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Liberté d’informer… mais pas trop

Julian Assange, le fondateur de Wikileaks, a été arrêté à l’ambassade d’Équateur à Londres, où il était réfugié depuis 2012. Les États-Unis ont demandé son extradition pour «conspiration». Il a en effet aidé une militaire américaine, Chelsea Manning, à publier des millions de documents de l’armée et de la diplomatie américaine, révélateurs de leurs pratiques malfaisantes.
Trump encensait Wikileaks lorsque le site publiait les mails piratés de sa rivale Hillary Clinton. Mais aujourd’hui, comme tous les autres dirigeants, il tient à protéger les secrets diplomatiques derrière lesquels les puissants de ce monde s’abritent pour faire leurs coups tordus contre les peuples.

Les vaines promesses des partis ne remplaceront pas les luttes nécessaires

A l’approche des élections législatives du 26 mai 2019, les partis rivalisent de promesses. Tout le monde sait bien ce qu’elles valent, là n’est pas la question, mais elles révèlent les priorités des partis. Les questions qui comptent, ce sont évidemment celles du salaire, de l’emploi et du climat.
Cette année, tous les grands partis mettent en avant la question du pouvoir d’achat. Le MR et DeFi proposent une réduction linéaire des impôts sur le revenu. Le MR prétend que sa formule permettra d’augmenter les salaires de 1000 euros par an. On se demande bien pourquoi il ne l’a pas fait quand il était au pouvoir ! Mais surtout la réduction profitera proportionnellement plus à ceux qui en paient le plus, c’est-à-dire aux classes moyennes et supérieures. Les 1000 euros ne seront pas pour tout le monde !
Pour faire bonne mesure, Charles Michel prétend aussi que son programme permettra de créer 250 000 emplois, d’autres dans son parti se contentent d’un plus modeste 30 000. Mais certains se souviendront peut-être des 200 000 emplois promis par Guy Verhofstadt en 2003 et dont personne n’a jamais vu la couleur ! En outre, si c’est pour que ce soient des Flexi-jobs, non merci. D’ailleurs, le MR soutient aussi l’idée de rendre les allocations de chômage encore plus dégressives. Ce genre de mesures n’a jamais eu d’autre effet que de plonger des familles dans la misère car les racines du chômage sont dans les licenciements massifs auxquels se livrent les grandes entreprises.
Le PS, lui, annonce des mesures plus favorables aux bas salaires, en particulier la revalorisation des pensions à 1500€ bruts par mois. Il prétend augmenter le salaire minimum à 14€ bruts de l’heure mais il dit aussi que ce sont les partenaires sociaux et donc entre-autres le patronat qui doivent déterminer le montant du salaire minimal – on peut donc s’attendre à un enterrement de première classe. Ce n’est d’ailleurs pas le seul sujet sur lequel le PS promet tout et son contraire. Leur programme fait près de 800 pages et ne mentionne nulle part comment le PS va s’y prendre pour imposer son programme au patronat, ni comment il va arriver au plein emploi et passe sous silence la question de la dette publique qu’il a lui-même mise en avant pendant le gouvernement Di Rupo pour justifier l’austérité. Il se dit dorénavant « écosocialiste », histoire peut-être de se donner un coup de jeune mais il continue à utiliser les bonnes vieilles ficelles : promettre monts et merveilles aux couches populaires et ensuite négocier les miettes avec le patronat. Côté retraites, le PS propose de revenir à la pension à 65 ans avec le droit à la prépension à 60 ans.
Ecolo axe son programme sur le climat et la mobilité. Pour ce qui est du pouvoir d’achat, il partage avec le PS l’idée d’un salaire minimum à 14€ bruts mais ne donne pas plus d’idée sur comment il va imposer cette mesure. Ecolo veut aussi réduire l’impôt sur le revenu pour les petits salaires en le rendant plus progressif et en compensant le manque à gagner par la suppression de l’avantage lié aux véhicules de société et l’instauration d’un impôt de crise de 1% sur les grandes fortunes.
La question du pouvoir d’achat est revenue au centre du débat, probablement grâce au mouvement des gilets jaunes en Belgique et en France. Les partis sentent que la population ne va plus continuer à accepter l’austérité alors que la crise est passée et que les profits des entreprises et de la finance battent des records.
Mais on voit par ailleurs que tous les partis proposent essentiellement d’augmenter le pouvoir d’achat en diminuant les impôts. Certes, le PS et Ecolo proposent aussi d’augmenter le salaire minimum mais ils n’ont pas l’air d’y croire eux-mêmes quand on voit à quel point ils insistent plutôt sur les aspects fiscaux. Et c’est bien logique : augmenter les salaires exigera de s’affronter au grand patronat, et cela, aucun parti n’en parle. La proposition finira inévitablement aux oubliettes. En revanche, diminuer les impôts est à la portée d’un gouvernement, cela fait des années que les baisses de cotisations patronales et autres cadeaux fiscaux ont permis aux grandes entreprises d’augmenter les profits. Cela n’est donc pas très compliqué pour un gouvernement de donner l’impression de faire un geste aussi pour les revenus des travailleurs.
Quant à augmenter les impôts des plus riches, on demande à voir : Ecolo parle de supprimer les avantages liés à la voiture de société et, comme le PS, de « globaliser les revenus », c’est-à-dire d’imposer les revenus financiers et fonciers au même titre que les salaires. Il y a encore loin de la parole aux mots et, comme toutes les réformes fiscales, cela va prendre des années alors que les besoins de la population prise à la gorge par des années de quasi-blocage des salaires, eux, ne peuvent pas attendre.
Et puis, les baisses d’impôts, c’est un jeu à qui perd gagne : l’État disposera d’un budget plus maigre et cela se traduira une fois de plus par des coupes budgétaires dans les services publics utiles à la population, tels que l’enseignement, les transports ou les hôpitaux. Les travailleurs paieront donc un peu moins d’un côté mais recevront moins de l’autre, ou alors devront payer plus cher si certains services sont privatisés.
C’est le serpent qui se mord la queue : quand le CDH, par exemple, prétend financer son programme fiscal par la lutte contre la fraude fiscale, il faudrait déjà que la justice dispose des moyens nécessaires pour juger et condamner. Or, depuis des années, les effectifs sont en chute libre, il n’y a plus assez de magistrats spécialisés dans la finance et les fraudeurs identifiés s’en tirent sans poursuites ni jugement. Alors, les uns comme les autres promettent de donner les moyens à la justice, d’investir dans les transports et de libérer des fonds pour les technologies innovantes qui protègent le climat. Qui en veut encore ? Il y en aura pour tout le monde.
Au bout du compte, n’y a pas de magie : si l’impôt diminue, si les charges sociales diminuent, alors soit les dépenses diminuent, soit la dette publique augmente. Or, depuis des dizaines d’années de gouvernement CD&V, PS et MR, la dette de l’État a servi de prétexte pour bloquer les salaires et diminuer les budgets publics. Tout d’un coup, la dette ne serait plus un problème ? C’est évidemment faux ! La dette de l’État, ce n’est pas que la population aurait « vécu au-dessus de ses moyens », c’est le résultat des crises économiques créées par la spéculation des grands groupes industriels et financiers. Les gouvernements ont à chaque fois « sauvé » les entreprises et les banques de la faillite à coups de milliards. On se rappellera l’affaire Belfius lors de la crise de 2008, mais cela dure depuis les années 1970 ! Entre les crises, les gouvernements aggravent la situation en soutenant les profits des entreprises en réduisant leurs impôts et leurs charges sociales. Et c’est la population que les gouvernements dont payer au moyen de politiques d’austérité, de blocage des salaires et de coupes dans les budgets sociaux. Cela ne va pas changer parce que les partis politiques belges ont décidé de promettre des lendemains qui chantent.
On pourrait discuter pendant des pages de chaque mesure proposée par ces partis mais au bout du compte, il n’y a jamais rien pour les travailleurs dans aucun de ces programmes. La réalité c’est que le coût de la vie a augmenté de 8% en cinq ans de gouvernement MR-NVA, avec des salaires quasiment bloqués et au contraire des cadeaux en série aux entreprises.
Il serait parfaitement légitime d’exiger une augmentation des salaires, payés par les patrons. Personne ne veut l’imposer, car tous les partis restent dans la logique capitaliste de la loi du plus riche. Les 8 heures de travail, les congés payés, ont été obtenus par la lutte, quand les gouvernements, en 1921 ou en 1936 avaient peur que les révoltes des travailleurs finissent par un renversement du capitalisme. Aujourd’hui aucun parti, pas même le PTB, ne parle de mobiliser les travailleurs contre le capitalisme. Or l’appétit de profits des capitalistes fait que de simples choses comme un emploi avec un salaire décent, des soins de santé et l’enseignement gratuits, une pension correcte, sont remis sans-cesse en question et exigent justement de se mobiliser pour les défendre.
L’histoire a montré qu’il n’y a pas de raccourci et que les élections n’ont jamais changé le rapport de forces entre les travailleurs et le bourgeois, seule les luttes sociales pourront changer notre avenir.

Les profits d’abord

Selon le SPF Emploi, au premier trimestre de cette année, une trentaine d’entreprises privées ont mis en place une procédure de licenciements collectifs, menaçant plus de 2000 emplois. Et ces chiffres ne font pas mention des suppressions d’emplois chez Proximus ! C’est donc près de 4000 postes qui sont en passe d’être liquidés. C’est autant de travailleurs qui se retrouvent au chômage, avec des revenus réduits et qui sont contraints de se serrer la ceinture. Quant à ceux qui restent dans l’entreprise, les patrons leur font subir le chantage à l’emploi pour augmenter leur charge de travail et réduire leur salaire.
Ils n’ont d’autre objectif que d’augmenter encore les profits, avec la peau des salariés.

Le double job des femmes

Une députée a été expulsée de la cafétéria du parlement wallon parce qu’elle avait son bébé avec elle. C’est la situation que vivent les milliers de femmes qui doivent chaque jour essayer de combiner vies professionnelle et familiale. Car les femmes continuent à avoir deux jobs : à la maison et au boulot. Et c’est sur elles que repose l’essentiel de la charge des enfants.
Les parlementaires qui proclament haut et fort l’égalité entre hommes et femmes font bien peu pour l’appliquer, y compris dans leur propre enceinte.
Pour mettre en œuvre l’égalité réelle, il faudrait des mesures concrètes : augmenter la prise en charge des enfants par la société via la construction de crèches, de garderies et d’écoles gratuites. Or, c’est bien le cadet des soucis de ces gouvernants.

Amazon : la propagande patronale et la réalité…

Jeff Bezos, le dirigeant d’Amazon, dont la fortune atteint plus de 100 milliards de dollars, ose se vanter de payer à ses travailleurs des salaires plus élevés que ses concurrents.
Cependant, même à un niveau minimum de 15 dollars de l’heure, les salaires d’Amazon restent dérisoires. D’ailleurs, les travailleurs de quatre centres logistiques allemands n’en sont pas restés là et sont entrés en grève le 15 avril pour obtenir une revalorisation salariale. Espérons qu’ils fassent ravaler sa morgue à leur patron !

Proximus : on ne les convaincra pas !

En janvier, Proximus annonçait son intention de supprimer 1900 emplois. Depuis, syndicats et direction ont multiplié les réunions pour arriver à un accord. Le 15 avril, lors d’une commission paritaire, les syndicats ont déposé quarante propositions pour l’avenir de l’entreprise destinées à convaincre le patron de ne pas licencier. Le patron n’a pas besoin des syndicats pour savoir ce qui est bon pour ses profits et il n’a cure des intérêts des travailleurs. Il ne sert à rien d’essayer de le convaincre sur tel ou tel plan. Ce ne sont pas les bons conseils des syndicats qui feront revenir le patron sur sa décision mais bien la lutte des travailleurs.

Stib : Les mécaniciens disent Non !

Il y a trop peu de mécaniciens le matin pour le bureau de sortie des bus de Haren. Avant la mise en place des équipes de nuit, ils étaient une dizaine à travailler dans l’atelier, maintenant ils ne sont plus que cinq.
La goutte d’eau a été la tentative de la direction de ne plus permettre aux ouvriers de s’arranger entre eux pour les horaires.
C’en était trop et les mécaniciens ont débrayé le jeudi 4 avril pendant deux heures. Une réunion s’est tenue le 9 avril entre les organisations syndicales et la direction, qui a brandi la menace des absences injustifiées. Sur ce point, elle a dû reculer et a accepté de négocier. Mais elle compte bien revenir à la charge.
Si la direction a reculé, c’est parce que les mécaniciens se sont mobilisés et qu’ils l’ont fait de leur propre initiative. C’est bien plus efficace que les négociations dans les bureaux !

Les pilotes en première ligne

Le 26 avril, les pilotes de l’entreprise Scandinavian Airlines System (SAS) sont entrés en grève simultanément en Suède, en Norvège et au Danemark. Leurs conditions de travail se sont détériorées ces dernières années, les horaires sont toujours plus imprévisibles et l’insécurité de l’emploi augmente.
Ils réclament des augmentations salariales et une meilleure organisation des horaires de travail. Des mois de négociations entre syndicats et direction n’ont abouti à rien et les pilotes sont finalement entrés en grève.
Ces dernières années, les travailleurs du ciel ont toujours été plus nombreux à enclencher des luttes contre leur direction, que cela soit chez RyanAir, Skeyes, Brussels Airlines, Swissport, AviaPartner, etc. Ils ont d’ailleurs souvent fait reculer leurs directions et ravaler leur morgue à leur patron, comme cela a été le cas chez RyanAir.
Les travailleurs du ciel pourraient bientôt unifier leurs luttes et alors, c’est une sacrée frousse qu’ils pourraient ficher aux patrons !

Algérie, Soudan : des leçons et un avertissement pour les travailleurs

Depuis plusieurs semaines, en Algérie et au Soudan, la population est parvenue à ébranler les dictatures en place depuis des dizaines d’années, à force de mobilisations massives et déterminées.
En Algérie, après les manifestations qui ont commencé en février, la population a obtenu la démission de Bouteflika, qui était au pouvoir depuis vingt ans. Le nouveau gouvernement a promis la tenue d’un scrutin présidentiel le 4 juillet prochain. Il espère ainsi canaliser l’aspiration au changement exprimée par la population et faire élire un homme qui assurerait la continuité du régime.
Les manifestations qui viennent d’avoir lieu dans tout le pays le 12 avril montrent que la majorité de la population ne veut pas se contenter d’un ravalement de façade et refuse d’accorder la moindre confiance à ceux qui ont dirigé le pays avec Bouteflika en réprimant toute opposition.
Cette méfiance est d’autant plus justifiée qu’au-delà de la clique de privilégiés et d’affairistes qui accaparent le sommet de l’État, c’est tout l’appareil répressif de la dictature, à commencer par l’armée, qui reste en place. Et si pour le moment, l’état-major n’a pas fait le choix de réprimer les manifestations, ses dirigeants n’ont pas hésité dans le passé à faire tirer à de nombreuses reprises sur la population.
Au Soudan, depuis quatre mois, des manifestations se déroulaient contre le renchérissement des produits de première nécessité, comme le sucre et le pain, dont le prix avait été multiplié par trois. Malgré la répression, les manifestations ont continué de s’amplifier. Finalement, le 11 avril, l’armée a décidé de lâcher le dictateur en place depuis 30 ans, organisant un coup d’État pour mettre en place un « Conseil militaire de transition ».
Contre ce qu’ils dénonçaient comme « une photocopie du régime », des milliers de manifestants ont continué de descendre dans la rue, défiant le couvre-feu instauré par les nouvelles autorités et obligeant le chef du Conseil militaire à peine installé à démissionner. « En deux jours, nous avons renversé deux présidents » scandaient fièrement les manifestants soudanais.
Les travailleurs et les classes populaires qui se sont mobilisés massivement en Algérie et au Soudan contre la dictature ont toutes les raisons d’être fiers. Ils ont montré qu’en luttant collectivement et d’une façon déterminée, ils représentent une force énorme.
Mais ce qui se passe aussi bien en Algérie qu’au Soudan nous montre aussi que cette force ne peut être efficace qu’à condition d’être guidée par une politique qui se place du point de vue des intérêts de classe des exploités. Cela nécessite que les exploités se donnent une organisation représentant à la fois ces intérêts et une perspective pour l’ensemble de la société.
La grande bourgeoisie, les classes privilégiées, ont à leur disposition un arsenal politique et des forces de répression pour défendre leur domination. Ces serviteurs politiques ou militaires ont les moyens d’inventer une multitude de subterfuges pour tromper la majorité pauvre de la population et tenter de la conduire vers des voies de garage.
Et si ces subterfuges ne suffisent pas, ils feront appel à la répression. En Algérie, de façon encore un peu déguisée, au Soudan de façon brutale, c’est l’état-major de l’armée qui joue le rôle de centre dirigeant pour offrir une solution à la classe dirigeante.
Eh bien, la principale leçon à en tirer pour les classes exploitées, et avant tout pour le prolétariat, c’est qu’il faut qu’elles disposent d’organisations susceptibles de devenir un état-major face à ceux de la bourgeoisie, à commencer par un parti en lequel elles se reconnaissent et qui sache opposer aux choix politiques de la bourgeoisie une politique favorable aux masses populaires.
L’autre leçon, c’est que la classe privilégiée n’abandonne jamais sans combattre. « Qui a du fer a du pain » disait Blanqui, un grand révolutionnaire du 19ème siècle parlant de l’armement des classes opprimées. La répression du printemps Égyptien en 2011 montre bien le sort que réservent les oppresseurs à un peuple désarmé.
La lutte que mènent aujourd’hui les travailleurs en Algérie et au Soudan, c’est aussi la nôtre en Belgique, celle que nous avons à mener pour renverser le pouvoir politique et économique de la classe privilégiée et pour mettre fin à la mainmise du grand capital sur la vie de la société.

Benoît XVI, sous-pape à réaction

Benoît XVI, l’ancien pape, s’est encore distingué par des propos ouvertement réactionnaires et homophobes mais aussi complétement imbéciles. Il accuse Mai 68, l’émancipation des femmes et des homosexuels d’avoir été à l’origine des débuts de la pédophilie dans l’Église. Même Trump qui ne passe pas pour une lumière est coiffé au poteau ! Les idées d’émancipation font progresser l’humanité, ouvrent les esprits et font reculer l’arriération (y compris religieuse) et non le contraire. A moins que l’ex pape ne veuille dire qu’émoustillés par les seins nus, les curés n’auraient eu d’autres choix que de s’en prendre aux enfants ? L’église et la religion ont toujours eu l’habitude d’accuser les femmes de tous les maux. Au lieu de 68, le pape aurait été plus inspiré d’accuser les sorcières, car les prêtres pédophiles sont au moins aussi anciens que les buchers !