Saut d’index = baisse de salaire

Sans surprise, la majorité gouvernementale a voté à la chambre le saut d’index demandé par le patronat et ses petits amis Reynders et De Wever. L’opposition a voté contre, ce qui est notablement hypocrite puisque les gouvernements à participation socialiste ont approuvé par le passé toutes les manipulations du « panier de la ménagère », c’est-à-dire la liste des produits de consommation qui déterminent l’inflation. En excluant le tabac, l’alcool et les carburants et en substituant des produits blancs aux produits de marque, les gouvernements ont artificiellement vidé l’index de son contenu. Le saut d’index va un pas plus loin puisque si l’inflation augmente demain ou l’année prochaine, les salaires resteront bloqués et le pouvoir d’achat des travailleurs sera réduit d’autant. Et, au vu des derniers indicateurs économiques, c’est bien le scénario qui se profile.
Ce saut d’index n’a évidemment pas pour but de créer de l’emploi. Si le gouvernement défendait l’emploi, il commencerait par interdire les licenciements dans les grandes entreprises qui font des bénéfices comme Delhaize. Non, le saut d’index ne sert qu’à prendre de l’argent dans les poches des travailleurs pour le donner aux patrons. En refusant de considérer un saut d’index sur les loyers, les prix de l’énergie et les polices d’assurances, le gouvernement montre bien qu’il est du côté des riches contre les pauvres.
C’est sûr que ceux qui ont des salaires à 5 chiffres sont au-delà de ces petits tracas d’indexation ! La droite, des notables avec des gros salaires, a voté comme un seul homme les mesures réclamées par le patronat et préparées par un gouvernement à ses ordres.

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