Belgique

Un constat bien connu…

Une nouvelle enquête de l’Observatoire de la santé et du social de Bruxelles fait pour une énième fois le même constat : les riches ont une meilleure santé que les pauvres. Ainsi, l’espérance de vie à Saint-Josse est de 5 ans inférieure à celle de Woluwé-Saint-Pierre. Un Bruxellois gagnant moins de 16 000 euros par an a deux fois plus de risques de contracter une maladie qu’un autre qui gagne plus de 23 000 euros. Par ailleurs, il y a trois fois plus de risques de troubles dépressifs chez les pauvres que chez les riches.
Il ne faut pas être grand clerc pour savoir que les pauvres vivent moins bien que les riches. Or, dans une société de classes, il ne peut en être autrement et toutes les mesures des politiciens ne seront que des pansements sur une jambe de bois. C’est pour ça qu’il faut changer de société.

Prolétaires de tous les pays, unissez-vous

Le 18 janvier dernier, le Parti Socialiste a exclu Emir Kir, le bourgmestre de Saint-Josse.
Des militants du PS s’étaient en effet émus que les idées de Kir et ses relations avec des maires turcs membres du parti turc d’extrême-droite MHP soient en opposition avec les quelques principes que le PS continue à défendre.
Par opportunisme, le PS a placé sur ses listes des candidats de diverses origines, turque, marocaine ou congolaise, pour attirer les voix des électeurs de ces communautés, en entretenant l’idée fausse que les travailleurs seraient mieux défendus par quelqu’un venu du même pays ou de la même région qu’eux.
Tout cela n’est ni nouveau, ni propre au parti socialiste, la classe politique n’a pas attendu qu’il y ait des communautés étrangères pour développer cette politique. L’argument régionaliste a, par exemple, été utilisé tant au Nord qu’au Sud du pays pour faire croire que les travailleurs seraient mieux défendus en Wallonie par des politiciens wallons, et réciproquement en Flandre.
Il y a longtemps que le PS ne défend plus aucune des idées de la lutte des classes et cherche encore moins à les populariser auprès de son électorat. Il doit néanmoins entretenir son image de parti censé défendre les couches populaires alors, de temps en temps, comme ce qui vient de se passer avec Kir, les compromis passés avec des politiciens arrivistes lui font une mauvaise publicité et il doit revenir en arrière.
Ce que l’histoire montre, c’est que les politiciens bourgeois ne défendent jamais les travailleurs, ils défendent la bourgeoisie. Cela est vrai pour les politiciens d’origine belge et ce n’est pas différent pour les politiciens d’origine étrangère. Dans chaque pays, il y des travailleurs et des bourgeois, des exploiteurs et des exploités. Poser la question en termes d’origine, de religion ou de nationalité, c’est occulter la division de la société en classes sociales.
Certes, il est compréhensible que des populations immigrées de fraîche date cherchent à se regrouper auprès des premiers arrivés, ne serait-ce qu’en raison de leur communauté de langue et pour s’entraider face à un contexte hostile. Mais cela mène à un émiettement de la classe ouvrière dont le patronat est le premier à profiter : déjà au 19ème siècle, Marx et Engels constataient que la domination de la bourgeoisie n’est fondée que sur la concurrence des ouvriers entre eux, sur la division à l’infini du prolétariat, sur la possibilité d’opposer entre elles les diverses catégories d’ouvriers.
Face à cela, le mouvement ouvrier du siècle passé a tenté de surmonter les barrières de la langue, de la religion et de l’origine pour unir les travailleurs. Pour ces générations de travailleurs, l’intégration ne signifiait pas de s’identifier à une « nation belge » dépassée ni de renoncer à sa culture, mais de s’intégrer dans la classe des travailleurs, pour défendre ensemble les salaires, les emplois et, pourquoi pas, un autre avenir.
Cette lutte pour l’unité de la classe ouvrière s’est heurtée à tous les préjugés hérités du passé mais elle a donné lieu à de grandes luttes sociales où les travailleurs se sont retrouvés côte à côte, toutes origines confondues. Depuis lors, les partis dits « de gauche » se sont complètement ralliés au capitalisme et n’ont rien fait contre le chômage et la pauvreté. Ils ont repris le discours général anti-immigration, certes sous une forme « adoucie », mais qui sous-entend que les problèmes des travailleurs viendraient de leurs frères de classe d’origine étrangère, alors qu’en réalité ils sont le résultat de la course au profit menée par les capitalistes.
L’aggravation de la situation économique des travailleurs, combinée avec le recul des idées révolutionnaires, les laisse isolés et sans espoir. Lorsque le sentiment d’appartenir à une même classe sociale s’affaiblit ainsi, cela ouvre la porte à toutes sortes de démagogues qui s’appuient les uns sur le nationalisme, les autres sur le racisme ou la religion. Les Trump, Le Pen, Erdogan, Netanyahou et autres De Wever ont en commun les mêmes idées réactionnaires qui ne peuvent que diviser et affaiblir les travailleurs pour le plus grand bénéfice des bourgeois.
Les travailleurs de toutes origines n’ont rien à attendre des politiciens bourgeois, rien à espérer des divisions nationalistes ou religieuses. En revanche, ils ont tout intérêt à mettre de côté leurs différences et s’appuyer sur ce qu’ils ont en commun pour lutter ensemble pour leurs droits et contre cette société capitaliste.
La devise « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous » n’a jamais autant été d’actualité !

Racistes de voix et racistes de fait

Un déluge de propos racistes a déferlé sur les réseaux sociaux après le naufrage d’un bateau de migrants à la Panne le 21 janvier. Sophie Wilmès et toute une clique de politiciens bien-pensants se sont empressés de condamner ce déferlement de haine.

Cependant, ce sont bien eux qui font emprisonner les migrants et qui les parquent dans des centres de détention comme si ceux qui fuyaient la misère et la guerre étaient des criminels. Ce sont eux qui les brutalisent et qui, par leur politique, focalise la haine de la population sur les plus faibles.

Ce sont bien eux les responsables à la tête de cette société barbare !

Le Grand Prix de l’électoralisme xénophobe.

Ces dernières semaines, Maggie de Block et Jan Jam-bon ont multiplié leurs attaques à l’encontre des mi-grants. La première a déclaré vouloir accélérer le retour forcé des demandeurs d’asile déboutés. Le second a, quant à lui, été raconter que des demandeurs d’asile au-raient reçu assez d’argent pour acheter une maison ! L’un et l’autre cherchent à faire porter contre les mi-grants la colère et la frustration légitimes des travail-leurs confrontés, jour après jour, au chômage, à la pré-carité et aux fins de mois difficiles.
Ces politicards sont de faux amis des travailleurs et de vrais et fidèles serviteurs du patronat. Les migrants sont des travailleurs comme nous, exploités par les mêmes patrons, et lorsqu’ils s’attaquent à eux, ils s’attaquent à nous.

Charl-atan Michel démasqué par les siens

Depuis des années, les gouvernements successifs ont tous asséné la même rengaine aux travailleurs : il faut contrôler les coûts salariaux pour rendre l’économie plus compétitive et créer des emplois. Le gouvernement Michel a été dans ce sens avec le report de l’âge de la pension, un saut d’index et le fameux « tax shift » qui réduit les impôts des entreprises.
La Banque nationale vient de publier un rapport sur les résultats de cette politique et il est sans appel : tout est du pipeau ! Au lieu d’augmenter, les exportations belges sont en baisse.
Le Tax Shift a fait perdre 2 milliards d’euros qui vont manquer aux services publics, les travailleurs doivent travailler plus longtemps, leurs salaires ont été rabotés, et tout cela pour rien ! En réalité, rien ne se perd et l’argent ainsi économisé sur le dos des travailleurs par les entreprises n’a servi ni à investir, ni à embaucher, mais uniquement à gonfler leurs bénéfices.

C’est fini-fini de se laisser faire

Vendredi 6 décembre, les travailleurs de Bruxelles propreté sont à nouveau entrés en grève. Nombreux sont les sacs poubelles qui sont restés sur place à Bruxelles.
Depuis mi-novembre, la direction essaie de réformer le système du « fini-fini ». Normalement, les travailleurs présents au dépôt sont libérés lorsque deux tiers des camions y sont rentrés. La direction veut augmenter ce seuil à 90%, imposant aux travailleurs de rester sur place.
Depuis 2017 avec la réforme des collectes, elle n’a fait qu’augmenter la charge de travail et allonger les tournées. Les travailleurs de Bruxelles Propreté ne se laissent pas faire et ils ont bien raison.

AB Inbev : promesses frelatées

Début décembre, sur plusieurs sites d’AB Inbev, les syndicats ont installé des piquets bloquants pour empêcher les camions de livrer la bière.
Les travailleurs sont en colère parce qu’il y a de plus en plus d’erreurs sur leur fiche de paie qui se chiffrent souvent à plusieurs centaines d’euros. Par ailleurs, les syndicats dénoncent une nouvelle convention collective qui prévoit de mauvaises conditions pour les employés en cas de licenciement.
Pour faire cesser la mobilisation, la direction a annoncé garantir l’emploi sur cinq ans. Ces promesses ne valent rien. On se souvient d’ArcelorMittal qui n’avait pas hésité à s’asseoir sur ses promesses et à licencier. Les patrons n’ont pas de parole.
La seule garantie d’emploi que les travailleurs peuvent avoir, c’est celle qu’ils imposent eux-mêmes et cela, ils ne peuvent l’obtenir qu’en se mobilisant.

En France, un million de travailleurs disent Non à des retraites de misère

Depuis sa campagne présidentielle, Macron a promis de s’attaquer aux retraites des travailleurs des services publics. Macron avait dit tout et son contraire, qu’il « irait jusqu’au bout » mais il a eu la seule réponse qu’il méritait : l’entrée en lutte des travailleurs ! Ils étaient entre huit cent mille et un million cinq cent mille à manifester le jeudi 5 décembre, cheminots, enseignants, pompiers, ambulanciers, hospitaliers et de nombreux salariés du privé, tous ensemble pour dire tout le mal qu’ils pensaient de la réforme des retraites. Et déjà la suite se prépare : la grève continue dans les transports et une seconde manifestation a rassemblé huit cent mille travailleurs le 10 décembre.
Entre temps, les détails de la réforme ont été rendus publics par le Premier ministre, Édouard Philippe. Le système à points qu’il veut mettre en place, doublé d’un calcul de la pension sur toute la carrière, n’aura qu’une conséquence : les travailleurs pauvres deviendront des retraités pauvres.
Le gouvernement confirme surtout qu’il faudra travailler plus longtemps. Il prétend sans rire qu’il ne veut forcer personne… mais il veut introduire un malus en-dessous de 64 ans, ce qui obligera les salariés à choisir entre s’épuiser au travail – s’ils en ont encore un – ou tomber dans la misère avec une pension tronquée.
Quant au fait que la réforme ne s’appliquera qu’aux salariés nés après 1975, c’est une tentative de division abjecte. Les travailleurs qui refusent un recul pour eux-mêmes n’en veulent pas non plus pour leurs frères, leurs enfants ou leurs collègues plus jeunes.
Le gouvernement cherche aussi à diviser les travailleurs en présentant les cheminots comme des privilégiés, ou les conducteurs de bus de Paris comme des nantis par rapport à ceux de province. À ce jeu-là, nous sommes tous perdants parce que chacun trouvera toujours plus mal payé et plus exploité que lui.
Cette réforme des retraites est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. C’est la mesure de trop qui s’ajoute aux salaires bloqués, aux primes rognées, aux sous-effectifs et aux menaces de licenciement. Privé ou public, en France ou en Belgique, tous sont logés à la même enseigne ! Tous subissent les pressions au travail, les cadences infernales, les réorganisations incessantes et la politique du chiffre.
Ce qui se passe en France ne peut que rappeler ce qu’a fait le gouvernement Michel : repousser l’âge de la retraite à 67 ans et prolonger la période de cotisation, ce qui aura pour effet concret de réduire le montant des pensions car personne n’arrivera à remplir les critères exigés pour une pension complète. Tout cela, paraît-il pour « combler le déficit ».
Pourtant, l’argent pour les retraites, les salaires, les emplois et les services publics, il existe du côté des vrais privilégiés, parmi les banquiers amis de Macron en France, ou leurs compères en Belgique, parmi tous ceux qui ne se posent pas le problème de leur retraite ou de leurs fins de mois parce qu’ils sont richissimes, ce sont eux les vrais privilégiés que les gouvernements arrosent de cadeaux, qui creusent les déficits publics et qui exigent de plus en plus d’austérité pour les travailleurs.
La journée du 5 décembre donne une idée de l’immense force collective dont disposent les travailleurs.
Si le gouvernement a repoussé la date d’entrée en vigueur de sa réforme, c’est parce qu’il y a cette mobilisation et qu’il est sous la pression de ceux qui sont en grève reconductible. Macron et Philippe ne veulent pas d’un mouvement qui s’amplifie, alors que celui des gilets jaunes n’est pas encore terminé. Macron a déjà entrepris les grandes manœuvres de séduction vis-à-vis des syndicats pour les embrigader dans un « dialogue social » qui vise avant tout à démobiliser les travailleurs pendant des négociations de façade.
Là aussi les travailleurs de Belgique ont fait la même expérience : pendant que les syndicats discutaient, le mouvement s’est essoufflé. Ce qui fait peur au patronat et aux gouvernements à son service, ce sont les travailleurs mobilisés et en colère, pas les représentants syndicaux dans des salons feutrés. Ce n’est pas avec une manifestation par an, comme on l’a connu ces dernières années, que l’on fait reculer un gouvernement.
Mais si les grèves se multiplient et se renforcent, si de nouveaux manifestants battent le pavé, le gouvernement peut reculer comme l’a fait celui de Juppé en 1995. Ce sera non seulement une victoire pour les travailleurs de France, mais surtout un encouragement pour tous ceux qui vivent la même réalité dans toute l’Europe.

La violence contre les femmes : reflet de la barbarie de notre société

Ce dimanche 24 novembre, 10 000 personnes, hommes et femmes, ont manifesté à Bruxelles à l’occasion de la journée internationale contre les violences faites aux femmes. Des manifestations similaires ont eu lieu dans la plupart des grandes villes des cinq continents.
Ces manifestations expriment un ras-le-bol légitime. Rien qu’en Belgique en 2019, trente-sept femmes ont été tuées par leur compagnon ou un proche. En France, ce nombre atteint les 131, soit une femme tuée tous les deux jours. Mais en proportion de la population, le problème est deux fois plus grave en Belgique.
Ce qui choque encore plus est que dans la plupart des cas, la police et la justice n’ont rien fait alors qu’elles étaient informées du comportement violent du mari.
En Belgique, 80% des plaintes des femmes pour violences conjugales sont classées sans suite, comme si les coups et violences étaient moins grave quand ils sont portés par le mari. On comprend dès lors que la plupart des femmes renoncent à porter plainte, y compris en cas de viol.
Comme s’il en fallait une preuve de plus, ce 27 novembre, trois jours à peine après cette manifestation, une trente-huitième femme a été tuée à coups de poings par son mari violent et alcoolique. Elle avait porté plainte mais il avait été remis en liberté sans que rien ne soit fait pour la protéger.
Le féminicide est le sommet de la violence masculine contre les femmes, mais cette violence commence par les comportements quotidiens, les sifflets, les sales blagues, les mains aux fesses, tout autant d’actes de violence quotidienne qui sont considérés comme « pas bien graves » par les hommes mais qui montrent aux femmes, depuis leur plus jeune âge, qu’elles n’ont pas leur place dans cette société masculine.
Toute la société renvoie les femmes à leur statut d’inférieures. Jusqu’en 1948, elles n’avaient pas le droit de vote en Belgique et ce n’est qu’en 1958 qu’elles ont enfin obtenu l’égalité devant la loi. Cette égalité en droits ne s’est toujours pas traduite dans la pratique économique : les femmes gagnent toujours moins que les hommes et elles ont moins accès aux postes de direction. Et même si ce n’est qu’une coïncidence liée au départ de Charles Michel, il aura fallu attendre 2019 pour qu’une femme soit Première ministre en Belgique.
Pour les communistes, l’égalité entre les femmes et les hommes n’est pas une revendication… car cette égalité est un fait. Car il n’y a aucune raison que les différences sexuelles et biologiques impliquent une inégalité sociale. Ces inégalités ne sont pas naturelles, elles n’existaient pas à l’origine de l’humanité et sont apparues tardivement, après la découverte de l’agriculture, l’apparition de la propriété privée et des sociétés d’exploitation, esclavagiste, féodale puis capitaliste.
Le développement du capitalisme a encore accru la domination et la détresse des femmes. Les crises économiques catastrophiques qui se succèdent depuis des dizaines d’années ont fait reculer le monde du travail, aggravé sa misère et sa précarité. Les femmes en ont subi les premières conséquences, ce sont les premières à devoir se contenter d’intérims, d’horaires coupés et de temps partiels.
Ces reculs ont favorisé jusqu’à présent les idéologies réactionnaires des Trump, Salvini et autres Vlaams Belang, qui en rajoutent une couche avec un discours ouvertement contre les droits des femmes. Ce n’est pas par hasard si la N-VA et le Belang se sont retrouvés la semaine dernière aux côtés du CD&V pour voter contre la dépénalisation de l’avortement : ces messieurs veulent contrôler le corps des femmes qu’ils jugent mineures et tout justes bonnes à faire la vaisselle et à porter leurs enfants.
Tout ce que proposent les partis c’est de mettre le féminicide dans le code pénal. Cela ne coûte rien et surtout cela ne sert à rien. Il serait bien plus utile de protéger les femmes en détresse plutôt que de condamner leurs maris une fois qu’elles sont mortes…
Mais même si le gouvernement mettait plus de moyens, cela ne suffirait pas à mettre un terme à la violence faite aux femmes car elle n’est qu’un des sous-produits barbares d’une société elle-même foncièrement barbare. L’injustice, la violence, la prostitution, l’exploitation de la précarité des plus pauvres – tout cela fait partie de l’ADN du système capitaliste. Toutes ces tares indignes de l’humanité, ne pourront disparaître qu’avec le renversement de ce système.

La rougeole tue !

Dans une bonne partie de l’Europe, la rougeole était sous contrôle. Jusqu’en 2019, on ne comptait qu’une dizaine de cas par an en Belgique. Or, cette année, c’est une vraie épidémie, près de 300 personnes sont tombées malades rien qu’en Belgique.
Depuis plusieurs années, on a vu l’apparition dans les milieux intellectuels d’un mouvement réactionnaire qui rejette l’utilisation des vaccins sous prétexte qu’ils ne sont pas « naturels » et qu’ils sont produits par des capitalistes avides de profit. Oui, les capitalistes s’enrichissent grâce aux vaccins mais ils sont néanmoins efficaces et ils ont permis de faire chuter le taux de mortalité. D’ailleurs, la rougeole sévit toujours hors d’Europe et, faute de vaccins, c’est près de 134 000 vies qu’elle a fauchées en 2015. Si les anti-vaccins veulent absolument de leur « liberté vaccinale », qu’ils aillent vivre dans le désert où ils ne contamineront personne en tombant malade !