patronat tout en préparant le monde du travail à prendre la société en main à la place des capitalistes.
N’oublions pas que si cette société fonctionne, c’est justement grâce au travail inlassable des milliards de sans grade qui, sur les cinq continents, produisent la richesse qui finit dans les coffres en banque des exploiteurs. Sans la bourgeoisie et ses politiciens, les travailleurs produiraient pour eux-mêmes, n’auraient aucune raison de se faire la guerre et pourraient choisir des moyens de produire qui soient respectueux de l’environnement.
Pour y parvenir, il faudra chasser les capitalistes du pouvoir. Aujourd’hui plus que jamais c’est urgent. Et c’est pour cela que nous avons besoin de retrousser nos manches et de reconstruire ce parti révolutionnaire qui nous manque.

Les patrons n’en ont jamais assez

Fin décembre, les patrons du secteur des titres-services ont fait leurs comptes et, comme d’habitude, ils en veulent plus. Les deux grandes fédérations patronales ont annoncé leurs vœux aux travailleurs : leur faire un peu plus les poches. Ils remettent en cause les primes de fin d’année et les indemnités de chômage économique. Ces primes sont pourtant le minimum : elles permettent de suppléer un peu aux maigres salaires. Quant aux périodes de chômage, elles sont imposées par les patrons, ce devrait donc être à eux de les payer… et en totalité ! En Wallonie, le groupe Trixxo vient d’annoncer la fermeture de ses 12 ateliers de repassage. Le patron prétend que le nouveau décret lui interdisant de facturer des frais administratifs empêche cette activité d’être rentable. Il souhaite certainement faire mieux que l’année dernière, lui qui a empoché un bénéfice de 2,3 millions d’euros. Ces vautours se sucrent sur le dos de travailleurs sous-payés tout en empochant de gros subsides publics et ils osent affirmer qu’ils ne font pas assez de profits

Un service qui déraille

En dix ans, la situation n’a fait que s’aggraver à la SNCB. Depuis les coupes budgétaires des gouvernements Di Rupo et Michel, les ministres qui se sont succédé n’ont pas été avares en bonnes paroles mais les moyens n’ont jamais suivi. Quoi qu’ils en disent, la qualité et l’offre du service n’a cessé de diminuer au fil des ans. Entre 2013 et 2023, le nombre de places assises a diminué de 5 %, sans parler du nombre de guichets ! Les retards s’accumulent par manque de matériel ou de personnel. Quoi de plus normal quand on sait que les effectifs ont été réduits de 8 000 salariés sur cette période ! Quelle que soit la façon dont ils l’appellent, c’est la casse de ce service public, comme des autres, qu’organisent les gouvernements.

Plein le dos des machos

Une récente étude sur le harcèlement de rue en Belgique confirme que rien n’a vraiment bougé depuis le mouvement #MeToo : 95 % des femmes s’y sentent parfois en danger et 83 % y avoir déjà été harcelées. Une sur trois déclarent y recevoir régulièrement des commentaires insultants sur leur apparence mais très peu portent plainte, sachant pertinemment qu’elle n’aboutira à rien. Comment s’en étonner dans cette société pourrie où, comme dans la récente affaire Depardieu en France, le machisme rime avec patriotisme et la culture du viol continue d’être banalisée.

Pas de travail, pas de logement

Le gouvernement flamand a décidé d’accorder, d’ici 2025, un accès prioritaire aux logements sociaux aux personnes à l’emploi. Elles seront aussi les seules à bénéficier d’une prime en cas de déménagement vers le marché locatif privé. Déjà qu’avec la pénurie de logements publics, les propriétaires véreux font la loi. Monter les travailleurs les uns contre les autres et forcer les plus précaires – chômeurs, minimexés, invalides ou pensionnés – à accepter des jobs sous-payés sous la menace de se retrouver à la rue : c’est une attaque dirigée contre toute la classe ouvrière.

Flexi-profs

De nombreux enseignants sont contraints de donner cours dans plusieurs écoles pour compléter leurs horaires. C’est un stress permanent pour ces profs qui multiplient les trajets en essayant d’éviter les retards et les accidents sur la route. À cela s’ajoute la multiplication des réunions de profs ou de parents, ainsi que les galères administratives de chaque école. Pour finir, c’est bien plus qu’un temps plein qu’ils doivent prester pendant des mois ou des années… et pour pas un euro de plus !