La vie des pauvres ne vaut pas cher

79 morts : tel est le bilan encore provisoire de l’incendie qui a ravagé, le 14 juin, la tour Grenfell, un immeuble social de 120 appartements sur 24 étages, situé dans la banlieue londonienne.
La tour Grenfell a été construite dans les années 1960-70, bien que construite à l’économie, elle obéissait encore à certaines normes en matière d’incendie. Avec les années Thatcher, les normes furent revues à la baisse, sous prétexte de limiter les règlements inutiles mais en réalité pour augmenter le nombre d’appartements par étage. Les services d’entretien ont été privatisés, les poubelles sont ramassées une seule fois par semaine et bloquent les escaliers de secours, et ainsi de suite.
Un immeuble similaire a pris feu il y a quelques années, faisant 9 morts, mais rien n’a changé pour autant. Face à la détresse des habitants, la ville rechigne à les reloger ou à les indemniser. Dans leur colère, ils ont saccagé l’hôtel de ville.
Dans une des villes les plus riches d’Europe, le mépris des riches envers les pauvres justifie mille fois qu’ils se révoltent contre ce système assassin.

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