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Le retard s’accumule !

La Stib s’est lancée dans un grand projet pour réorganiser la majorité de ses lignes mais elle accumule déjà du retard pour aménager les arrêts de bus et terminus. Si la direction continue sur cette lancée, les sanitaires et les aubettes ne seront pas prêts pour septembre 2019. Il est scandaleux pour les clients d’attendre sous la pluie et pour les chauffeurs d’aller dans les cafés parce que les sanitaires ne sont pas construits aux terminus !

Pas de miettes salariales !

Les négociations autour de l’accord interprofessionnel entre syndicats et patronat ont commencé début janvier. Alors que, lors des dernières années, les patrons ont obtenu le gel des salaires, voici qu’ils plaident eux-mêmes pour leur hausse ! On n’a jamais vu la bourgeoisie abandonner sa rapacité par bonté d’âme. En fait, elle craint les luttes des travailleurs qui se sont multipliées fin 2018. Un patron le reconnaît lui-même : “si nous ne prévoyons pas des hausses au niveau national, les exigences des travailleurs risquent d’être très élevées dans le contexte actuel, et nous risquons d’être confrontés à des mouvements sociaux ou à de nouveaux dérapages salariaux”. Les patrons espèrent qu’en lâchant quelques miettes, ils se préserveront de la colère des travailleurs. Il ne tient qu’à nous de les détromper.

Proximus : les actionnaires assoiffés de profit

Le 10 janvier, la direction de Proximus a annoncé son intention de licencier 1900 personnes d’ici 3 ans et escompte réaliser 240 millions d’euros d’économies en augmentant la charge de travail du personnel restant dans l’entreprise. En même temps, elle promet l’embauche de 1250 travailleurs pour “renouveller les compétences”. En clair, cela veut dire qu’elle considère les travailleurs comme des outils bons à jeter quand leurs compétences lui sont devenues obsolètes.
Pour justifier ce regain d’exploitation, la direction prétend que des menaces pèsent sur l’entreprise : un marché “hyper concurrentiel” et un potentiel quatrième opérateur qui pourrait lui voler des parts de marché. Or, ces menaces n’a pas empêché pas Proximus de verser 487,7 millions aux actionnaires en 2018 et de payer à la CEO, Dominique Leroy, près de 937 000 euros de salaire annuel ! Les soi-disant difficultés de l’entreprise sont un mensonge utilisé par le patron pour berner les travailleurs et leur faire avaler la pilule des licenciements.
L’Etat, se gardera bien d’intervenir. Michel a convoqué Leroy pour la forme mais il s’agit d’une comédie destinée uniquement aux travailleurs pour leur faire croire que les dirigeants politiques se soucient d’eux. En réalité, alors que, sur 21 ans, Proximus a licencié 12 421 emplois, l’Etat, qui en est l’actionnaire majoritaire, n’a rien fait pour préserver l’emploi.
Les travailleurs ne peuvent compter que sur leurs propres forces.
Jeudi 10 janvier, les call centers sont entrés en grève. Ils craignent d’être les premiers touchés par les licenciements, la direction cherchant à délocaliser leurs services. Mardi 15, c’est une grève dans toute l’entreprise qui s’annonce.
Il est plus que nécessaire que les travailleurs réagissent à ce patronat rapace et qu’a contrario du patron, ils imposent l’augmentation des salaires, de l’embauche et la répartition du travail entre tous, en prélevant sur les profits des actionnaires.

Cogner les gilets jaunes, il aime ça

À Toulon, samedi 5 janvier, le commandant Didier Andrieux s’en est pris violemment à des manifestants, dont un qu’il a plaqué contre un mur et un autre sur un capot de voiture. Il aurait porté un coup de tête à une ambulancière, hospitalisée avec une entorse cervicale. À d’autres gilets jaunes, il a lancé : « Déposez plainte, je suis commandant, il n’y a pas de souci. ». Ce flic en chef n’en est pas à son coup d’essai. Il n’en a pas moins été décoré de la légion d’honneur au 1er janvier. Et, à la suite des coups portés le 5, il a fallu une bronca pour qu’une enquête soit finalement ouverte. Mais la justice sera sans doute clémente pour lui… autant qu’elle sera impitoyable pour le boxeur gilet jaune.

Les nationalistes dans la rue

Plusieurs centaines de manifestants d’extrême droite se sont rassemblés à Ninove jeudi 3 janvier, à l’initiative des organisations Schild en Vrienden et Voorpost. Dans cette petite ville où l’alliance d’extrême droite a obtenu 15 sièges sur 33 aux dernières élections, ils protestaient contre la majorité alternative qui s’est formée par la suite. La ville avait été bouclée par les autorités en prévision de la manifestation. Si l’extrême droite se sent forte aujourd’hui, libre de sortir dans la rue et de répandre ses idées nauséabondes à tous vents, c’est qu’en face, il n’y a plus grand monde. Plus personne pour leur faire entendre que, quelle que soit notre origine, nous sommes tous des travailleurs et nos intérêts communs sont bien plus importants que nos différences. Il faut que l’extrême gauce se fasse entendre elle aussi, et reprenne à son tour le haut du pavé.

NVA bla bla

Le gouvernement MR-NVA est tombé. A l’approche des élection, la NV-A veut se garantir sa place au pouvoir en taillant des croupières au Vlaams Belang. La NV-A a donc saisi l’occasion de ce pacte de Marrakech, parce qu’il fallait bien avoir un semblant de prétexte. Bien sûr, le MR crie que c’est déloyal, c’est de bonne guerre. En réalité, le MR n’aurait pas hésité non plus à faire un coup bas s’il en avait eu l’opportunité. Les élections, c’est chacun pour soi !

L’extrême droite est dans la rue

Dimanche 16 décembre, environ 5000 manifestants d’extrême droite se sont sentis en force pour manifester à Bruxelles contre le “Pacte migratoire”. Ils avaient initialement prévu de marcher sur le Parc Maximilien pour y terroriser les migrants. La misère pour les travailleurs, la démagogie raciste d’une fraction de la classe politique bourgeoise font pousser des ailes à cette fange de la société.
La police a été bien plus clémente à leur égard qu’avec les gilets jaunes et les grévistes en général. Il est vital que nous ne nous laissions pas la rue à l’extrême droite. Le 16 nous étions un peu plus de 1 000 dans la rue contre l’extrême droite, il faudra que le 12 janvier prochain nous soyons des milliers. Il serait d’ailleurs nécessaire et normal que les organisations syndicales mobilisent. Mais la victoire contre l’extrême droite se fera dans les entreprises, par la grève, lorsque la classe ouvrière reprendra confiance en ses propres forces et fera reculer la bourgeoisie et les patrons.