Le fléau de la misère

A la demande du bourgmestre de Schaerbeek, la police est venue déloger les migrants qui s’étaient installés Gare du Nord. Depuis des mois, ceux-ci vivent dans des conditions abominables et ni le fédéral, ni la région, quoiqu’en disent les socialistes, ne veulent régler le problème. D’après De Block, ouvrir des lieux de vie créerait un appel d’air de migrants comme elle dit ! Et donc, quoi ? Les gens n’ont qu’à crever la bouche ouverte dans la rue ? Les notables catholiques disaient « on ne va pas faire la charité aux pauvres, ça va les rendre fainéants ». Comme quoi, la connerie chez les bourgeois à la vie dure.
Circulez, y’a plus rien à voir
Après le passage de la police, ils se sont tous frottés les mains, heureux d’avoir mis le problème sous le tapis. De Lijn et la Stib ont remis les arrêts en fonction, la tension a baissé d’un cran et on est reparti pour un tour. Car, ni la Croix Rouge, ni la plate-forme citoyenne ne vont pouvoir héberger longtemps les migrants expulsés de la Gare du Nord. Dans l’histoire, les migrants et les chauffeurs, c’est le cadet des soucis du ministre et du bourgmestre.

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