Archives pour la catégorie Belgique

La santé à la diète

Chaque ministre va de sa solution miracle pour réformer les soins de santé. Celui de la Santé, Frank Vandenbroucke, veut limiter le nombre de services hospitaliers et de maternité, tandis que celle de l’Intérieur, Annelies Verlinden, exige le transfert de ces compétences aux régions. Dans les deux cas, le problème est présenté comme si l’hôpital souffrait de mauvaise gestion alors qu’il doit surtout gérer les coupes budgétaires imposées par les gouvernements successifs. Et lorsqu’on veut faire piquer son chien, rien de mieux que de lui prétendre la rage.

C’est pour qui les 8 milliards?

8 milliards d’euros. C’est le montant que le président du MR, Georges-Louis Bouchez, veut ristourner à ses amis fortunés. Et il ne lésine pas sur les propositions : bouclier fiscal à 50% pour limiter les impôts des plus riches, exemptions de cotisations sociales pour les patrons débutants, etc. Et tout ça soi-disant pour booster l’emploi… On les attend toujours ces emplois créés grâce à ces cadeaux ! Les riches peuvent continuer à encaisser tranquillement pendant que les impôts des travailleurs, eux, ne cessent pas d’augmenter.

Patrons pleurnicheurs

Le porte-parole de la Fédération des Entreprises de Belgique répète à qui veut l’entendre que les employeurs sont dans une situation intenable et qu’un saut d’index s’impose. Les marges bénéficiaires des entreprises belges n’ont pourtant jamais été aussi élevées. Elles ont d’ailleurs largement profité de l’inflation pour augmenter artificiellement leurs prix. Et maintenant que c’est au tour des salaires d’être indexés, ce serait la crise ? Les patrons voudraient nous faire croire qu’ils ont les poches vides pour ne pas augmenter nos salaires. On n’est pas dupes !

Maisons de repos : l’enfer continue

En Flandre, à Grammont, 17 résidents d’une maison de repos ont été évacués au début du mois de février. Cela faisait depuis le mois de juin qu’ils ne recevaient plus aucun soin ! Vu leur état, les médecins se demandent même comment ils arrivaient à se nourrir seuls. Il aura fallu huit longs mois pour les sortir de cet enfer. C’est un scandale de plus qui vient s’ajouter à la liste bien trop longue de l’avidité patronale.

Les enseignants battent le pavé

Le 10 février dernier, 10 000 enseignants ont manifesté dans les rues de Bruxelles. Avec leurs propres pancartes, ils ont dénoncé leurs conditions de travail : des classes bondées dans des bâtiments miteux, des moyens dérisoires, de plus en plus de rapports à remplir et, comme partout ailleurs, des salaires de misère. Face à la mobilisation, la ministre Désir n’a rien su proposer de mieux que la création de groupes de travail. Ce n’est pas de blabla mais de sous dont l’enseignement a besoin. Si la leçon n’a pas été apprise, il va falloir la redonner.

Flexibilisons leurs profits

Depuis fin janvier, les patrons peuvent faire appel à des travailleurs en congé, des chômeurs, des prépensionnés, des étudiants pour remplacer les malades et renflouer les équipes. Après avoir flexibilisé les durées de quarantaine, ils en profitent pour flexibiliser les contrats de travail ! Mais, si c’est la galère quand il manque un ou deux collègues, c’est entièrement de leur faute ! Ce sont eux qui nous obligent à faire toujours plus avec toujours moins. Pour résoudre réellement le problème du manque de bras, ce sont de vraies embauches qu’il nous faut, avec de vrais salaires. Les patrons n’auront qu’à flexibiliser leurs profits !

Les demandeurs d’asile à la rue

L’État belge a encore une fois été condamné pour non-assistance aux demandeurs d’asile. Cela fait des années que les gouvernements successifs organisent délibérément la limitation de l’accueil et de l’hébergement des réfugiés, comme si cela pouvait les dissuader de fuir la guerre et la faim. Comme solution, le secrétaire d’Etat à l’asile propose que la prise en charge se fasse dans les pays aux frontières extérieures de l’UE. Pour les réfugiés comme pour les sans-abris, cette société n’a rien de mieux à offrir que l’aumône et le mépris.

Hypocrisie démasquée

Le port du masque reste obligatoire dans les transports en commun. Mais la Stib ne met rien en œuvre pour faire respecter cette règle sanitaire, à part faire tourner en boucle le message préenregistré de rappel. Elle interdit même aux chauffeurs d’intervenir par crainte des altercations avec les passagers récalcitrants et les AT qui peuvent s’en suivre. Le personnel qualifié pour ce genre d’intervention, la direction préfère l’utiliser pour augmenter ses recettes plutôt que de combattre l’épidémie…

Le carrousel des tarifs

Le pass mobib à 1 € mensuel est maintenant accessible pour les jeunes de 18 à 24 ans. La dotation de la Stib n’augmente pas suffisamment pour réaliser la gratuité des transports en commun tout en répondant aux besoins d’une ville en croissance démographique. Les politiciens bruxellois et la direction ne font que chipoter entre les catégories de personnes qui peuvent bénéficier d’une réduction tarifaire. Rappelons-nous qu’en 2013, 75 000 seniors, qui bénéficiaient de la gratuité, ont été obligés de payer 60 € l’abonnement annuel !

Les préjugés tenaces de la police

Un rapport publié dernièrement montre qu’en cinq ans, l’assistance fournie par la police aux victimes de violences intrafamiliales n’a pas changé d’un poil ! De nombreuses femmes ont toujours droit aux remarques méprisantes et sexistes de policiers qui banalisent les violences. Les formations proposées n’y changent rien : en plus d’être insuffisantes, elles n’intéressent pas grand monde dans les commissariats. Les policiers sont censés régler ces problèmes, mais en fait, ils les font surtout perdurer !